Pour en finir avec la poésie dite minimaliste

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ISBN : 978-2-87449-189-4
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 160 pages
Prix : 15€
Parution : juin 2014

Ce livre est un livre de combat : en plein renouvellement aujourd’hui, la poésie française doit d’abord se débarrasser d’une forme d’écriture qui domine le paysage français depuis près d’un demi-siècle et dont la puissance institutionnelle empêche l’épanouissement du nouveau : la poésie dite minimaliste, qui combine effacement de la forme (aux mots sur la page on préfère les blancs) et profondeur du sens (un poème n’est valable que dans la mesure où il se rapproche de la philosophie).

Refusant les partis pris et la grande pauvreté d’une telle conception de la poésie, ce livre analyse le travail des auteurs contemporains qui proposent une alternative proprement littéraire : Pierre Alferi, Vincent Tholomé, Virginie Lalucq,  Stéphane Bouquet, Philippe Beck, Sophie Loizeau et Jean-Christophe Cambier.

– Pour en finir avec la poésie dite minimaliste

– L’allofiction selon Pierre Alferi : pour une poétique du dérapage contrôlé

– Frédéric Boyer, le détournement comme quête de sens

– Tholomé improvisateur, entre Tarkos et Cage

– Virginie Lalucq, Couper les tiges

– Stéphane Bouquet ou la démocratie poétique

– Remoderniser les classiques : Philippe Beck et Roberto Rossellini

– Sophie Loizeau, les mots en amour

– Jean-Christophe Cambier, Temps mort : une écriture « abstraite » ?

– Bibliographie

– Note sur le texte

Blog LU cie & co

« Un de ces livres de combat comme il sait les faire. Son essai analyse la poésie française contemporaine, en plein renouvellement aujourd’hui, mais qui peine parfois à se défaire de ses historiques contraintes de forme. Il prend appui sur le travail d’auteurs contemporains comme Pierre Alferi, Vincent Tholomé, Virginie Lalucq, Stéphane Bouquet, Philippe Beck, Sophie Loizeau ou Jean-Christophe Cambier. »

Lucie Cauwe, Blog LU cie & co, 1er août 2014

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Le Carnet et les Instants

« C’est un livre important, utile, nécessaire pour la pensée poétique. Il n’est pas évident qu’il touche un grand nombre, mais cet essai, à portée minimaliste, peut certainement, au fil du temps, avoir un impact maximaliste dans le paysage de la poésie contemporaine francophone. »

Mélanie Godin, Le Carnet et les Instants n° 183, 1er octobre-30 novembre 2014

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Revue Contextes

« Pour en finir avec la poésie dite minimaliste de Jan Baetens se présente, a priori, comme un violent pamphlet contre une forme de poésie dominant le champ poétique français depuis les années 1970. Mais l’attaque est ici assez paradoxale : en fait, seul le premier chapitre d’un livre qui en compte neuf plaide à charge, les autres défendent au contraire avec ferveur une série de poètes à la fois contemporains et peut-être… minimalistes. Il ne s’agit donc pas, pour Jan Baetens, de pourfendre le minimalisme en soi, mais de présenter sa propre vision d’une tendance esthétique, que dévalorise à ses yeux une poésie prétendant en relever. C’est donc bel et bien, comme le titre l’indique, la poésie dite minimaliste qui est ici brièvement attaquée, pour laisser place ensuite à une louange du minimalisme véritable. Le pamphlet se transforme donc assez rapidement en une belle apologie. Cet essai, écrit par un homme qui est à la fois critique et poète, est avant tout un appel à découvrir des auteurs beaucoup trop peu lus : Pierre Alferi, Virginie Lalucq, Stéphane Bouquet, Philippe Beck, Sophie Loizeau, Jean-Christophe Cambier et le Belge Vincent Tholomé. Il faut y insister : Jan Baetens a le mérite de sortir des sentiers battus. L’originalité de son propos se traduit de nombreuses façons, notamment par ses choix : les poètes qu’il désigne ne sont pas du tout ceux que l’on cite habituellement quand il s’agit de décrire la poésie contemporaine. Seul Alferi pourrait être considéré comme un incontournable. En ce qui concerne la poésie francophone de Belgique, Vincent Tholomé, poète brillant qui privilégie l’oralité, n’est certes pas un inconnu, mais il est rarement mis ainsi au premier plan. »

Laurent Demoulin, Revue Contextes, 14 octobre 2014

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Karoo

« “Ce livre est un livre de combat.” Voici comment nous est décrit l’essai de Jan Baetens, Pour en finir avec la poésie dite minimaliste. En réalité, le combat ne dure qu’une vingtaine de pages durant lesquelles l’auteur exprime tout ce qui ne va pas selon lui avec une certaine poésie minimaliste française des quarante dernières années. À savoir : l’idolâtrie du blanc sur la page, la raréfaction d’un discours qui ne renvoie plus qu’à lui-même, la vaine tentative d’émuler la philosophie avant tout autre chose ainsi que l’usage facile de la polysémie. Bref, une forme de poésie qui ne rencontre du succès que dans les milieux très fermés.  Fin de la polémique, passons à la défense. Plutôt que de se cantonner au problème, Baetens préfère nous proposer des contre-exemples. Car si l’essayiste dénonce au début du livre, c’est pour mieux nous présenter ce qui, aujourd’hui, constitue une alternative convaincante au mouvement dit minimaliste. Il nous présente ainsi une petite dizaine d’auteurs ayant comme point commun la volonté de proposer quelque chose de différent, novateur. D’un coup, la polysémie se transforme en un usage explicite de la contrainte, l’incompréhensible devient intelligible. Ainsi, ces écrivains, bien que très différents, viennent tous s’inscrire dans un courant qui n’a cependant rien d’une école et que Baetens qualifie de “démocratique”, au sens où les textes, même lorsqu’ils sont le fruit d’un travail formel très élaboré, ménagent une place au lecteur au lieu de se replier complaisamment sur eux-mêmes. »

Marc Horguelin, Karoo, 18 novembre 2014

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Revue L’Esprit créateur

« L’analyse de Baetens a le mérite de proposer un cadre d’analyse large, car le critique a compris que si on ne “vise que les seules oeuvres, qu’on peut juger fades ou prétentieuses, ratées ou ennuyeuses […] les enjeux de l’exercice restent forcément limités”. Le parallèle avec d’autres programmes minimalistes, du côté des arts visuels ou du roman, est fort utile, et Baetens n’a aucun mal à prouver qu’il y a eu, en poésie, “rapt” d’un véritable minimalisme en faveur d’une esthétique qui a fait son temps. Suivent huit études consacrées à des figures qu’aucune école, aucun mouvement ne réunit. […] Baetens est un lecteur remarquable qui n’hésite pas à se montrer pugnace ; sa démonstration, lumineuse, prouve qu’il existe plus d’une façon pour le critique – pour emprunter une dernière fois à Maxence – de se faire “défricheur de chemins sauvages”. »

Eric Trudel, Revue L’Esprit créateur (vol. 55, n° 1), printemps 2015

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Acta fabula

« La poésie n’est pas le genre le plus populaire de la littérature contemporaine. Elle n’est pas, du reste, seulement boudée par un “public” sceptique face à des expérimentations dont il ne comprend pas les enjeux, et perdant patience face à des textes dont la signification semble ne pas finir de se refuser à lui ; les études littéraires elles-mêmes semblent la dédaigner au profit du roman. Pourtant, à bien y regarder, ce ne sont pas les œuvres de qualité qui manquent. Il est vrai que leur lecture est ardue, qu’elles ne se donnent qu’au prix d’un très long effort (lorsqu’elles se donnent), effort qui peut paraître d’autant plus décourageant qu’il est souvent difficile de décrire avec précision ce qu’on en a retiré en termes de sens. Face à un état de fait aussi contraire aux lois élémentaires de la rationalité économique, nombreux sont ceux parmi les lecteurs et les critiques qu’un rapide calcul des coûts et des avantages conduit vers des genres moins hostiles. […] Dans Pour en finir avec la poésie dite minimaliste, Jan Baetens met en évidence la manière dont huit auteurs de la nouvelle génération (ayant commencé à publier dans les années 1990 ou 2000) renouvellent la compréhension du fonctionnement du poème et de ses effets – en s’écartant notamment de l’hermétisme, jugé infécond, d’une certaine poésie grammaticale. »

Pierre Vinclair, Acta fabula (vol. 16 – n° 6), septembre-octobre 2015

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