1947

Almanach littéraire

Domaine(s) :
Genre(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-558-8
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 368 pages
Prix : 24€
Parution : octobre 2017

En 1947, la vie littéraire reprend, après une longue guerre, des périodes de dictature et de turbulences politiques qui ont eu un impact considérable sur la production, la diffusion, la réception de la littérature. Mais cette nouvelle vie n’est pas une simple reprise ou continuation, même si les transformations en cours ne sont pas toujours immédiatement visibles.

De l’essentiel qui s’impose tout de suite à l’attention (Gide, Malraux, Malaparte, Mann, Sartre…), de futurs chefs-d’œuvre qui passent inaperçus (Robert Antelme, Primo Levi), des œuvres tombées dans l’oubli, des revues et prix littéraires prestigieux à des curiosa ici redécouvertes, des événements individuels (emprisonnements, retours d’exil, polémiques…) aux grands enjeux sociaux de l’époque (mémoire de la Shoah, péril atomique, début de la guerre froide…), l’objectif de ce livre est de faire revivre dans toute sa diversité une année littéraire dont le présent était très différent de ce qu’en a retenu la postérité.

L’ouvrage se présente comme une coupe histologique dans le continuum de l’actualité littéraire et culturelle d’une année déterminante dans l’histoire de la littérature européenne. Cet almanach abondamment illustré plonge le lecteur, à travers 47 articles, au sein de l’écosystème de l’année 1947, comme si, lecteur à cette époque, il découvrait, au jour le jour, la littérature en train de se faire.

Radiographie d’une année littéraire

La faim et le froid

L’ombre de la bombe atomique : « La mentalité d’un délinquant de quatorze ans et le pouvoir physique d’un dieu »

Lutter pour le futur : James Burnham et George Orwell

Une gloire posthume : Gramsci en ses lettres

Le communisme à la lettre : Littérature pour esprits échauffés en temps de Guerre Froide

La satire anti-communiste et l’épopée de Don Camillo et Peppone

Un chef-d’œuvre attendu au tournant : La Peste d’Albert Camus

Engager le roman en Italie

Les vivants et les morts : Le retour des émigrés Bertolt Brecht et Carl Zuckmayer

Les Espagnols hors d’Espagne : Littérature, exil et Espagne franquiste

Sirin est mort, longue vie à Nabokov ! Bend Sinister, ou comment Nabokov devient un écrivain américain

Stupeur et tremblements : La langue française en 1947

« Éros n’est pas américain »

Caroline Chérie : Best-seller et collaboration

Littérature en cache-sexe : Henry Miller et Boris Vian

Les écrivains afro-américains et l’exil européen : « La France et l’Europe devraient être considérées comme le Nouveau Monde »

Aimé Césaire : L’éternel retour du Cahier d’un retour au pays natal

Le silence de Pound

Jean Paulhan et les poètes du jour

La haine de la poésie : Sartre & Bataille

La poésie malgré tout : Celan et Quasimodo

Le Premio Strega : Un prix littéraire pour l’Italie démocratique

André Gide, prix Nobel : « À la manière dont un enfant reçoit une récompense »

Exercices de style de Raymond Queneau : Le triomphe de la littérature à venir

C.P. Snow et l’âge de glace de la littérature

Le Surréalisme ne sera pas ce qu’il n’est plus

Pour en finir avec le surréalisme : Les Épiphanies de Henri Pichette

Théâtre et service public : Avignon 1947

Le Piccolo Teatro di Milano : Le premier Teatro Stabile en Italie

Ceci n’est pas une conférence : Du rituel social au rituel poétique chez Ponge et Artaud

Retours au pays, retour à la parole : D’Alfred Döblin à Karl Jaspers

Bertolt Brecht : Un écrivain de gauche au pays des censeurs

Littérature des chambres à gaz : De Primo Levi à Italo Calvino en passant par Robert Antelme et Victor Klemperer

Littérature de la coupe rase

Le journal d’Anne Frank : Un destin éditorial posthume

Un écrivain norvégien admis à l’hôpital

Le renouveau de la nouvelle en Irlande

Classes moyennes dans le roman britannique

Mass-Observation

L’invention du roman-photo

Hergé dans la tourmente

La guerre à l’écran

Prévert et l’enfance

Livres de luxe en temps de disette

L’art au service de l’édition : La collection de poche I Coralli d’Einaudi

Art & Publicité 1947

« L’histoire de ce qui est photographiable » : Ce dont Le Musée imaginaire est le nom

La Libre Belgique

« Cet almanach, original, offre aux lecteurs “une manière neuve d’aborder la littérature en relation avec les évolutions historiques et politiques”. »

Francis Matthys, La Libre Belgique, 16 octobre 2017

Afficher l’article complet

Le Courrier

« Toucher du doigt l’atmosphère d’une époque, comprendre ses lignes de tension, entrer dans la peau de ceux qui y vivaient – c’est ce que propose 1947 Almanach littéraire. Une initiative inédite dans le domaine des lettres, où l’analyse chronologique prime souvent sur la radiographie d’un moment historique. […] Lié à l’invention de l’imprimerie, le genre de l’almanach – mieux connu sous le nom de Messager boiteux en Suisse romande – abritait quantité d’écrits menus et de savoirs traditionnels, tels que contes, infos saisonnières, faits divers, propos de bon alois, conseils horticoles ou médicaux. Une diversité d’entrées thématiques que l’on retrouve dans 1947 Almanach littéraire, paru à l’enseigne bruxelloise Les Impressions Nouvelles. Le lecteur peut se glisser dans cette année charnière par la porte d’Albert Camus, Lucky Luke, Bertolt Brecht ; par celles du Journal d’Anne Frank, de l’exil européen des écrivains afro-américains, du roman-photo ou du Festival d’Avignon – qui fête sa première édition durant l’été. »

Maxime Maillard, Le Courrier, 20 octobre 2017

Lire l’article complet sur le site du Courrier

RTBF – La 1ère (Un jour dans l’histoire)

David Martens s’exprime longuement en direct au micro de Laurent Dehossay dans son émission « Un jour dans l’histoire » à propos de l’activité éditoriale en ébullition et du nombre impressionnant d’œuvres capitales publiées en 1947, le lundi 23 octobre 2017.

Écouter l’entretien sur le site de la RTBF

Encres vagabondes

« On a parfois dit que l’œuvre d’un écrivain en dit beaucoup plus sur une période historique que ce qu’ont pu en dire les historiens. Les auteurs de 1947 Almanach littéraire confirment et infirment à la fois ce point de vue. C’est que l’année 1947 n’a pas été choisie au hasard : la guerre est finie mais la précarité, les privations, les pénuries de toutes sortes demeurent ; sur le plan international c’est l’année où planent l’ombre de la bombe atomique, le début de la guerre froide, les premières indépendances des pays colonisés. C’est dans ce contexte de turbulences que l’année 1947 voit paraître un foisonnement inouï d’œuvres littéraires. […] Ce bouillonnement littéraire, ces polémiques parfois violentes, le surgissement d’idées nouvelles, tout cela est remarquablement “radiographié” au travers de chacune des contributions des auteurs de telle sorte que le lecteur revit en direct la fabrique d’œuvres qui lui sont aujourd’hui devenues classiques et familières. Un autre atout de ce livre, c’est d’avoir embrassé la production littéraire si ce n’est du monde entier, du moins de la plupart des pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale. Bref, un livre de référence bien documenté et abondamment illustré à recommander à toutes celles et ceux qui aiment la littérature et l’histoire. »

Yves Dutier, Encres vagabondes, 2 novembre 2017

Lire l’article complet sur le site d’Encres vagabondes

Dernières actualités du livre

Le lundi 23 octobre 2017, au micro de Laurent Dehossay dans son émission « Un jour dans l’histoire » sur les ondes de La 1ère (RTBF), David Martens, co-auteur avec Bart Van den Bossche de 1947 Almanach littéraire, s’exprimait longuement en direct à propos de l’activité éditoriale en ébullition et du nombre impressionnant d’œuvres capitales publiées en 1947.