Facebook
Instagram
Dailymotion
Newsletter

French Style

L’accent français de la prose anglaise

Domaine(s) :
Genre(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-324-9
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 256 pages
Prix : 20€
Parution : mai 2016

Les Français savent écrire, les Anglais ne savent pas écrire. Du moins le pensa-t-on en Angleterre entre 1880 et 1930, si bien que Londres voulut rattraper son retard sur Paris.

Pendant cinquante ans, le style anglais connut son moment français ; certains voulurent écrire en anglais comme on écrivait en français ; d’autres se revendiquèrent des théories de Flaubert ou de Gourmont. On importa des idées et des citations, des tours et des pratiques, et peut-être plus encore : le souci du style. Ou du moins le crut-on.

Que les Français écrivent mieux que les Anglais, ce n’est sans doute qu’une illusion, disait Virginia Woolf, mais une illusion qui ne cesse de gagner des soutiens.

C’est donc l’histoire d’une illusion que ce livre raconte.

Blog La République des livres

« L’exploration de ce moment français des lettres anglaises montre qu’elles ont été surtout les victimes consentantes d’une illusion née du goût du dépaysement et encouragée par le prestige dont jouissait alors la littérature française. De quoi en tout cas prendre la mesure de la domination de Flaubert sur les Lettres. Reste à savoir si ledit prestige était usurpé. On peut s’amuser à pêcher dans ces romans un certain nombre de calques syntaxiques ou de gallicismes lexicaux (to assist at plutot que to attend etc.), qu’est-ce que cela prouve sinon une certaine sensibilité à l’air du temps ? »

Pierre Assouline, Blog La République des livres, 24 mai 2016

Lire l’article complet sur le blog La République des livres

Diacritik

« Entre 1870 et 1930, les milieux littéraires anglais firent un gros complexe d’infériorité à l’égard de la France et de ses meilleurs auteurs. Ils estimaient qu’en leur patrie on n’avait aucun souci du style, là où les Français, à partir de Renan et de Flaubert, pouvaient faire état d’une écriture travaillée, élégante et subtile. Virginia Woolf s’émerveilla par exemple d’un Flaubert passant un mois à chercher une expression à même de décrire un chou. Outre-Manche, on parla beaucoup de ce retard sans que Paris pour sa part se souciât de la question comme telle. C’est donc bien là une vieille affaire mais qui a le mérite d’être amusante et de n’être pas terminée. C’est Gilles Philippe, professeur de stylistique à l’université de Lausanne, qui nous ouvre le dossier dans un livre plein de verve sans hésiter pour autant à entrer dans les détails techniques. »

Jacques Dubois, Diacritik, 17 juin 2016

Lire l’article complet sur le site de Diacritik

Bruxelles News

« L’intérêt du livre est de savoir ce qu’une partie de l’Europe pensait de la France, avant de se tourner vers l’Amérique. L’ouvrage de Gilles Philippe part d’une note consignée dans le journal de Virginia Wolff et qui parlait de “L’ignorance du français”. D’emblée, il montre à quel point la littérature anglaise s’est gavée de références française et jusqu’où elle était prête à aller pour lui prouver sa gratitude ou l’imiter. Il signe un ouvrage un peu complexe, mais diablement passionnant qui traite d’une illusion … sur l’illusion ! »

Georgie Bartholomé, Bruxelles News, 1er juillet 2016

Afficher l’article complet

TLS

« What these close readings suggest, in PhiIippe’s view, is that Modemism’s “moment français” was not the product of specific linguistic influences. British admirers of Flaubert don’t really write like Flaubert, and their practice in some cases directly contradicts his principles. The linguistic barrier prevents direct contact of this kind. Instead, Philippe emphasizes the importance of “l’imaginaire”, a collective fantasy of “Frenchness”, which was entertained by both British and French writers, though for different reasons. It suited British writers who wanted to “make it new” to use the prestige, or fashionableness, of French culture as a weapon against British Philistinism, and it suited their critics to label them as “Frenchified” for doing so. In France, linguistic and cultural superiority was taken for granted – as Philippe mischievously points out, there were no calls for French writers to imitate le style anglais, since everyone agreed there was no such thing. The quest for linguistic influence resembles The Hunting of the Snark, in which the map turns out to be “a perfect and absolute blank”, and in which your quarry will, inevitably, “softly and silently vanish away”. It is the motivation that drives the quest, the interplay of the different characters and the savour of their speech, that make it worth studying. […] He very nearly spoilt a very good book – for this hypocrite lecteur, at least. »

Daniel Karlin, TLS, 11 novembre 2016

Afficher l’article complet