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L’Homme perdu dans le brouillard

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ISBN : 978-2-87449-111-5
Format : 17 x 24 cm
Pagination : 80 pages
Prix : 15€
Parution : avril 2011

Bloqué depuis quelques jours dans le chalet familial, lors d’un hiver particulièrement rigoureux, Matthieu Berthod est à la recherche de nouvelles lectures dans la bibliothèque du feu grand-père ; il y a là une partie de l’intégrale des œuvres de C. F. Ramuz dans une reliure en moleskine jaune pâle, qui attend depuis des lustres d’être retirée de son rayon.

Il choisit le volume « Nouvelles et Morceaux » et le voilà plongé avec émerveillement dans une lecture ininterrompue. De ce recueil d’histoires courtes, proches du conte, traitant de thèmes universels, au style inimitable et extrêmement visuel, naît petit à petit un projet de mise en image. Matthieu Berthod choisit d’adapter quatre nouvelles. Quatre nouvelles inscrites dans un microcosme montagnard et campagnard suisse romand, dans un monde rural vivant en quasi-autarcie, disparu un siècle plus tôt, mais qu’il connaît bien pour avoir entendu les vieux de sa région le raconter en long et en large.

Ici, un vieillard se souvient et raconte : jeune adulte, il se perd en montagne, et, sentant sa fin imminente, ne doit son salut qu’à l’amour qu’il porte à ses proches (« L’homme perdu dans le brouillard »). Là, la parole est donnée à « La grande Alice », la « putain de village » (ainsi Ramuz la nomme-t-il dans une de ses lettres) se gardant bien de juger selon les normes de la morale courante. « Le tout-vieux » emprunte au fantastique et relate les dernières heures d’un paysan qui se croit possédé. Enfin, on passe le seuil du merveilleux dans la rêverie du paradis possible que dessine « La paix du ciel ». Les émotions qui traversent ces récits, les points de vue qu’ils développent, les atmosphères qu’ils dégagent tendent au lecteur du début du XXIe siècle un miroir inattendu, dans lequel il se reconnaît. Cette sensation de ressemblance a guidé le travail de Matthieu Berthod. Il a cherché à la capter par le dessin, se réappropriant ces textes, faisant fi des codes classiques de la bande dessinée en se mettant entièrement au service de la littérature.

Le JDS

« Comme Ramuz, qui produit par la poésie de ses mots, des sentiments immédiats, les dessins sans fioritures et les cadrages serrés de Matthieu Berthod restituent, eux aussi, un climat émotionnel fort, mystérieux ou fantastique. »

Le JDS, 15 avril 2011

Sceneario.com

« Afin de garder l’essence même du récit de Ramuz, de ne pas “altérer” sa musique, l’auteur le transpose tel quel ; très peu de dialogues donc dans ces quatre nouvelles, mais du texte et des illustrations. De ce mariage intime nait une profonde magie pour qui aime la littérature de Ramuz. »

Sceneario.com, 18 avril 2011

La Liberté

« Excellent choix de la part de Berthod de la voix off pour le texte, parfaitement respecté. Sobre mais dynamique dessin noir et blanc, donnant à visionner ces histoires saisissantes. »

Jacques Sterchi, La Liberté, 23 avril 2011

Bodoï

« Jouant assez subtilement du crayon, Matthieu Berthod construit des décors et personnages tout en hachures, dans un élégant noir et blanc. »

Laurence Le Saux, Bodoï, 25 avril 2011

France Inter (La Librairie francophone)

« Le résultat s’intitule L’homme perdu dans le brouillard et c’est vraiment une bande dessinée merveilleuse », en direct du Salon du livre de Genève, le 30 avril 2011.

Écouter l’émission sur le site de France Inter

Les Inrockuptibles

« Trois de ses nouvelles montagnardes sont aujourd’hui adaptées en BD par Matthieu Berthod, qui traduit en un noir et blanc laconique mais assez violent les longs silences, le mysticisme de peu de mots et le vacarme accablant de ce chant de la terre. »

JD Beauvallet, Les Inrockuptibles, 25 mai 2011

Du9

« Les quatre nouvelles adaptées par Berthod se caractérisent par un métissage des genres. À la description réaliste de la ruralité, se mêlent certains éléments fantastiques (Le tout-vieux), voire merveilleux (La paix du ciel). Cette diversité des genres est contrebalancée, sur le plan formel, par des choix de mise en page qui se veulent avant tout classiques, dénués de toute extravagance ostentatoire. Ici, pas d’interrogation sur les potentialités expressives du médium, pas de sophistication inutile visant à changer la planche en performance formelle. Excepté l’usage fréquent de strips constitués d’une vignette unique, et l’abandon des bulles au profit de cartouches accolées à la bordure inférieure ou supérieure de la case (ce qui laisse, on le devine, plus de place pour le dessin), la forme reste somme toute assez simple, pour des nouvelles qui, au-delà du mélange des genres qui leur confère une certaine complexité, s’attachent avant tout à retranscrire, à travers des morceaux de vie, les émotions de gens simples et anonymes. Notons enfin que le monochromatisme et le coup de crayon de Berthod s’accordent élégamment avec la teneur du récit, constituent une plasticité en adéquation avec la “noirceur poétique” de ce milieu campagnard. »

Philippe Paolucci, Du9, juin 2012

Lire l’article complet sur le site de Du9

Bandes originales pour bandes dessinées

L’homme perdu dans le brouillard a fait l’objet d’une chronique musicale sur le blog Bandes originales pour bandes dessinées, le 2 juin 2013.

Lire l’article et écouter la musique sur le blog