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Ma part d’infini

Collection :
ISBN : 978-2-87449-825-1
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 192 pages
Prix : 16€
Parution : janvier 2021

Non pas lire, mais dévorer les livres, en faire son souffle et son sang. Aimer, être à la hauteur de l’amour. Être grisé par la musique de Bach qui a « un goût d’éternité ». Contempler la beauté d’un tilleul, d’un ciel bleu, d’un paysage de Caspar David Friedrich. Avoir vécu avec Breton, Aragon, Bataille, Barthes, Bernard Noël, mais aussi avec tant d’écrivains et philosophes morts et pourtant si vivants. Avoir connu, grâce à eux et à sa compagne, Lola, sa « part d’infini ».
Jérôme Peignot a 94 ans. Ma part d’infini est le roman de sa vraie vie. Car il s’agit, dans ce dernier livre, de l’espérance d’une mort heureuse. Ce qui lui fait croire que sa mort sera heureuse, c’est notamment la beauté de la nature. Octobre, où « le ciel est d’un bleu très fin et le soleil radieux », où « le tilleul dans sa cour n’est plus que de l’or ». Février, le plus joli mois de l’année, où il regarde le même tilleul, les branches nues, comme un dessin de Klee. « C’est la joie d’un arbre, l’hiver quasi vaincu, la mort ramenant à la vie ». Jérôme Peignot est littéralement grisé – ce mot revient souvent dans son roman. Il dit : « ma part d’infini est là toute entière ». Alors, que demander de plus pour mourir ?

Libération

« Still alive, Peignot nous donne ici de ses nouvelles et elles sont très bonnes. Il fait des sonnets, des jeux de mots, apprend comment lire Mallarmé, mais surtout est toujours aussi allergique à la bêtise et aux mots d’ordre. Il préfère plutôt des mots de passe comme “poésie” ou “amour”. Rien de ce que lira le lecteur n’est funèbre. C’est le paradoxe d’un livre sur la mort qui célèbre en dernière instance la vie, même si Peignot affirme sur les tous les tons “qu’il faudrait tout de même que ça cesse”. » 

Jean-Didier Wagneur, Libération, 29 mai 2021

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