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Les surréalistes au quotidien

Petits faits vrais

Collection :
ISBN : 978-2-87449-028-6
Format : 17 x 24 cm
Pagination : 256 pages
Prix : 22€
Parution : mars 2007

Journaliste à la radio et à la télévision belge, Christian Bussy a réalisé d’innombrables émissions radiophoniques et documentaires télévisés à la RTBF. Auteur de l’Anthologie du surréalisme en Belgique (Gallimard, 1971), il a surtout enregistré et filmé les écrivains les plus remarquables et souvent les plus rares, d’Aragon à Paulhan, de Queneau à Dali, de Mauriac à Leiris, de Julien Gracq à Nathalie Barney. Un autre de ses titres de gloire est d’avoir été le seul à filmer Cioran pour la télévision, en 1973.

Assez naturellement, il en vint à s’intéresser aux surréalistes, à les rencontrer, puis à les faire connaître à travers de nombreuses émissions de radio et de télévision. Subjugué par les personnalités fortes des écrivains et des artistes qu’il avait en face de lui (Magritte, Scutenaire et particulièrement Marcel Mariën), il devint ensuite pour plusieurs d’entre eux un ami généreux de son temps et de son talent, toujours prêt à mettre la main à la pâte, d’abord bien évidemment pour réaliser des entretiens filmés, mais aussi pour l’organisation d’expositions, les démarches auprès d’éditeurs pour défendre un manuscrit, la négociation de pièces rares auprès de collectionneurs. Bref, il fut partie prenante de mille événements liés à l’activité de ceux qui, de son propre avis, devaient « changer sa vie ».

S’il ne prétend pas proposer une nouvelle histoire du surréalisme, ce livre s’attache aux « mille petits faits vrais » qui ont constitué la vie des surréalistes belges depuis la création des premiers groupes dans les années 20. Cependant, à travers l’évocation des surréalistes belges au quotidien, c’est un tout autre surréalisme que Christian Bussy fait émerger. Réduit à tort à la seule figure de Magritte, le surréalisme belge se distingue du surréalisme de Breton sur des points tout à fait essentiels, artistiques aussi bien que politiques. À la différence des auteurs français, les surréalistes belges ne poursuivaient nullement l’irruption de l’inconscient ou la surprise de l’objet trouvé. Construisant méticuleusement des objets qu’ils voulaient « bouleversants », ils aspiraient à une révolution tellement radicale qu’ils ne pouvaient la vivre qu’en marge de la société, loin de tout réformisme superficiel. Le surréalisme belge s’impose aussi comme une entreprise beaucoup plus collective qu’en France, où la collaboration entre auteurs reste relativement discrète. Le domaine où excelle le surréalisme belge est celui de l’invention collective (pour citer le titre d’une de leurs revues). Enfin, le surréalisme en Belgique ne s’est jamais embourgeoisé, il a su conserver jusqu’à nos jours un mordant et une inventivité que le surréalisme a vite perdus ailleurs. L’exemple des artistes-agitateurs que fait revivre Christian Bussy, montre qu’il est grand temps de récrire l’histoire du surréalisme même.

La Libre Belgique

« Cédant à l’amicale pression du cinéaste et historien des lettres Olivier Smolders, auteur d’une biographie de Paul Nougé parue chez Labor il y a douze ans, Christian Bussy nous livre des échos de ce passé récent mais que menace déjà l’oubli, par la voie d’un livre de voix, extrêmement attachant, où, mine de rien, il dit ses vérités. Bussy s’exprime passionnément, parce que la passion régit cet amoureux fou de la vie, de la littérature et de la peinture. De l’ensorcelante beauté des femmes, aussi. Sans céder à la tentation du règlement de comptes, sans faire passer pour saints ceux qui s’entre-déchiraient dans des batailles d’archanges, l’ancien journaliste de la radio et de la télévision nationales belges que fut Bussy de 1962 à 1997 (à qui, dès ses débuts, Robert Wangermée laissa les coudées franches et qui fit son miel des leçons d’Armand Bachelier) parle ici de ceux qu’il a fréquentés le plus assidûment : les surréalistes belges. »

Francis Matthys, La Libre Belgique, 30 mars 2007

Le Vif/L’Express

« Il y a près d’un demi-siècle que Christian Bussy s’est intéressé et même consacré (en particulier à la RTBF sous ses appellations successives) au surréalisme belge et à ses représentants. Auteur d’une indispensable Anthologie du surréalisme de Belgique (et aussi de la romancière Sophie Buyse !), Bussy n’a pas été seulement un commentateur pour tous ces chers disparus, il a été aussi l’ami de la plupart, et en particulier de Marcel Mariën. Interrogé par Thérèse Marlier, il livre aujourd’hui un témoignage unique sur des “petits faits vrais” qui illustrent mieux que tout travail savant ce que fut cette aventure. Parce que, à travers ces conversations d’une spontanéité scrupuleusement préservée, c’est dans la durée, dans le contact authentique, dans l’amitié, dans les bisbrouilles, et dans ce que la vie peut avoir de fantasque, voire d’incohérent, que les portraits se dessinent. Et qu’apparaît non pas le “visage”, mais le foisonnement fécond de ce qui reste moins un “mouvement” qu’une précieuse (si pas toujours harmonieuse) confluence. Avec, tout au long du chemin, des rencontres qui ressuscitent aussi tout un environnement. »

Ghislain Cotton, Le Vif / L’Express, 30 mars 2007

Le Soir

« Survivant, dernier des Mohicans de son propre aveu, Christian Bussy s’est exposé aux questions pertinentes de Thérèse Marlier, qui le conduit dans les moindres recoins de ses souvenirs avec une intelligente dextérité. Huguette Lendel a transcrit tout cela, et des efforts conjugués de Bussy et de ses deux collaboratrices est sorti un livre riche, savoureux, bourré d’informations et d’aveux quelquefois émouvants du mémorialiste lui-même. […] On devait déjà à Bussy la monumentale Anthologie du surréalisme belge parue chez Gallimard il y a plus de trente ans […], et qu’on aimerait voir reparaître. Ce livre-ci, où il se montre à découvert, est tout aussi précieux. »

Jacques de Decker, Le Soir, 20 avril 2007

Sitartmag

« Il ne s’agit pas pour [Christian Bussy] de “raconter l’histoire du surréalisme”, mais de le restituer dans son existence concrète, dans son “action directe sur la vie”: “Le surréalisme, ce n’est pas se fixer ni avoir une vie sédentaire de notaire, il faut avoir une vie qui vous bouscule, qui vous pousse.” […] Les surréalistes au quotidien est un livre vivant (et les photos qui ponctuent le dialogue sont les bienvenues), aussi vivant que le mouvement dont il fait connaître avec bonheur les tribulations. »

Jean-Pierre Longre, Sitartmag, juillet 2007

CritiquesLibres.com

« Je connaissais Magritte, Scutenaire ou Mariën ; en tout cas, j’en avais l’impression. Mais en lisant cet ouvrage édité par les Impressions Nouvelles, c’est un nouveau monde qui se dessine à moi, un univers que je ne soupçonnais pas vraiment et ce fut une belle découverte. Non seulement pour les portraits humains que propose Bussy mais aussi (et surtout) pour l’enthousiasme dégagé par ces artistes pas tout le temps sûrs de leur fait mais animés d’une volonté d’agir qui laisse rêveur. A lire donc, si vous avez envie de vous plonger dans le quotidien des surréalistes bruxellois. Il ne s’agit pas ici d’une encyclopédie ou d’un quelconque guide, mais d’une série d’anecdotes et petites histoires en tous genres qui permettent de vivre de “dedans” l’évolution du groupe et de leur oeuvre. »

Sahkti, Critiqueslibres.com, 16 octobre 2007

Lire l’article complet sur le site CritiquesLibres.com

Le Carnet et Les Instants

« Ceux qui aiment les “petits faits” de la vie des grands hommes, souvent plus révélateurs que leurs déclarations de principe, ne seront pas déçus. Sans oublier quelques sentences, d’une drôlerie parfois involontaire, qui raviront les amateurs d’aphorisme : “Un véritable surréaliste déménage souvent”, “Avec le gauchisme, les hommes ont aussi eu les cheveux longs”, “Il faut mourir à trente-sept ans, c’est le bel âge”… Mais on trouve aussi dans ce livre des considérations moins anecdotiques, comme lorsqu’il insiste sur ce qui distingue les surréalistes belges de leurs homologues français. »

Éric Delvigne, Le Carnet et les Instants, décembre 2007-janvier 2008

Lire l’article complet sur le site de la Promotion des Lettres