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Pourquoi nous sommes nietzschéens

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ISBN : 978-2-87449-418-5
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 288 pages
Prix : 22€
Parution : octobre 2016

En octobre 1991, il y a un quart de siècle, Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens paraissait chez Grasset. Quelques philosophes français se targuaient de ne pas l’être, ou de ne plus l’être, enfin : de ne plus vouloir le devenir, jamais.

Nous voulons promettre ici le contraire : nous aurons à devenir nietzschéens car le temps présent nous impose cette réévaluation.

Une telle promesse se réalise dans cet ouvrage collectif en interpellant en sujets nietzschéens les penseurs contemporains qui ont accepté cet enjeu, de par leurs lectures de l’œuvre de Nietzsche, à partir de l’inscription de leur propre œuvre dans ce que nous nommons un nietzschéisme pour le présent.

Nous avions en effet une question : que promettons-nous aujourd’hui au nom de Nietzsche, parce que nous le lisons, parce que nous ne pouvons pas ne pas le lire ?

Ce livre dévoile et développe les pensées et les écritures dont nous avons grandement besoin aujourd’hui pour en finir avec tous les nihilismes du mécontemporain.

Le travail éditorial sur l’œuvre de Nietzsche (les « œuvres philosophiques complètes » chez Gallimard), puis l’ouverture des archives ont permis de corriger déjà beaucoup de malentendus, voire de mensonges qui ont longtemps continué à peser sur la pensée du grand philosophe allemand. Il est aujourd’hui possible de relire Nietzsche sans préjugés, ce qui ne veut pas dire sans regard critique.

Les contributeurs à ce volume, qui souvent combinent philosophie et analyse poétique et littéraire, se promettent exactement cela : une réappropriation active et créatrice de l’œuvre de Nietzsche, afin de chercher de nouvelles réponses aux grandes questions de notre temps, comme le retour des dogmatismes, l’émergence du posthumanisme, les manipulations génétiques, les défis de la biologie évolutionnaire, la redécouverte des formes artistiques d’avant-garde ou encore la défense de la philosophie elle-même comme regard radicalement critique sur le monde et la société.

Alain Jugnon
Nietzsche est la scène 

Alain Jouffroy
Nietzsche fut mon compagnon de lecture  

Michel Surya
Ecce monstrum

Giuliano Campioni
Pour une nouvelle lecture de Nietzsche 

Miguel Morey
Les danses du présent 

Monique Dixsaut
Le dur service de la vérité

Bernard Stiegler
La grande bifurcation vers le néguanthropos

Paul Audi
Suis-je nietzschéen ?

Jean Maurel
Oui, sept fois oui

Hadrien Laroche
De l’œuvre d’art là où elle apparaît sans artiste

Jean-Clet Martin
Nietzsche et le criminel

Frédéric Neyrat
Nietzsche et la relance métaphorique

Avital Ronell
Friedrich, ami d’une intello, malgré tout

Stefan Lorenz Sorgner
Nietzsche éducateur. D’Héraclite au transhumanisme

Philippe Beck
Comment ne pas être nietzschéen

Jean-Luc Nancy
Wer bin ich ?

Dorian Astor
Les monstres de courage et de curiosité

La Quinzaine littéraire

« Se tenant au plus loin d’un nietzschéisme édulcoré, soluble dans l’air du temps, le Nietzsche intempestif dont dix-sept auteurs s’emparent pour le relancer ailleurs (Dorian Astor, Alain Jugnon, Michel Surya, Bernard Stiegler, Monique Dixsaut, Jean-Clet Martin, Frédéric Neyrat, Paul Audi, Hadrien Laroche, Avital Ronell, Philippe Beck, Giuliano Campioni, Miguel Morey, Jean Maurel, Stefan Lorenz Sorgner, Alain Jouffroy et Jean-Luc Nancy) est le médecin-arpenteur d’une civilisation rongée par la dislocation. Il ne s’agit pas d’un manifeste mais de la mise en mouvement de celui qui, diagnostiquant la haine de la vie au principe de la métaphysique, cassa en deux l’histoire de la philosophie. […] Ce recueil témoigne combien la nouvelle manière de philosopher impulsée par Nietzsche ne fait que commencer, à quel point elle propose des outils pour affronter les problèmes contemporains (transhumanisme, ordre marchand, dogmatismes de tous poils) et pour opposer un contre-feu au nihilisme. »

Véronique Bergen, La Quinzaine littéraire, 1-15 octobre 2016

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Libération

« Un bel aréopage de penseurs importants (Avital Ronell, Bernard Stigler, Paul Audi, Monique Dixsaut, Jean-Clet Martin, Michel Surya, Jean-Luc Nancy, Dorian Astor, Philippe Beck, Alain Jouffroy, Hadrien Laroche…) expose dans ce recueil les raisons pour lesquelles suivre Nietzsche, “l’arpenteur le plus clinique et le plus critique de notre modernité”, c’est revitaliser la “pensée politique de notre temps”, faire, autrement, que notre temps soit, comme l’écrivait Gilles Deleuze, le temps “des individus souverains, des philosophes artistes et des joueurs”. »

Robert Maggiori, Libération, 8-9 octobre 2016

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Le Devoir

« Fruit d’une quinzaine de philosophes, ce mélange de témoignages et d’analyses pointues propose une relecture de l’oeuvre du moustachu allemand pour affronter les enjeux soulevés par le posthumanisme. »

Dave Noël, Le Devoir, 12-13 novembre 2016

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Nonfiction.fr

« Ce recueil suscite moins le désir d’être ou ne pas être nietzschéen, qu’il ne pousse le lecteur à revenir aux ouvrages de Nietzsche et à tenter d’actualiser sa pensée. Ce qui constitue évidemment un bien meilleur parti pris que celui énoncé par son titre. Être nietzschéen reviendrait certainement à relever d’une communauté particulière, entraînant le risque bien connu d’y retrouver des “chefs” ou des “autorités”, voire des “papes” (cf. André Breton et le surréalisme), imposant un contrôle du commun à proférer. Les articles de ce recueil ne cessent d’avertir le lecteur des pièges à lui tendus en ce sens, devenir “disciple” n’en a justement aucun. Ils répertorient les obstacles à l’approche de l’œuvre : déclarations d’incohérence, méfiance envers la métaphore, appel à trier entre les “bons” textes et les textes “suspects”, décrets portant condamnation d’avance de tel ou tel trait (Nietzsche et les femmes, les juifs, etc.). Dans ce dessein, ils insistent sur la réception de Nietzsche dans l’histoire qui fut la sienne, sur les simplifications auxquelles elle a donné lieu, sur les trafics imposés par la sœur de Nietzsche aux manuscrits de son frère. Lire Nietzsche, ce serait alors apprendre d’abord à supporter les torsions infligées au cours automatique de l’intelligence du lecteur, les interruptions soudaines du cours du discours, les petits sauts qui ont pour particularité de surprendre une attention trop flottante. Nous sommes très loin des applaudissements ou des dénonciations. L’art ni la pensée ne sont rien que l’on doive applaudir. »

Christian Ruby, Nonfiction.fr, 29 novembre 2016

Lire l’article complet sur le site Nonfiction.fr

France Culture (Répliques)

Comment peut-on être nietzschéen ? Dorian Astor tente d’y répondre dans l’émission « Répliques » sur les ondes de France Culture au micro d’Alain Finkielkraut, le 4 mars 2017.

Écouter l’émission sur le site de France Culture

Revue Éléments

« Suffit-il de dire qu’être nietzschéen “ne signifie pour l’instant qu’une chose : quand on lit Nietzsche, se montrer digne de sa lecture” (Dorian Astor) ? Tant qu’à faire, on retiendra plutôt ce jugement de Paul Audi : “Il n’est nullement interdit de se qualifier de nietzschéen dès lors que l’on accorde une valeur suprême à l’acte de créer comme au principe vital d’accroissement de soi qui porte le plus sûrement la vie à s’aimer, à s’affirmer soi-même.” Une éthique de la puissance d’exister. »

A.B., Revue Éléments, août/septembre 2017

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Derniers événements du livre

05/10/2016
Centre Pompidou à Paris
Signature/Rencontre