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8 minutes 19 secondes

Perles d'étoiles

Domaine(s) :
Genre(s) :
Collection :
ISBN : 2-906131-47-4
Format : 12.5 x 17 cm
Pagination : 64 pages
Prix : 8€
Parution : mai 2002

Un poème inattendu sur un sujet scientifique : le soleil et sa lumière.

L’auteur parvient à traiter poétiquement, dans un style parfaitement accessible et très rythmé, les dernières théories explicatives du fonctionnement du soleil.

Dans la lignée du De Natura rerum de Lucrèce et de la Petite cosmogonie portative de Raymond Queneau, une écriture à découvrir…

1 –

Dans l’espace intersidéral tout est calme.

Velours noir troué de points étincelants.

Partout, la nuit.

Toujours.

Presque partout,

sauf à proximité de ces points.

––

2 –
Comme ici.

Quand la rotation terrestre nous place en regard de l’étoile la plus proche,

la moitié du temps,

les rayons de cette dernière “allument” l’atmosphère :

Il y a de la lumière dans toutes les directions,

même sous les nuages.

Lumière très claire un rien bleutée.

On dit “qu’il fait jour”.

Belle exception dans l’Univers.

L’autre moitié du temps,

l’atmosphère gazeuse dans laquelle nous baignons

est éteinte,

et l’on retrouve le noir intersidéral.

––

3 –

Dans le ciel azur,

le soleil paresse,

immobile tache d’or.

Ses rayons jaunes ne sont ni jaunes ni blancs,

mais

violet-indigo-bleu-vert-jaune-orange-rouge

Et quand je regarde “le ciel”,

le ciel bleu,

ce sont les rayons bleus que je vois,

préférentiellement diffusés par les molécules d’oxygène et d’azote de l’air.

Chacune des milliards de milliards

de ses molécules gazeuses

baigne dans l’onde solaire

qui s’y brise en les faisant vibrer.
Et toutes en chœur donnent à l’air sa note bleue.

L’air à peine teinté de bleu.

C’est tellement infime

qu’il faut 50 km d’atmosphère

pour obtenir un bleu profond.

Voilà pourquoi les peintres de la Renaissance

bleuissent les paysages lointains.

Le ciel bleu qu’on voit,

n’est donc pas “au-delà”,

il commence au ras du sol;

Le ciel bleu

c’est l’air même,

l’air qu’on respire

l’air qui caresse la peau et les cheveux,

Et qui sent bon les fleurs ou la mer.

On voit l’air.

Parce qu’il “joue” avec la lumière solaire.

L’air n’est pas bleu en soi,

il est bleu sous le soleil.

Miroir gazeux.

Le bleu du ciel est un voile de lumière bleue

qui nous cache la vraie couleur de l’Univers.

Si l’air disparaissait tout-à-coup,

nous ne verrions que le noir infini des espaces cosmiques,

Même en plein jour, le ciel serait tout noir.

D’ailleurs, au delà du bleu, c’est tout noir.

Le ciel bleu est une illusion d’optique.

Un mirage dans le désert de l’espace

Disponibilité

Ce titre n'est plus en distribution.

Quelques exemplaires sont peut-être encore disponibles chez l'éditeur.

Merci de s'en informer via l'adresse mail :

patricia.kilesse@lesimpressionsnouvelles.com