Logique de la science-fiction

De Hegel à Philip K. Dick

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ISBN : 978-2-87449-563-2
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 352 pages
Prix : 22€
Parution : octobre 2017

« Un livre de philosophie doit être une sorte de science-fiction », écrit Gilles Deleuze. Or la science-fiction elle-même, dès la fin du XIXe siècle avec E. P. Mitchell, prend Hegel comme modèle d’une histoire abordée à travers une logique contradictoire.

Jean-Clet Martin, après sa lecture novatrice de La Phénoménologie de l’esprit, relève donc ici un pari audacieux : faire entrer l’immense champ de la science-fiction dans le geste le plus inventif de la philosophie moderne. C’est à bord du vaisseau La Logique de Hegel qu’il entreprend pour cela, d’une écriture alerte et imagée, de nous faire voyager à travers une multitude d’univers, ceux de Van Vogt, de H. G. Wells ou de Lovecraft, mais aussi d’Asimov, de Philip K. Dick, et de tant d’autres.

S’appuyant sur les trois parties de La Logique – Être, Essence, Concept –, Jean-Clet Martin décrit avec minutie les grandes articulations des œuvres, littéraires mais aussi filmiques. Il nous démontre que c’est toute l’histoire de la science-fiction qui se nourrit aux paradoxes de la logique. Au-delà de Dick, elle trouve chez Clarke, Baxter, Robinson, Wilson, ou Poul Anderson, les embrayeurs d’un monde pluriel, entraînant nos vies sur des devenirs très étrangers au temps chronologique.

Par ce voyage vertigineux au cœur des fictions spéculatives, on découvre que de nombreuses structures narratives, de nombreux concepts et agencements entretiennent des liens étroits, quasiment en miroir, avec La Logique de Hegel, comme si celle-ci, à travers sa phénoménale créativité, appartenait tant au monde de la science-fiction qu’à celui de la philosophie.

Nonfiction.fr

« Jean-Clet Martin fait ainsi entrer la SF à l’université de Hegel, et appelle les lecteurs de Hegel à se mêler à un monde très différent, entièrement littéraire. À moins, après tout, que La Logique de Hegel n’appartienne déjà à la littérature, par certains biais, et que la SF appartienne déjà à la philosophie par des pans entiers de son savoir ? L’une comme l’autre permettent désormais de laisser entendre que, par rapport à notre monde prosaïque, la spéculation et la fiction donnent accès à des questions qui nous dépassent et dépassent notre “pouvoir raisonnable de connaître” : c’est-à-dire aux questions métaphysiques, que Kant désignait ainsi pour mieux la dénoncer, et sur laquelle Jean-Clet Martin souhaiterait bien nous faire revenir. »

Christian Ruby, Nonfiction.fr, 22 octobre 2017

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Artpress

« Auteur d’une œuvre importante singularisée par l’audace conceptuelle et la puissance inventive […], le philosophe Jean-Clet Martin entend capter, dans son dernier essai, la nouveauté de Hegel en mettant cet auteur emblématique au service de la science-fiction. Parcourant les étapes de La Logique en les éclairant par des écrivains tels que Arthur C. Clarke, H. G. Wells, H. P. Lovecraft, A. E. van Vogt, Stephen Baxter, Isaac Asimov, Vernor Vinge, Philip K. Dick…, il montre comment, pour penser des mondes qui bifurquent, des espaces instables, des durées non chronologiques, réversibles, la science-fiction réclame une nouvelle logique non aristotélicienne. Place au concepteur des noces contre-nature, fécondes entre le space opera et l’odyssée de la pensée dialectique. »

Propos recueillis par Véronique Bergen, Artpress, novembre 2017

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Diacritik

« Logique de la science-fiction de Jean-Clet Martin, est un livre de philosophie qui peut être lu avec plaisir par n’importe quel lecteur qui s’intéresse à la science-fiction pour le sentiment d’émerveillement que ces histoires éveillent et pour leur puissance d’imagination spéculative. La lecture de ce livre n’exige pas nécessairement de connaissances spécifiques en philosophie, même s’il requiert une sensibilité métaphysique. Le texte évite au mieux l’utilisation d’un jargon technique. Il suit la succession des concepts de la Logique de Hegel, sans s’adonner à leur exposition systématique. C’est que le parcours conceptuel est traité comme un voyage de découverte plutôt qu’une série de leçons. […] Le livre tente d’une certaine manière de réaliser pour la science-fiction ce que Gilles Deleuze a fait pour le cinéma : proposer une typologie spéculative des images et des signes du genre SF. Le texte débute par un préambule général qui prend le temps de situer la discussion au niveau spéculatif, et qui fait un premier inventaire des motifs et des auteurs importants de la science-fiction. Il nous donne ensuite un aperçu de l’envergure novatrice autant que de l’étrangeté de la Logique de Hegel, de sa pertinence dans la compréhension de la science-fiction. La Logique est abordée non pas en tant que système figé, mais comme un voyage spéculatif, au-delà de nos coordonnées spatio-temporelles familières. […] C’est un livre ambitieux, érudit, encyclopédique, qui a une portée contemporaine, actuelle. Il contient non seulement des citations mais aussi de nombreuses allusions aux travaux des philosophes récents et contemporains : Kojève, Hyppolite, Sartre, Deleuze, Derrida, Lyotard, Rancière, Meillassoux, Laruelle, Nancy, Barrau. Et ces influences, ne rendant jamais le propos pesant, servent plutôt à accélérer son mouvement. »

Terence Blake, Diacritik, 6 novembre 2017

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