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Cette beauté qui s’en va

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ISBN : 978-2-87449-205-1
Format : 17 x 24 cm
Pagination : 128 pages
Prix : 18€
Parution : mai 2014

À travers quatre visites rendues à une amie atteinte d’une maladie grave, qui voit sa vie se transformer radicalement, l’auteur s’attache à décrire les changements opérés dans le paysage, au fil des années et de l’histoire d’un canton suisse qu’il a quitté il y a une décennie, mais auquel il reste fortement attaché.

Il se questionne sur le devenir de cet environnement, et analyse avec ironie la vision idéaliste que certains visiteurs passés ont pu donner de leur séjour dans ces lieux. Sur un ton poétique, le sujet du changement et de l’impermanence des choses est traité à travers l’histoire, la culture, la maladie et l’amitié.

Quatre saisons constituent les chapitre de ce roman graphique qui n’est ni un récit de voyage, ni un journal, ni une autobiographie, mais peut-être un peu tout cela à la fois.

Du 4 au 20 juillet 2014, l’artiste sierrois Matthieu Berthod a exposé au Spritzenhaus de Loèche (juste à côté du château), en Suisse, les différentes sources d’inspiration de son dernier ouvrage (textes, chroniques, dessins, photographies), tel un atelier sur les murs.

Blog À chacun sa lettre (Le Monde)

« Tout naît d’une ligne sur une carte, comme d’une ride sur un visage. Un sillon se creuse, projeté d’un bout à l’autre d’une image autrefois défaite, et paraissant se faire à nouveau. La légende de cette carte ou de ce visage est une parenthèse s’ouvrant sur des absences et des fuites impossibles, de liens qui ne se sont jamais totalement rompus. Le tableau – vue aérienne ou portrait – est l’ébauche d’un lieu qu’il faut rejoindre. […] En chemin sur l’écorce du monde, l’homme qui la parcourt, de retour, ressent une nouvelle fois les reliefs d’une région qu’il n’a jamais pu vraiment quitter. Alors, sous ses yeux, il semblerait que les mémoires, de paysages et de corps, viennent se confondre ; et il semblerait que tout renaisse dans une même voix. […] C’est une histoire d’enterrement illusoire, et de gris qui demande petit à petit, une nouvelle fois, un peu de couleur : l’ocre des peaux et des chairs, le bleu des vêtements, les brun et vert d’une vallée gondolée qui dit une origine et une lisière. L’homme, comme presque tous les habitants de cette petite terre autarcique et enclavée, ne finira sans doute jamais de s’en séparer pour mieux la regagner. »

Cathia Engelbach, Blog À chacun sa lettre, 5 mai 2014

Lire l’article complet sur le blog À chacun sa lettre

Blog Une autre histoire

« Un premier livre déjà aux Impressions Nouvelles, il y a quelques années, L’homme perdu dans le brouillard, dans lequel Matthieu Berthod, parlait déjà du passé (la bibliothèque de son grand père), des souvenirs, de sentiments et de réflexions personnelles. […] Parfaite continuité de ce premier livre, Cette beauté qui s’en va, fait à nouveau écho aux questions que l’auteur se pose sur ce qu’il est et la place qu’il occupe. […] Ce récit de presque cent vingt pages aborde le difficile thème de la relation à l’autre et il le fait admirablement. Un beau dessin, très précis sur les personnages et les décors qui les entourent, cette vallée qui est un véritable acteur de cette histoire, font de ce livre un subtil récit sur le doute et l’engagement personnel. À lire. »

David Fournol, Blog Une autre histoire, 11 mai 2014

Radio P.FM (Easy Rider)

Olivier Valerio chronique la bande dessinée de Matthieu Berthod dans sa rubrique « BD de la semaine », le 18 mai 2014.

Parutions.com

« Il y a dans cet album tout à la fois de la nostalgie pour un monde qui passe, de l’appétit pour la vie et une tristesse vague qui est celle des adieux à une personne aimée, dont on s’est éloigné. Un roman graphique singulier, attachant, et qui sait, avec poésie, évoquer la gravité de la vie et la tristesse des départs annoncés. Émouvant. »

Gilles Ferragu, Parutions.com, 26 mai 2014

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La Voix du Nord

« Mélancolique plus que désabusé, le ton de cette histoire touche, d’autant qu’elle est également dessinée d’une main très sûre, et découpée de façon inventive mais lisible. De quoi changer le regard sur la Suisse. »

La Voix du Nord, 12 juin 2014

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Tribune de Genève

« Ni complètement autobiographie ni tout à fait récit introspectif, Cette beauté qui s’en va oscille entre les genres. Ses atouts ? Une vraie qualité d’écriture, un dessin qui fait penser à Wazem époque Livre vert Vietnam, des couleurs sobres savamment choisies et un ton entre mélancolie et ironie. »

Philippe Muri, Tribune de Genève, 14 juin 2014

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Echos Art

« Dans Cette beauté qui s’en va, Matthieu Berthod rend un hommage très poétique au canton suisse de son enfance [et] nous entraîne dans un récit intime qui pourtant repose sur un sentiment commun : celui de la perte des caractères d’un lieu qui façonne en partie notre identité individuelle. […] Le ton adopté par l’auteur est d’une grande poésie, tant dans les textes que dans le choix des couleurs. »

Gwendal Fossois, Echos Art, 16 juin 2014

Lire l’article complet sur le site de Echos Art

Le Journal de Sierre

« Matthieu Berthod a mis trois ans à réaliser Cette beauté qui s’en va. Habitué à écrire des textes courts, il s’est inspiré de chroniques écrites à chacun de ses déplacements dans le Vieux-Pays. “L’histoire s’est ensuite articulée assez naturellement.” L’auteur a trouvé son style entre l’ombre et la lumière, entre le bruit de la plaine et le silence d’une cabane. Une  plume ciselée au service d’une atmosphère. »

Isabelle Bagnoud Loretan, Le Journal de Sierre, 20 juin 2014

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La couleur des jours

Un long extrait de Cette beauté qui s’en va est publié en parallèle à un texte de Sonia Zoran.

La couleur des jours n° 11, été 2014

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Le Nouvelliste

« Si certains constats que réalise l’auteur peuvent paraître négatifs et pointés de pessimisme, il précise que “ce livre n’est pas une lamentation mais uniquement un constat”. Mais quel est alors le but de cet ouvrage ? Quel message l’auteur veut-il faire passer ? À ces questions, Matthieu Berthod répond que : “La conclusion de ce livre serait la prise de recul par rapport à l’évolution de toutes choses, en adoptant une attitude bouddhiste. Tout change constamment. Rien n’est permanent, pas même la pureté des traditions. Au final, il n’y a que l’acceptation. »

Christelle Dumas, Le Nouvelliste, 4 juillet 2014

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Le Courrier

« Matthieu Berthod revient avec un récit autobiographique. De forme en tout cas, car l’auteur ne parle guère de lui. Son regard se porte plutôt sur une amie, aujourd’hui atteinte d’une tumeur au cerveau. Un portrait que le Valaisan met en parallèle avec les transformations vécues par son canton d’origine, dans ses traditions, ses paysages, avec le développement du business touristique. Deux sortes de masques – comme ceux du carnaval – cachant des entités en mutation et en passe de disparaître. […] Une palette de couleurs volontairement limitée et terne, idéale pour alterner révolte, tristesse et nostalgie. Un roman graphique sensible, chargé de réminiscences de souvenirs de ces deux êtres chers de son passé. »

Vincent Gerber, Le Courrier, 12 juillet 2014

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Le Salon littéraire

« Entre le roman graphique et la bande-dessinée traditionnelle, cet album poétique ironise sur la vision idéale d’un devenir impossible. La narration poétique permet d’aborder quelques sujets difficiles sans ternir le propos ni dénaturer le dessein : une quête au cœur de l’histoire où la culture et l’amitié, cultivées avec assiduité, offrent une option quand tout semble vouloir partir à vau-l’eau. »

François Xavier, Le Salon littéraire, 15 juillet 2014

Lire l’article complet sur le site du Salon littéraire

Le Temps

« Roman graphique particulièrement attachant, Cette beauté qui s’en va séduit et interroge. Avec des accents à la fois d’autobiographie, de carnet de voyage et de pamphlet, c’est surtout une évocation poétique et impressionniste du temps qui passe et de ses atteintes aux paysages d’un coin de pays, jamais vraiment nommé. Il se trouve que c’est le Valais, mais “cette histoire pourrait concerner n’importe quel autre endroit vivant les mêmes problèmes de densification et d’aménagement de l’environnement”, note Matthieu Berthod, le scénariste et dessinateur. […] Le constat est un brin amer, mais finalement plus serein qu’on aurait pu le penser : “Il est plus important d’accepter le changement que de vouloir changer à tout prix, pense Berthod. On ne peut pas être perpétuellement en colère, c’est une vision presque aussi faussée que la nostalgie d’un passé plus fantasmé que réel. »

Ariel Herbez, Le Temps, 30 juillet 2014

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BDSelection.com

« Avec son dessin assez brut, tour à tour minimaliste ou jouant sur les détails, cette bande dessinée se présente comme une vision subjective, à la fois répétitive et variée, d’un entre-deux problématique ou apaisé. Ce qui touche et séduit ici tient dans ce mélange d’incertitude et de détermination, de complexité et de simplicité. Matthieu Berthod réussit ainsi à rendre parfaitement palpable des états, des atmosphères, des situations… certains sombres, d’autres lumineux. Comme l’auteur narrateur, le lecteur suit, flotte, observe… et se sent concerné par ce qui défile sous ses yeux. »

Boris Henry, BDSelection.com, 3 mars 2015