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Ma robe n’est pas froissée

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ISBN : 978-2-87449-040-8
Format : 14.8 x 21 cm
Pagination : 112 pages
Prix : 12€
Parution : janvier 2008

Ce livre est le récit d’une destruction en trois actes : un père, une mère et un fiancé enferment une jeune fille dans un quotidien de violence et d’humiliation.

Avec une émotion contenue, dans une écriture âpre, toujours sur le fil, le roman de Corinne Hoex dresse le portrait d’un père dont la narratrice n’a connu que le mépris, d’une mère dont le regard fuit et la nie, d’un amoureux qui, avec la complicité des parents, s’épanouit en la battant.

Ma robe n’est pas froissée nous entraîne dans l’univers de la maltraitance. Après Le Grand Menu, Corinne Hoex poursuit ici une dénonciation de l’abus de pouvoir et observe comment, encouragée par la surdité du monde, la violence physique et morale subie par une femme se transforme en destin.

« Soudain, il est sur moi. Ses poings cognent, me martèlent la tête. Ses poings enjoignent que je sois muette, sourde, aveugle, infirme. Ses poings commandent que je sois sans passé. Sans mémoire. Sans enfance. Ses poings exigent que je ne vive pas. »

  • Prix Emma Martin en 2008
  • Prix Indications du jeune critique en 2008
  • Prix des lycéens 2009 du roman dont on ne sort pas indemne
  • Prix Gauchez-Philippot en 2010
  • Finaliste du Prix Rossel, du Prix Rossel des jeunes, du Prix Marcel Thiry, du Prix du Parlement et du Prix des cinq continents de la francophonie en 2008
  • Sélection de juillet 2008 du Prix littéraire GAEL & CLUB

« Une écriture sobre, épurée, ciselée, belle et forte comme “une Tourelle”, ce trésor des coquillages évoqué dans ce roman. Des chapitres d’une densité renforcée par leur brièveté, incisifs comme les coups qui frappent la narratrice avec violence, au coeur, au corps et à l’âme. » (Jacqueline Daussain)

« L’écriture est belle, tout en nuances, sans voyeurisme et bouleversante. » (Marie-Astrid Janssens)

« Une écriture abrupte, dénuée de détails, directe et presque stricte pour narrer l’étau formé autour de l’héroïne. » (Maryvonne Jacquemin)

La Libre Belgique

« Corinne Hoex nous entraîne dans la spirale sans fin de la violence au sein de la famille. »

Camille Perotti, La Libre Belgique, 4 janvier 2008

Lire l’article complet sur le site de La Libre Belgique

Le Soir

« Corinne Hoex, dans Ma robe n’est pas froissée, formule la crudité sans pardon de l’éveil à l’amour lorsqu’il est dévasté. Viol ordinaire. Découverte de soi par-delà le châtiment d’exister. Rouge enfer de la haine puérile. “Sans pardon” ? Ce n’est pas sûr. Car une secrète compassion s’insinue au tréfonds de cette partition pourtant implacable. »

Pierre Mertens, Le Soir, 11 janvier 2008

Le Soir

« Sans pathos, d’une écriture sèche, quasi sans adjectifs, un “raclage jusqu’à l’os” qui résulte de plusieurs années de travail, qui prend à la gorge, tellement il s’y raconte l’horreur. […] Ce roman dur et beau dénonce la violence familiale et montre avec beaucoup de finesse ce qu’un être humain, aux apparences impeccables, peut avoir subi. Ignorée, la souffrance est d’autant plus inimaginable. »

Lucie Cauwe, Le Soir, 18 janvier 2008

Le Vif/L’Express

« Cet inventaire calamiteux pourrait sembler, à tort, excessif ou complaisant. Il ne rend pas compte de la grande sensibilité et du regard profondément humain que Corinne Hoex pose “malgré tout” sur les êtres qui ont pourri la vie de son personnage. Ni du double sens que pourrait inspirer le titre d’un livre nourri de vécu et d’une haute qualité littéraire : cette robe qui n’est pas froissée. »

Ghislain Cotton, Le Vif / L’Express, 25 janvier 2008

Lelitteraire.com

« Ce roman, sous sa minceur, bouleverse parce que sa simplicité formelle et la façon dont l’écriture par endroits blanchit et s’abrase permettent à la violence de sourdre toute nue des pages ; parce que la structure, en chapitres courts où fusionnent souvent instants vécus, souvenirs, cauchemars et attentes désespérées, mime avec une justesse aiguë la déconstruction morale que subit la narratrice, et la confusion de sentiments qui la broie. »

Isabelle Roche, Lelitteraire.com, 25 janvier 2008

Lire l’article complet sur le site Lelitteraire.com

Uccle chez vous

« Peu d’auteurs ont si bien abordé le désarroi, l’arbitraire, l’irrespect, la solitude au sein de cette petite cellule que Gide haïssait et qui demeure néanmoins l’un des fondements de la société. En dénonçant les abus clandestins à sa manière incisive, la romancière nous offre une robe aux plis nets, glaçants, cruels… En somme, une robe qui déshabille ! »

Charles-Antoine de Trazegnies, Uccle chez vous, février 2008

La Revue générale

« Corinne Hoex nous invite, avec Ma robe n’est pas froissée, aux rives d’une mer du Nord sépia pour nous confier une jeunesse contrastée en noir et blanc. Un sacré voyage ! »

Christian Libens, La Revue générale, février 2008

Elle Belgique

« Précise et d’autant plus accablante, la phrase est disposée à l’équerre, taillée au cordeau, sans aucune faute de goût : un habit de lumière pour raconter le plus obscur. Du Bazin pétrifiant. Les fruits de Ma robe n’est pas froissée justifient les promesses des fleurs deCendres (Esperluète Éditions), des poèmes superbement épurés. On n’ose lâcher ce récit âpre, contondant, lacéré, tout d’amertume et de charme vénéneux, cette écriture qui frôle l’échine et lui arrache des tressaillements troubles. »

Marc-Émile Baronheid, Elle Belgique, février 2008

Femmes d’aujourd’hui

« Une écriture tout empreinte de finesse et de poésie qui tempère un récit d’une rare cruauté. Laissez-vous porter par cet émouvant roman, sombre et hiératique comme un matin de Toussaint. »

Myriam Berghe, Femmes d’aujourd’hui, 7 février 2008

Le Figaro Madame

« Avec ses mots à elle, Corinne Hoex découpe le gigot du dimanche au couteau électrique. Que reste-t-il de tout cela ? Rien, même pas une vieille photo de sa jeunesse. Ce petit livre cruel n’incline pas à l’optimisme. Il est implacable. Comme un film très court. Et qui pourtant n’en finit pas. »

François Cérésa, Le Figaro Madame, 9 février 2008

Nord Éclair

« La force du livre réside dans son acuité, son sens de l’observation. […] un texte sur la position de la victime. Sur, aussi, notre caractère irréductible, résistant. »

Nord Éclair, 10 février 2008

20 minutes

« Après un premier roman publié en 2001, Le Grand menu, qui a bénéficié d’un accueil médiatique enthousiaste, Corinne Hoex poursuit une dénonciation aiguë de l’abus de pouvoir dans Ma Robe n’est pas froissée. […] L’auteure belge raconte sans fard l’entreprise de négation d’un être, emprisonné dans la violence et l’humiliation. […] C’est le roman d’un assassinat psychique. »

Pascal Pellegrino, 20 minutes, 11 février 2008

Le Carnet et les Instants

« La force de ce récit vient de ce que les choses y sont décrites sans complaisance, mais aussi sans récrimination, presque avec détachement. Avec, en contrepoint, la présence de la mer (troublante homonyme de la mère), qui revient telle une litanie. Tantôt vengeresse, quand la narratrice imagine qu’elle engloutit la maison. Tantôt consolatrice, offrant le spectacle paisible des jeux de la plage : “Rien ici ne connaît l’angoisse de vivre. La menace terrible de l’amour.” Et celle, plus terrible encore, de l’absence d’amour, qu’à défaut de mieux seule la beauté de la langue a le pouvoir d’exorciser. »

Daniel Arnaut, Le Carnet et les Instants, février-mars 2008

Lire l’article complet sur le site de la Promotion des Lettres

Imagine

« Absence d’intérêt, mépris du cadeau apporté, critique du choix des fleurs, autant de tentatives vaines qui introduisent le thème connu de la non-reconnaissance et de la soumission qui la sous-tend. Une blessure sourde dont la souffrance est devenue familière au point de s’imposer comme préalable dans les relations avec autrui. Le terrible jeu du malheur de vivre est ici décrypté en ses moindres détails, avec une force, une élégance et une retenue peu communes. »

Thierry Detienne, Imagine, mars 2008

Vers l’avenir

« Un texte dérangeant porté par une écriture lapidaire. »

Vers l’avenir, 13 mars 2008

Critiqueslibres.com

« Un roman dur, court mais terriblement dense et le découpage en chapitres pas très longs accentue encore cette impression de tableaux brutaux qui se succèdent pour créer une vie vraiment pas drôle. Le lecteur ne peut qu’être interpellé par la passivité de cette fille/femme, qui se révolte à peine, tout en étant cependant lucide sur tout ce qui se passe, tout ce qu’elle devrait faire. Corinne Hoex décrit avec froideur et une absence totale de pathos ce triste déroulement de vie et cette douloureuse absence d’amour. »

Sahkti, Critiqueslibres.com, 13 mars 2008

Lire l’article complet sur le site Critiqueslibres.com

Encres vagabondes

« On ne sort pas indemne d’un livre aussi émouvant et aussi dur, l’écriture se gardant toujours de s’enliser dans le pathos. Les choses sont dites avec sobriété, et le choc est d’autant plus rude. Alors pour ne pas s’en séparer trop brutalement, on en relit des passages, et au-delà des faits bruts, c’est la relation que la narratrice entretient avec l’idée même de l’amour qui surgit d’entre les maux. »

Serge Cabrol, Encres vagabondes, 16 mars 2008

Lire l’article complet sur le site Encres vagabondes

Le Ligueur

« La robe a beau ne pas être froissée, il est des fêlures invisibles qui demandent à s’exprimer et c’est le mérite de ce livre d’avoir mis des mots sensibles et sans concessions sur ces violences qui naissent dans le secret des familles et des couples. »

Michel Torrekens, Le Ligueur, 19 mars 2008

Le Généraliste

« D’une écriture au scalpel, sans la moindre graisse, la narratrice de Ma robe n’est pas froissée se penche sur trois moments de sa vie. La mort de son père, d’abord, personnage difficilement sondable, autoritaire, cinglant, sans élan de tendresse mais qui fait exister sa fille. La lente mort de sa mère ensuite, dans une maison de repos dans les dunes, femme froide, méprisante, dépourvue de la moindre sensibilité. À ces deux violences intérieures, s’en ajoute une troisième, bien réelle celle-là : les coups reçus par son “amoureux” dans la maison même de ses parents. »

Le Généraliste, 27 mars 2008

Wolvendael Magazine

« Un roman à la fois dur et beau qui dévoile les souffrances inimaginables qu’un être humain peut garder secrètes. »

Julie Braun, Wolvendael Magazine, avril 2008

Axelle

« Après Le Grand Menu, Corinne Hoex continue à dénoncer l’abus de pouvoir. Et ce nouveau roman est d’autant plus fort que la narratrice semble retenir toute émotion pour parvenir à raconter son histoire. Le mépris d’un père, l’indifférence d’une mère, la brutalité d’un fiancé : trois temps pour décrire le piège de violence qui se referme silencieusement sur une femme. »

Isabelle Desobry, Axelle, avril 2008

Victoire

« Roman étonnant que ce second opus de Corinne Hoex. D’une sobriété exemplaire, qui n’en accentue que davantage les forces, la dureté, la violence. […] Un livre court, mais qu’il faut prendre le temps de lire. Pour savourer l’écriture et pour percevoir, sous l’apparence lisse d’une robe sage, les images terribles et les tourments des relations humaines – sans lesquelles, cependant, nous ne serions que des pierres. »

Vincent Engel, Victoire, 3 mai 2008

Le Mensuel littéraire et poétique

« En trois actes, se déroule la tragédie d’une oppression familiale et de ses conséquences, infiniment roulées et déroulées comme les vagues de la mer […]. Les mots sont implacables, les phrases sans issue. Un roman tel un poignard, admirablement affûté. »

Marie-Clotilde Roose, Le Mensuel littéraire et poétique, mai-juin 2008

Reflets/Wallonie-Bruxelles – La Pensée Wallonne

« Tout l’art de Corinne Hoex est là, dans l’allusion, la discrétion, le trop-peu qui dit beaucoup, la bonde qui se délivre – mais il y a toujours cette retenue, et comme un sourire en coin, même si c’est au bord des larmes. Un théâtre de la cruauté qui va tellement loin que l’on se demande si c’est rêve ou réalité. Et, aux toutes dernières lignes du livre, l’avant-plan et l’arrière-plan (le paysage) se rejoignent, comme les cartons à plier dont s’amusent les enfants. Tout cela est d’un art extrêmement consommé. Un véritable plaisir de lecture. »

Joseph Bodson, Reflets/Wallonie-Bruxelles – La Pensée wallonne, mai-juin 2008

Métro

« Ma robe n’est pas froissée trace l’histoire d’une maltraitance. Dans une écriture âpre et directe, Corinne Hoex dresse le portrait d’un père dont la narratrice n’a connu que le mépris, d’une mère dont le regard fuit et la nie, d’un amoureux qui, avec la complicité des parents, s’épanouit en la battant. Corinne Hoex poursuit ici une dénonciation de l’abus de pouvoir et observe comment, encouragée par la surdité du monde, la violence physique et morale subie par une femme se transforme en destin. Un sujet plus qu’actuel – à lire dans le train ! »

Bruno Van Calster, Métro, 28 mai 2008

La Revue générale

« Corinne Hoex est poète jusqu’au bout des ongles – qu’elle a acérés. Chez cet écrivain, nulle complaisance mais la lucidité sans faille de l’analyste, qui m’a fait songer au Mars de F. Zorn. Quant à la langue, ciselée et ponctuée avec grâce (rara avis), elle transcrit de façon percutante l’enfer quotidien d’une héroïne couturée de cicatrices. Corinne Hoex écrit comme on sabre, avec une rage froide et ce qu’il faut de saine jubilation. Bref, elle s’impose avec une grâce qui balaie le désespoir. »

Christopher Gérard, La Revue générale, avril 2008 & La Presse littéraire n° 15, juin 2008

Regards

« Ce serait abusif de dire qu’on lit Corinne Hoex avec plaisir. On la lit avec effroi […]. Sa marque de fabrique, c’est, à l’instar des tragiques grecs, d’inspirer la terreur et la pitié. Pourtant, ici, pas un mot plus haut que l’autre. […] Tout est précis, mesuré, glacé et silencieux. Ce qu’elle nous peint, ce sont des situations de domination, comme beaucoup d’enfants en éprouvent, dans le silence imposé, dans la prétention effroyable à la normalité de l’obéissance, la fascination pour le maître, le parent qui ordonne, qui, en toute bonne conscience, impose sa loi arbitraire et fasciste. »

Henri Raczymow, Regards, juin 2008

Elle Belgique

« Corinne Hoex le dit elle-même à la page 98 de son terrifiant récit : ce n’est pas un conte de fées. Le décor a pourtant le charme un peu tarte d’un Martine à la plage: les années soixante, la mer, une grand maison, une famille bourgeoise. Mais si les premières pages sont belles et tristes, la suite sera un cauchemar. Pur et simple. […] Corinne Hoex écrit peu mais elle écrit fort et profond. Corinne Hoex n’écrit pas long, mais elle écrit essentiel. Un peu comme si sa vie en dépendait. »

Thomas Gunzig, Elle Belgique, juin 2008

World Periodical Press News

« Ce livre est le récit d’une destruction en trois actes : un père, une mère et un fiancé enferment une jeune fille dans un quotidien de violence et d’humiliation. Avec une émotion contenue, dans une écriture âpre, toujours sur le fil. »

Albert de Smet, World Periodical Press News, juin 2008

Le Soir

« Ma robe n’est pas froissée a reçu le dimanche 1er juin 2008, au Joli Mai, le Prix Indications du Jeune Critique (ex aequo avec Grégoire Pole) : […] les supporters de Corinne Hoex vantaient le côté bouleversant de son roman, ainsi que la manière dont celui-ci faisait réfléchir les lecteurs sur les abus de pouvoir. Interrogée par les jeunes jurés, Corinne Hoex répond : En rédigeant ce livre, j’éprouvais la nécessité intime d’exposer un abus de pouvoir, d’autant plus que celui-ci se déroule dans un milieu en apparence policé. J’ai voulu le faire en laissant de la place aux lecteurs, pour qu’ils puissent investir l’histoire. »

Adrienne Nizet, Le Soir, 2 juin 2008

Passe-Partout

« Petit bonheur divin pour amateur de mots : Ma Robe n’est pas froissée trône en excellente place dans les librairies. Le “désir” de l’auteur(e) ? Les grandes thématiques ou la dénonciation de faits de société. En un style frôlant l’épure descriptive. […] Corinne Hoex aime à “rester en-deçà de l’analyse” : “C’est un faisceau de lumière sur une situation, de la façon la plus précise possible. Ainsi, je laisse beaucoup de place au lecteur.” […] Ce que l’on vous conseille, c’est de la lire, toutes affaires cessantes. »

Guy Bernard, Passe-Partout, 25 juin 2008

Lire l’article complet sur le site L’Avenir.net

La Semaine Médicale

« Corinne Hoex, c’est une voix, une voix qui écrit, une voix qui parle, une voix qui choisit les mots comme on choisit une épice ou un parfum. Corinne Hoex c’est une attention de chaque instant à ce que les mots qu’elle choisit expriment exactement l’émotion ressentie. Corinne Hoex c’est une orfèvre qui pèse la sonorité de la phrase sur une balance dont les plateaux sont la poésie et la vérité. »

Edmond Morrel, La Semaine médicale n° 447, 26 juin 2008

Magasin, Espace culturel provincial du Hainaut

« Non, le roman n’est en rien autobiographique. À quoi bon raconter un vécu que l’on connaîtrait déjà ? commente Corinne Hoex. L’écriture en tant que reflet de la réalité ne constitue pas à ses yeux un enjeu mobilisateur. En revanche, creuser plus profond par le biais de la fiction, s’aventurer dans les territoires de l’inconscient à la recherche de parcelles de soi qu’on ignore, voilà qui donne sens à l’acte d’écrire. »

Karole Bohac, Magasin, Espace culturel provincial du Hainaut, juillet-août-septembre 2009

Indications

« Sans un faux pli et sans déchirure, Corinne Hoex nous emmène doucement dans un monde de violence et d’annihilation de l’être. »

Elénore Ronneau, Indications, 29 août 2008

Antipode (Chronique littéraire)

« Ma robe n’est pas froissée de Corinne Hoex édité en janvier dernier chez l’éditeur bruxellois Les Impressions Nouvelles est le second roman de l’auteure et a reçu déjà le Prix Indications du Jeune Critique. Ma robe n’est pas froissée est le récit grave d’une maltraitance. La narratrice dresse le procès verbal de la violence, du déni de l’être et de l’humiliation subies durant l’enfance et l’adolescence. Cela se passe autour des années soixante, entre la Mer du Nord et Bruxelles, dans une famille bourgeoise, ce milieu policé où il importe de sauver les apparences, et qu’une robe ne soit pas froissée… Trois actes, trois négations qui enserrent la narratrice. Un père amoureux de voile, admiré et terrifiant. Une mère rétive à toute émotion, dont le regard méprisant glisse depuis toujours sur la narratrice sans la voir, pour l’effacer de l’existence. Un « fiancé » dont la violence s’exerce dans l’indifférence ou la complicité parentale. Alors la jeune fille collectionne les portraits pour avoir des visages obligés de se tourner vers elle. Mais c’est l’écriture de Corinne Hoex qui donne au récit toute sa force : courte, tendue, ciselée, laissant entendre ce vide criant, l’abandon glacé où se trouve remisée la narratrice. Une écriture tout en retenue, sans pathos, qui en accentue encore la dureté. Pourtant il s’agit d’amour. Sauf que celui-ci s’avère désastreux, et qu’il est une menace terrible. Et ce qui bouleverse dans ce livre, c’est le ton détaché, sans rancœur ; la soumission de la narratrice qui est encore attente d’amour ; enfin par dessus tout une forme de compassion secrète qui trame le récit et qui est peut-être proche du pardon. Un livre court de 111 pages, mais dont il faut prendre le temps de goûter la très belle écriture et laisser résonner en soi son cri muet. Un livre qui remue nos tréfonds. »

Éric Brucher, Antipode (Chronique littéraire), 12 septembre 2008

Lire l’article complet sur le site d’Antipode

La Revue générale

« Des phrases courtes, factuelles, désespérées, d’une implacable sobriété. […] L’auteur décortique, dissèque les ambiguïtés des personnages. […] Un style dépouillé, une narration fragmentée, ramènent le tragique à un constat banal et ne le rendent que davantage poignant. »

Dominique Aguessy, La Revue générale n° 10, octobre 2008 & Nos Lettres n° 11, novembre 2008

Le Carnet et les Instants

« Avec Ma robe n’est pas froissée, cité à trois reprises, Corinne Hoex confirme qu’après un silence de quelques années son talent et la fidélité de ses lecteurs sont restés intacts. Finaliste de plusieurs prix (Prix Marcel Thiry, Prix du Parlement de la Communauté française, Prix Rossel), elle trouve ici un encouragement à poursuivre une oeuvre remarquée de toutes parts. »

“Les livres de 2008 qu’ils vous invitent à lire”, Le Carnet et les Instants, février-mars 2009

Le Carnet et les Instants

« Corinne Hoex, en des phrases courtes, par petites touches, l’auteur nous plonge dans le drame des enfants non voulus, niés. Des scènes bouleversantes, où l’on sent que cette douleur ne s’éteindra jamais. Une mère indifférente, un père cynique. Et la houle de la mer du Nord en seul compagnonnage. »

Nicole Debarre, Le Carnet et les Instants, février-mars 2009

Le Carnet et les Instants

« Après son premier roman, Le grand menu (L’Olivier), qui avait laissé une impression forte, on attendait le suivant de Corinne Hoex qui poursuit ici l’exploration des arcanes secrets de la vie familiale. »

Michel Torrekens, Le Carnet et les Instants, février-mars 2009

Le Carnet et les Instants

« Hoex a écrit un roman dru et fort sur la manipulation d’un être vulnérable. Elle met impitoyablement à nu les mécanismes d’une dépossession de soi. »

Michel Voiturier, Le Carnet et les Instants, février-mars 2009

La Libre Belgique

« Corinne Hoex […] y fait, de ses souvenirs, une oeuvre. Et de la progression de ses images, une tragédie. Antique, mine de rien, avec les scènes taillées au scalpel des théâtres grecs. Tout y est, la mort et l’amour, et l’aventure qui consiste à les reconnaître du même temps qu’on les vit. Quand la vie est déjà la mort. Quand le quotidien sent déjà l’éternel recommencement. »

Luc Norin, Lire (supplément de La Libre Belgique), 2 juin 2009

Antipode (Chronique littéraire)

« Dans mon “top trois” des romans que j’ai préférés cette saison se situe ce court mais remuant roman de Corinne Hoex : Ma robe n’est pas froissée édité aux Impressions Nouvelles. Il a d’ailleurs reçu le Prix Emma Martin 2008, le Prix Indication du Jeune critique 2008, et a été finaliste du Prix Rossel. […] Trois actes, trois négations qui enserrent la narratrice. Un père amoureux de voile, admiré et terrifiant. Une mère rétive à toute émotion, dont le regard méprisant glisse depuis toujours sur la narratrice sans la voir. Un “fiancé” dont la violence s’exerce dans l’indifférence ou la complicité parentale. Alors la jeune fille collectionne des portraits pour avoir des visages obligés de se tourner vers elle. Et s’il s’agit d’amour, il s’avère désastreux, une menace terrible. Et ce qui bouleverse aussi, c’est, malgré la violence, le ton sans rancœur de la narratrice, peut-être même proche du pardon, et sa demande d’amour indéfiniment répétée, qui chaque fois se relance inutilement en avant comme les vagues de la mer. Et puis, il y a l’écriture de Corinne Hoex. C’est elle qui donne au récit toute sa force : courte, tendue, ciselée, laissant entendre ce vide criant, l’abandon glacé où se trouve remisée la narratrice. Une écriture au scalpel, magnifique, tout en retenue et sans pathos, où l’on sent résonner en soi le cri muet des mots. »

Érich Brucher, Antipode (Chronique littéraire), 3 juillet 2009

Blog Lire est un plaisir (Nostalgie)

« Corinne Hoex est un de nos plus grands écrivains et il suffit, pour s’en convaincre, de lire son époustouflant petit ouvrage intitulé Ma robe n’est pas froissée, paru l’année dernière aux Impressions Nouvelles à Bruxelles. En trois parties distinctes, elle y fait le récit, sur un ton acéré et badin, des violences subies au quotidien par une petite fille devenant grande […]. Le style de l’auteur, à mi-chemin entre le détachement de l’étranger camusien et l’ironie flaubertienne, s’épanouit en flèches du Parthe décochées à la fin des chapitres tenant eux-mêmes en quelques lignes. […] Cette brièveté de forme n’exclut en rien l’ampleur des constats et la profondeur de l’effroi qu’ils suscitent. »

Bernard Delcord, Blog Lire est un plaisir (Nostalgie), 7 octobre 2009

Lire l’article complet sur le blog Lire est un plaisir

L’Avenir

« M. Horremans, président du jury, présente l’oeuvre de la lauréate, Corinne Hoex, Ma Robe n’est pas froissée, et souligne que le texte interpelle autant qu’il dérange. Car il ne relate rien d’autre que la démolition méthodique d’un être humain, orchestrée sous le masque impassible des bonnes apparences. […] Ma robe n’est pas froissée est un livre fort apprécié par le jury chimacien, pour sa justesse de ton. […] Françoise Houdart, ancienne lauréate du prix chimacien et actuelle membre du jury, souligne que Ma robe n’est pas froissée a un ton juste, sans pathos, avec une écriture claire qui révèle l’essentiel. »

Robert Louette, L’Avenir, 7 juin 2010

Médiathèque départementale du Nord – Conseil général du Nord

« Récit d’une violence froide, stagnante mais bien réelle, le livre de Corinne Hoex nous fait toucher la dureté des relations humaines. Les tensions psychologiques et les rapports de soumission sont constamment présents dans les écrits de l’auteure (Le grand menu en 2001, Décidément je t’assassine en 2010). La famille est notamment le lieu de toutes les humiliations et de toutes les destructions. on ne sort pas indemne de la lecture des romans de Corinne Hoex, mais la conscience éveillée. »

Médiathèque départementale du Nord – Conseil général du Nord, février 2011

Le Soir

« Même quand elle écrit des romans, comme Ma robe n’est pas froissée ou Décidément je t’assassine, Corinne Hoex fait de la poésie. Elle coupe, elle tranche dans la graisse des mots, elle va jusqu’à l’os, elle épure sa langue à vif. Elle ne laisse que la toute puissance des mots, du son, du sens. »

Jean-Claude Vantroyen, Le Soir, 2 août 2011

Site de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique

« Une œuvre romanesque qui vient d’atteindre un nouveau stade  dans sa maturation, un travail poétique qui lui aussi s’affirme dans l’originalité et la maîtrise : sur ces deux plans, Corinne Hoex s’affirme comme une figure  majeure de notre littérature.
Après plusieurs récits qui relevaient d’une sorte d’aggiornamento familial, et qui avaient  été inaugurés, il y a douze ans, avec Le grand menu dont l’évidente maîtrise  n’avait échappé à l’attention de personne, ont suivi deux récits qui poursuivent la chronique presque clinique de ce qui tient de la psychose collective, Ma robe n’est pas froissée et Décidément je t’assassine, constituant ainsi un triptyque d’une rare homogénéité. La parution, l’an passé, du Ravissement des femmes (chez Grasset), a ouvert une nouvelle voie dans une œuvre placée sous le signe de la lucidité sans concessions. Ce roman dont l’acidité satirique n’est pas absente tient de la description de mœurs et du constat d’un malaise idéologique dans notre société désenchantée. Il préfigure d’autres développements dans une œuvre dont l’épanouissement donne plaisir à voir, y compris sur le plan poétique. La parution toute récente, au Cormier, du recueil Celles d’avant vient de l’illustrer. »

Jacques De Decker, Site de l’ARLLFB (à propos de la remise du Prix Félix Denayer 2012)

Lire l’article complet sur le site de l’ARLLFB