Le nœud coulant

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ISBN : 978-2-87449-133-7
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 144 pages
Prix : 14€
Parution : mars 2012

Une ville isolée dans un Nord non identifié, privée de tout échange avec le monde extérieur.

Et des êtres humains qui prennent avec le temps la forme de leur ville.

Dans cet univers, où la pensée se confond avec la superstition, la parole avec les bruits et la compassion avec l’indifférence, l’absurde devient le maître du monde.

Une famille s’oppose à ce monde totalitaire, devient la victime d’un crime terrible.

Quelque temps après, un navire arrive dans la baie de North et met fin à l’isolement de la ville.

Ce n’est pas tout à fait la fin du récit.

Lettres exprès

« J’avais beaucoup apprécié il y a trois ans le premier roman de Nils Trede, La vie pétrifiée, une histoire hantée par un personnage solitaire et énigmatique. Voici un deuxième roman dont il est tout aussi difficile de parler, bien que son thème soit très différent. Cela commence dans une ville appelée North, qui pourrait être près du cercle polaire, une ville coupée du reste du monde et vivant en autarcie grâce à une pêche annuelle dans sa baie, une pêche au nœud coulant. Il y a aussi des marlins dont les ailerons affleurent dans la baie régulièrement chaque hiver. […] Le narrateur semble être l’un des moins insensibles des résidants de cette ville. Dans cet univers sombre et monotone, une famille devient la cible d’une bande jeunes bornés, et l’un de ses membres en fera les frais. Mais un jour, la ville de North est reliée au monde extérieur et tout va changer. Et l’histoire pourrait s’arrêter là si un épilogue, dans un tout autre cadre, et avec d’autres personnages, ne venait s’y ajouter, changeant la perspective du roman. Au final, Le nœud coulant est un roman sombre, qui prend à la gorge (sans mauvais jeu de mots) et où le malaise domaine, mais aussi l’impression d’avoir touché du doigt quelque chose d’important, du processus de la création, ou du monde intérieur de l’auteur. À découvrir si vous aimez les fables mélancoliques et les écritures elliptiques. »

Kathel, Lettres exprès, 14 mars 2012

Blog Chez Lorraine

« L’écriture est poétique et se savoure, sa mélodie nous berce et l’histoire prend le relais avec un rythme précis. On suit notre narrateur et son quotidien sombre et on lève peu à peu le voile sur ses mystères. On tremble, on est glacé d’effroi, on craint le pire, il arrive et on plaint ce personnage condamné à l’autarcie comme ses congénères dégénérés. Et puis le roman bascule… Et puis c’est déjà l’épilogue, et l’auteur nous prend à contre courant, nous transporte contre toute attente des terres arctiques (supposément) à la Provence du mont Ventoux et des dentelles de Montmirail, aux côtés d’un homme en vacances avec sa compagne, à qui vient soudainement l’envie de ce roman… Après La vie pétrifiée, c’est par Le noeud coulant que Nils Trede confirme son talent pour des romans courts et singuliers, empreints d’une étrange et attachante poésie. »

Lo, Blog Chez Lorraine, 20 mars 2012

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Radio Campus Lille (Paludes)

Chronique de Nikola qui a eu un vrai coup de cœur pour le roman de l’auteur, le 23 mars 2012.

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Focus Vif

« Sorte de fable sur les dangers de l’isolement, écrite dans un style parfois un peu ampoulé et qui peut laisser sur sa faim si on y cherche un véritable récit. Mais pas inintéressant. »

Nadine Monfils, Focus Vif, avril 2012

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Blog L’Oiseau-Lire

« North, la ville dans le nord, ses habitants sans lien avec le reste du monde, m’ont fait penser au Coeur de l’Hiver de Dominic Cooper. Ou aux Iles Féroé, pour les prairies et les fermes. Ou encore le village norvégien du Festin de Babette de Karen Blixen, mais en pire. […] Le décor est planté dès la première page. Augurant de la sombre et étrange ambiance du roman. Paysage désolé. Désolant ? Trois évènements marquent la vie de North (dont un m’a fait penser aux Iles Féroé). Jusqu’à l’arrivée d’un immense navire. Basculement ? Deuxième partie. Puis troisième partie (appelée Epilogue). Là, pour celles et ceux qui l’ont lu, j’ai identifié le lieu ! Oui, ceux qui me connaissent savent que je cherche (voir Le Chuchoteur de Donato Carrisi). On part du non identifiable, d’un monde en autarcie, irréel (?), pour une phase deux, à mi-chemin, pour la troisième, ancrée dans le réel, avec des personnages identifiables, des lieux “réels”, comme un cheminement, le tout servi par une écriture elliptique. Et la fin surprend (et donne envie de vérifier quelque chose). Mais qu’en dire ? Surprenant. Ai-je aimé ou pas ? Je ne sais pas. Ce n’est pas un coup de cœur. Mais je n’ai pas détesté du tout, plutôt l’inverse. Une lecture qui ne peut laisser insensible. Fascinant. Et qui, je pense, restera longtemps en mémoire. »

Lystig, Blog L’Oiseau-Lire, 20 avril 2012

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Dernières Nouvelles d’Alsace

« Allégorique, le deuxième livre de Nils Trede, médecin allemand qui vit à Strasbourg, Le Nœud coulant empoigne l’absurdité d’un monde totalitaire et réfléchit l’altérité comme un soleil réchauffant les terres glacées, le cœur des hommes barbares. »

Veneranda Paladino, Dernières Nouvelles d’Alsace, 22 avril 2012

Lire l’article complet sur le site des DNA

Dernières Nouvelles d’Alsace

Entretien avec Veneranda Paladino autour de Nils Trede et de son deuxième roman Le nœud coulant, le 22 avril 2012.

Écouter la partie I de l’interview sur le site des DNA

Écouter la partie II

Incoldblog.fr

« C’est toujours un rendez-vous important que celui du second roman d’un auteur qui nous avait séduit avec son “coup d’essai”. Très différent de La vie pétrifiée, paru en 2009, Le nœud coulant présente tout de même certaines similitudes avec son prédécesseur. On y retrouve cette atmosphère énigmatique et onirique, ce monde hors du temps, comme plongé dans un brouillard qui rend flous les contours, confus les repères et étouffés les sons. Si le comportement de Xavier, personnage central de La vie pétrifiée, était inquiétant, celui des habitants de North l’est bien plus. Leur apparence physique, leur mutisme, leurs mœurs rustres et violentes accentuent le malaise chez le lecteur. Il plane sur North une ambiance de fin du monde. On sent l’extinction de l’espèce proche. Et il ne s’agit pas ici uniquement des thons voués à une extermination totale, mais bien aussi de cette société dégénérée, repliée sur elle-même et fondée sur des rites barbares immémoriaux. Sombre et cruel, le monde de North recèle pourtant quelques éclats de pure beauté et de poésie qui s’expriment dans la relation d’un enfant avec une loutre, ou dans le spectacle de prairies parsemées de fleurs blanches qui scintillent telles des étoiles de glace. Puis, sans crier gare, l’auteur abandonne abruptement les étendues glacées arctiques pour les monts provençaux ensoleillés, délaisse le ton du conte noir et cruel pour celui d’une réalité plus prosaïque le temps d’un épilogue qui remet le roman en perspective… Plongé dans un profond désarroi, le lecteur se retrouve alors seul face aux questionnements qui ont germé en lui le temps de sa lecture. De son style si singulier, à l’étrange poésie et à la musicalité singulière, Nils Trede confirme avec Le nœud coulant qu’il est l’auteur de l’ellipse et des atmosphères inquiétantes. Malgré la noirceur des âmes et l’oppression des éléments extérieurs, ça a été un déchirement que de devoir quitter North de force pour me retrouver dans l’environnement si ce n’est plus accueillant, du moins plus familier, du Midi de la France. J’aurais aimé prolonger mon séjour là-haut, vers le Nord, et en savoir plus encore sur cette étrange population. »

Incoldblog.fr, 11 mai 2012

L’hebdo des Notes bibliographiques

« Une ville imaginaire, North, située sans doute dans le Grand Nord, complètement isolée du monde, vit en totale autarcie. Chaque année, en septembre, des milliers de thons arrivent dans la baie. Ils sont capturés dans un immense filet “le nœud coulant”. Pendant quinze jours, les habitants se relaient pour les mettre en pièces, les préparer et les stocker afin d’assurer la subsistance hivernale de l’île. La venue d’un étranger, la naissance d’un enfant, un crime abominable, mais surtout l’arrivée d’un bateau bouleversent la routine immuable du lieu. Après La Vie pétrifiée (NB janvier 2009), ce second roman de Nils Trede, médecin généraliste, originaire d’Allemagne et résidant en France, ressemble à un conte cruel. L’auteur y livre ses réflexions sur le monde, la corruption, les dangers de l’isolement, l’origine des lois et des traditions. Ce récit angoissant mais également très émouvant pose de nombreuses questions. La poésie des images, le style sobre, rendent agréable la lecture de l’ouvrage, compliquée cependant par la construction de l’intrigue originale mais un peu déconcertante. »

L’hebdo des Notes bibliographiques, 1er juin 2012

Moi, Clara et les mots

« Par petites touches, l’auteur nous immerge dans un univers à part. North : une ville coupée de tout où ses habitants ne remettent jamais rien en cause.  Ils reproduisent ce qui s’effectue depuis toujours et la vie de North est bâtie autour de  la pêche au nœud coulant.  Dans cette ambiance très particulière, un jeune garçon, le fils de Miss D., devient une innocente victime et un jour, North est reliée au reste du monde. Si l’auteur nous confine à North, cette ville quasi irréelle laissant planer au-dessus du lecteur une forme d’oppression, brusquement, il nous projette dans un univers bien ancré dans la réalité avec un autre texte. Avec une écriture elliptique non dénue de poésie, Nils Trede a réussi à me tenir en haleine et à me surprendre. Il s’agit d’un livre à part, un de ces  livres où une forme de beauté côtoie un aspect sombre. Une lecture troublante ! »

Clara, Moi, Clara et les mots, 26 juin 2012