Ce que regarder veut dire

Pour une sociologie visuelle

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ISBN : 978-2-87449-425-3
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 288 pages
Prix : 20€
Parution : janvier 2017

La sociologie visuelle connaît depuis quelques années un regain d’intérêt au sein de la communauté sociologique tandis que les documentaires de Robert Flaherty, de Jean Rouch, de Raymond Depardon ou de Frederick Wiseman, les films de Dziga Vertov, de William Klein, de Jacques Tati ou de Ken Loach ou encore les photos d’August Sanders, de Walker Evans, de Nan Goldin ou de Martin Parr font désormais partie intégrante de la culture sociologique. Il serait donc regrettable qu’ils échappent à la formation en sociologie à l’université sous prétexte qu’il s’agit là de cinéma ou de photographie, d’autant que la photographie et la vidéo sont des outils dont le chercheur doit se saisir pour apprendre à voir la réalité sociale de manière non naïve et comprendre ce que regarder veut dire.

C’est en partie à quoi s’emploie cet ouvrage qui se présente autant comme un plaidoyer pour l’usage étendu de l’image en sociologie que comme un manuel destiné à s’exercer à la sociologie visuelle en développant des compétences propres au « regard sociologique ».

La sociologie visuelle s’avère à cet égard un merveilleux instrument d’investigation sociologique qui se double d’une pédagogie du regard.

Introduction :

État des lieux : la sociologie visuelle en question

1. Le sociologue et ses images

1.1. Statut et rôle de l’image en sociologie

1.2. Le regard sociologique (observer, décrire, témoigner et (dé)montrer)

1.3. La pensée visuelle (schémas, modèles, documents et enquêtes)

1.4. Sociologie de l’image et sociologie visuelle

2. Pour un usage expérimental et heuristique de la photographie en sociologie

2.1. La photographie sociale

2.2. Le reportage photographique

2.3. La photographie sociologique

2.4. Les usages de la photographie en sociologie

3. La sociologie par le cinéma

3.1. Le documentaire sociologique

3.2. Fiction sociologique et films à thèse

3.3. Le cinéma sociologique comme genre cinématographique

3.4. Quelques principes du film sociologique comme genre sociologique

4. La sociologie visuelle comme méthode d’investigation

4.1. La sociologie visuelle : technique, méthode ou genre ?

4.2. Questions de méthode : pour de nouvelles règles de la méthode

4.3. L’enseignement de la sociologie visuelle : formation et pratique

4.4. Programme de recherche pour la sociologie visuelle

Conclusion :

État de l’art : vers l’institutionnalisation de la sociologie visuelle

Nonfiction.fr

« La question centrale, bien déployée dans cet ouvrage, peut aussi se résumer ainsi que le fait l’auteur lui-même : “Dans quelle mesure et à quelles conditions peut-on penser sociologiquement en image et par l’image, sans se cantonner au simple commentaire journalistique ni réduire l’image à une simple illustration de thèses sociologiques préalablement forgées ?”. Le propos contient tous les éléments du débat dont nous devrions encourager la reprise dans le cadre des universités françaises. »

Christian Ruby, Nonfiction.fr, 25 janvier 2017

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Diacritik

« Au total, si Ce que regarder veut dire pose une question savante, cette question nous intéresse tous aujourd’hui. L’ouvrage la pose d’ailleurs avec une incroyable richesse d’exemples qui en appelle à nos souvenirs. Il en appelle tout autant à notre réflexion. Ainsi, quand nous verrons un film de Loach désormais, comme le récent Moi, Daniel Blake, nous nous demanderons : ai-je à faire à une fiction, à un reportage ou à une analyse méthodique ? Dans son beau livre, Vander Gucht fournit les éléments d’une réponse. »

Jacques Dubois, Diacritik, 2 février 2017

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Le Journal des Arts

« En réhabilitant le “régime scopique” (p. 281) du regard sociologique, l’auteur défend l’idée d’une “pensée visuelle” dans laquelle nombre d’artistes pourraient sans peine se reconnaître, trouvant la nécessité de l’art dans le monde réel, vécu. »

Christophe Domino, Le Journal des Arts, 17 février/2 mars 2017

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Lectures / Liens socio

« L’image est omniprésente dans le contexte sociétal au sein duquel évoluent aujourd’hui les chercheurs en sciences sociales. Pourtant, ses usages peinent encore à s’imposer, notamment en sociologie, pour laquelle ni les normes de publication des articles, ni l’enseignement de la discipline ne permettent d’élever l’image au-dessus d’un simple rôle d’illustration. Dans son ouvrage, Daniel Vander Gucht s’attache donc à réhabiliter l’usage de l’image en sociologie, qu’elle soit filmique ou photographique, en s’appuyant d’une part sur l’analyse d’un corpus riche en documentaires, films et photos qui appartient désormais à la culture sociologique, et d’autre part sur sa propre expérience de l’enseignement de la discipline qu’il nomme sociologie visuelle, et qu’il définit comme “une pratique utilisant des sources visuelles comme documents sociologiques et l’écriture graphique pour documenter la réalité sociale” (p. 23). Pédagogie, méthodes et travaux de ses étudiants étayent donc son plaidoyer en vue de convaincre non seulement ses confrères sociologues, mais aussi des étudiants à l’œil sociologique encore neuf. »

Roxane Joly, Lectures / Liens socio, 5 mars 2017

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Sciences Humaines

« Daniel Vander Gucht justifie brillamment dans cet ouvrage tout l’intérêt que les sociologues peuvent avoir à pratiquer la photographie sociale et le cinéma du réel. Il ne faut pas se leurrer : les images en elles-mêmes ne disent rien et l’on ne saurait croire aveuglément en une prétendue vérité visuelle. Tout comme un questionnaire d’enquête, les photographies et les documentaires filmés sont construits. Les informations qu’ils véhiculent et le sens qu’ils suggèrent résultent, autrement dit, d’un ensemble d’opérations méthodologiques qui vont bien au-delà des choix mécaniques de la prise de vue. »

Clément Lefranc, Sciences Humaines, avril 2017

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L’art même

« Dans Ce que regarder veut dire. Pour une sociologie visuelle, Daniel Vander Gucht, docteur en sociologie et directeur du groupe de recherche en sociologie de l’art et de la culture à l’ULB, interroge non seulement les apports de la sociologie visuelle à la méthode de la discipline sociologique mais repose à nouveaux frais la question de la signification du voir. Développant la fonction heuristique de l’image, il pointe le désintérêt pour le régime scopique qui prévaut encore chez les sociologues (non anglo-saxons) là où l’anthropologie a accompli son tournant visuel. Alors que la question du “comment voir, enregistrer la réalité sociale, faire parler le monde ?” sous-tend la discipline, la sociologie, la pensée théorique en général témoignent d’une défiance vis-à-vis des images. »

Propos recueillis par Véronique Bergen, L’art même n° 73, juillet/septembre 2017

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Dernières actualités du livre

Découvrez un compte rendu fouillé de Jacques Dubois sur le site Diacritik de Ce que regarder veut dire de Daniel Vander Gucht, essai qui se présente autant comme un plaidoyer pour l’usage étendu de l’image en sociologie que comme un manuel destiné à s’exercer à la sociologie visuelle en développant des compétences propres au “regard sociologique”.