Facebook
Instagram
Dailymotion
Youtube
Newsletter

INTEGRALE 7

La Révolution textuelle et autres écrits (1974-1977)

Domaine(s) :
Genre(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-884-8
Format : 17 x 24 cm
Pagination : 488 pages
Prix : 24€
Parution : mars 2021

Le projet de réunir en volumes la totalité des écrits publiés par Jean Ricardou (1932-2016) se poursuit aux Impressions Nouvelles, avec le tome 7 de l’Intégrale, qui couvre quatre années au cours desquelles aucun volume de l’écrivain n’était paru. Le titre de ce recueil reprend celui du premier article, parce qu’il est emblématique des travaux qui l’ont suivi.

Ainsi le livre est à l’enseigne de “la révolution textuelle” : c’est dire que son unité repose sur la prise en compte du bouleversement suscité par la mise au point de fictions échappant à la doxa expressive et réaliste ; les potentielles retombées de ces expériences d’écriture novatrice ne s’arrêtent pas à la littérature mais remettent en cause certains aspects décisifs de l’idéologie qui soutient l’organisation sociale.

Un enjeu corrélatif consiste à mieux cerner les ressorts de la textualité, en forgeant des instruments théoriques propres à déterminer les mécanismes particuliers des écrits correspondants et les opérations qui permettent de les produire.

Une telle entreprise constitue dans le travail mené par Jean Ricardou une étape décisive, témoignant d’une maturation issue de ses recherches sur le Nouveau Roman, dont la synthèse s’est amorcée avec le colloque de 1971 et poursuivie avec le volume éponyme de 1973, ouvrages respectivement repris dans les tomes 5 et 6 de l’Intégrale.

Le tome 7 inclut les contributions de Jean Ricardou à trois grands colloques de Cerisy, consacrés à Flaubert, Simon et Robbe-Grillet, les deux derniers sous sa direction. En plus des communications qu’il y a faites, l’essentiel des discussions, souvent très animées, est repris, ce qui réjouira sans nul doute les amateurs de débats.

Jean Ricardou se lance aussi à cette époque dans une réflexion sur les potentialités combinatoires qu’offre le travail de certains plasticiens, notamment celui d’Albert Ayme.

En somme la production des quatre années frappe à la fois par son ampleur, par la diversité comme la cohérence de ses approches. Elle concrétise un intense effort de conceptualisation qui débouchera, dès 1978, sur un ouvrage marquant, Nouveaux problèmes du roman, puis, dans la fin des années 80, sur l’élaboration de la textique, dont plusieurs éléments affleurent déjà.

C’est l’occasion d’un regard sur l’effervescence intellectuelle des années 70, qui entraînera sans doute, pour celles et ceux qui l’ont connue, un brin de nostalgie, pour ceux et celles qui la découvrent, un rien d’envie.