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La Modernité romantique

De Lamartine à Nerval

Domaine(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-008-8
Format : 16 x 24 cm
Pagination : 240 pages
Prix : 22€
Parution : mars 2006

Lit-on encore les poètes romantiques ? Naufragés de la modernité commençante, ils ont tenté de reprendre souffle dans un monde désenchanté et les voilà engloutis dans les anthologies et les explications de texte convenues. Lamartine ? On ne se souvient guère que du « Lac ». Sainte-Beuve ? Le critique dont Proust a basculé la redondante statue a tué le poète. Vigny ? Trop sévère et trop sensuel à la fois pour nos hédonismes obligatoires. Hugo ? Il n’est plus question que du romancier. Musset ? On le joue encore au théâtre, sa poésie est dévaluée. Nerval ? Trop grandi, il est la victime de l’hermétisme qu’on lui suppose. Les « petits romantiques » ? Nous ne les connaissons plus guère que par Baudelaire interposé.

La poésie moderne est incompréhensible coupée du moment romantique qui la propulse en premier et avec lequel elle rompra les amarres. Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire même seront tous comptables de l’effraction que le romantisme a produite au sein du champ littéraire de la première moitié du siècle.

Un sujet, un monde, un langage. Et entre ces instances, une circulation, des médiations, mais aussi des tensions et des blocages. C’est de ce romantisme-là, loin des mythes et des routines, qu’il s’agit ici de retrouver l’énergie et la force d’invention. Au plus près des textes et de leur mise en dialogue, et dans le rapport si complexe qu’ils entretiennent avec l’histoire. Histoire d’un sujet lyrique, qui se dit et qui se pense. Histoire d’un monde qui se transforme et que la poésie tente de sonder. Il faut prendre la poésie au sérieux : voilà ce que les romantiques, les premiers à l’âge moderne, ont fait savoir. Voilà pourquoi il faut aussi les prendre au mot.

Acta Fabula

« “La modernité du romantisme, en définitive, est peut-être bien d’avoir su conjoindre personnalisation du je et extension de cette subjectivité personnelle à l’échelle d’une ‘subjectivité absolue’ ” (p. 233). C’est sur cet ultime paradoxe que se clôt un ouvrage tout entier porté par une pensée qui se nourrit de l’exploration de contradictions sans jamais chercher à en réduire la riche complexité. »

Mélanie Leroy-Terquem, Acta Fabula, octobre 2006

Lire l’article complet sur le site de Acta Fabula

Critiques

« Le principal mérite des deux livres de Jean-Pierre Bertrand et de Pascal Durand (La Modernité romantique et Les poètes de la Modernité) consiste à souligner le mouvement de reprise et de variation qui sous-tend l’élaboration d’oeuvres certes différentes les unes des autres, mais qui proposent autant de réponses à une préoccupation commune constamment retrouvée. Ces deux volumes, parus chez deux éditeurs, forment en réalité un tout ; et s’ils respectent en apparence la bipartition traditionnelle du XIXe siècle poétique en deux moitiés (celle qui précède Baudelaire et celle que ce dernier inaugure), ils s’attellent au contraire à la remettre en question, les deux périodes se retrouvant unies dans la quête d’une “modernité” dont on pouvait croire que le concept n’intervenait qu’avec Baudelaire. »

Patrick Suter, Critique, octobre 2008