Raoul Ruiz

Le magicien

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ISBN : 978-2-87449-304-1
Format : 16.5 x 23.5 cm
Pagination : 288 pages
Prix : 28€
Parution : octobre 2015

Si Raoul Ruiz (1941 – 2011) est reconnu dans le monde entier, sa filmographie reste labyrinthique et les informations à son propos sont lacunaires et fréquemment erronées. Trop souvent, Ruiz est réduit à ses films les plus visibles des dernières années (Trois vies et une seule mort, Généalogies d’un crime, Le Temps retrouvé, Les Mystères de Lisbonne), alors que les réalisations remarquables abondent dès la période chilienne. Ce livre, attrayant et rigoureux, permettra de prendre la mesure d’une œuvre majeure du cinéma moderne.

Dans ses conversations avec Benoît Peeters, Ruiz évoque son parcours de manière vivante et paradoxale ; il se révèle également comme un penseur du cinéma aussi profond qu’original. Après un beau portrait du cinéaste, Guy Scarpetta analyse de manière approfondie neuf de ses films les plus importants.

Abondamment illustré, ce livre propose aussi des entretiens avec des actrices et acteurs : Anne Alvaro, Feodor Atkine, Arielle Dombasle, John Malkovich, Jacques Pieiller, Melvil Poupaud, Edith Scob, Christian Vadim, Elsa Zylberstein, ainsi qu’avec sa femme, la cinéaste Valeria Sarmiento.

Portrait d’un magicien, par Guy Scarpetta

Conversations avec Raoul Ruiz, par Benoît Peeters
– Fragments d’une enfance
– Les cent pièces
– Entre le droit et la théologie
– Faux départs
Trois tristes tigres
– Les années Allende
– Questions de scénario
– De La Vocation suspendue à Point de fuite
– Le fantasme du storyboard

Quelques films, par Guy Scarpetta
Les trois Couronnes du matelot
La Ville des pirates
Trois Vies et une seule mort
Généalogies d’un crime
Le Temps retrouvé
Combats d’amour en songe
Klimt
Les Mystères de Lisbonne
La Nuit d’en face

Paroles d’acteurs, par Guy Scarpetta
Anne Alvaro, Feodor Atkine, Arielle Dombasle, John Malkovich, Jacques Pieiller, Melvil Poupaud, Edith Scob, Christian Vadim, Elsa Zylberstein

Entretien avec Valeria Sarmiento, par Benoît Peeters

Filmographie

Le Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision a remis ses prix annuels ce lundi 1er février 2016. Il s’est réuni dans la salle Henri Langlois de la Cinémathèque française pour décerner ses prix.

Pas de texte étranger sur le cinéma récompensé cette année, exceptionnellement, mais deux livres français ex-aequo : Raoul Ruiz le magicien de Benoît Peeters et Guy Scarpetta (Les Impressions Nouvelles) et Le Magique et le vrai, l’acteur de cinéma, sujet et objet de Christian Viviani (Rouge Profond).

Le 4 décembre 2015, Michelle Bachelet, présidente du Chili, a écrit une lettre en espagnol au moment de la clôture de l’hommage en l’honneur de Raoul Ruiz dans son pays natal.

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Blog Baz’art : des films, des livres…

« On voit à travers ce livre le projet qui a guidé Ruiz  pendant toute sa carrière, celle de montrer l’existence comme une flânerie songeuse, une belle et poétique invitation au voyage intérieur, au risque de perdre le spectateur avide de narration plus carrée. »

Filou49, Baz’art : des films, des livres…, 8 octobre 2015

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Diacritik

«  Quels films de Ruiz le magicien avez-vous vus ? Aucun peut-être ? Le Temps retrouvé tout de même, sorti en 1999 et venant en droite ligne du roman proustien. Y jouaient Catherine Deneuve, Marcello Mazzarella (Patrice Chéreau en vf), John Malkovich, Chiara Mastroianni, Emmanuelle Béart, Arielle Dombasle… Pas moins. C’est que Raoul Ruiz attirait à lui les plus grands comédiens. On dit par ailleurs que le Chilien a tourné et réalisé 120 films ! Des longs, des courts, pas tous achevés, pas tous diffusés, pas tous reconnus. Il fut un vrai fou de cinéma, porté par une passion invincible. Son style et ses sources d’inspiration variaient sans relâche mais n’en étaient pas moins marqués par un baroquisme redoublé et tellement sud-américain. Avec lui, on est chez Borges (surtout), Marquez, Cortazar, Fuentes et bien d’autres. En un mot, il fut un géant du septième art mais un géant réservé aux festivals et aux cinémathèques, bref aux cinéphiles et parmi les plus exigeants. Il est heureux qu’aujourd’hui deux critiques qui l’ont bien connu et beaucoup fréquenté, Benoît Peeters et Guy Scarpetta, lui consacrent un superbe livre-album. »

Jacques Dubois, Diacritik, 16 octobre 2015

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Blog Pasion de la lectura

« Cet essai sur le grand cinéaste que fut Raoul Ruiz, a été écrit par un tandem de choc : Benoît Peeters (Paris 1956), écrivain français, scénariste (et spécialiste de l’univers de Tintin !) qui fut l’ami de Raoul Ruiz, et Guy Scarpetta (1946) qui est un romancier français, essayiste et maître de Conférences à l’Université de Reims ; ce dernier analyse dans ce livre neuf films du maestro Ruiz. C’est un livre très intéressant sur le cinéaste chilien (aujourd’hui décédé), richement illustré ; il comporte trois parties : tout d’abord en première partie une longue conversation menée à bâtons rompus entre Benoît Peeters et Raoul Ruiz où le cinéaste se raconte (peu), toujours avec modestie et pudeur ; il raconte surtout la genèse et le rodage de ses films; en deuxième partie, l’analyse des neuf films ; et en troisième partie, la liste succincte de sa filmographie. »

Blog Pasion de la lectura, 28 octobre 2015

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Culture ULG

« C’est en 1982 dans le village ardennais de Rossignol, où la Cinémathèque française organise une rétrospective de son œuvre “labyrinthique, que Benoît Peeters rencontre pour la première fois Raoul Ruiz. Ensemble, ils vont écrire les scénarios d’un film, La Chouette aveugle (1987), et d’un livre, Le Transpatagonien (1989), illustré par Patrick Deubelbeiss. Cet essai, qui paraît quatre ans après la mort du réalisateur franco-chilien, reprend (sur 85 pages !) les nombreuses conversations qu’ils ont eues, principalement entre 1984 et 1987 et partiellement publiées. On y apprend que l’auteur des Destins de Manoël a été dans son enfance abreuvé de films – jusqu’à huit par semaine –, principalement américains mais aussi français considérés comme “érotiques”, et qu’à 16 ans, il a commencé à écrire ses premières pièces de théâtre – il en signera plus d’une centaine. […] Au fil de ces échanges passionnants, il est encore question d’autres films – La Vocation suspendue (1977), L’Hypothèse d’un tableau volé (1978), Les Trois Couronnes du matelot (1982), La Ville des pirates (1983) –, toujours envisagés sous des angles multiples: intentions du réalisateur, étapes de l’écriture, conditions du tournage, analyse cinématographique, etc. Dans la seconde partie de l’ouvrage, Guy Scarpetta analyse neuf films de Ruiz – Les Trois Couronnes du matelot, La Ville des pirates, Trois vies et une seule mort, Généalogies d’un crime, Le Temps retrouvé, Combat d’amour en songe, Klimt, Les Mystères de Lisbonne, La Nuit d’en face – et donne la parole à plusieurs de ses acteurs (Arielle Dombasle, John Malkovich, Melvil Poupaud, Edith Scob…). Benoît Peeters clôt l’ensemble, avant une filmographie commentée, par l’interview de Valeria Sarmiento. »

Michel Paquot, Culture ULG, automne 2015

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Blog Slate.fr

« Au fil du long entretien avec Ruiz par Benoit Peeters et des textes critiques de Guy Scarpetta sur 9 de ses principaux films, complétés par les rencontres avec autant d’acteurs et un dialogue avec sa femme et collaboratrice, la cinéaste Valeria Sarmiento, c’est un monde infiniment riche d’images, d’idées, de rimes visuelles et sonores qui se déploie. Les deux auteurs du livre retrouvent ainsi cette “magie” qu’ils attribuent au réalisateur, une magie qui évoque les fleurs du même nom, ces petites boules qui se déploient immensément. […] Non seulement, presque d’où qu’on les prenne, ces textes donnent accès à cette œuvre en forme de jardin luxuriant, mais ils entrebaillent certaines des plus justes approches de la mise en scène de cinéma, du rapport à l’écriture, aux acteurs, à l’imaginaire qui se puissent lire. Et même, au détour de quelques pages, un récit lumineux et lucide (enfin !) de ce que fut l’Unité Populaire au Chili. »

Jean-Michel Frodon, Blog Slate.fr, 1er novembre 2015

Blog À part

« Ce qui frappe, dans la filmographie de Raoul Ruiz (1941-2001), c’est sa démesure. Si l’on en croit la liste (commentée) publiée en annexe du bel ouvrage illustré que lui consacrent Benoît Peeters et Guy Scarpetta, il est l’auteur de quelque cent douze films, mélange de documentaires et de fictions, de longs et de courts métrages, dont quelques-uns jamais diffusés ni même achevés. […] Pour tenter quand même de mieux cerner certains d’entre eux, d’en saisir les enjeux, et d’ainsi être moins dépaysé à leur vision, Guy Scarpetta est un guide d’exception. […] Posant sur chacun d’eux des grilles d’analyse stylistiques, temporelles, narratives, fantastiques, psychologiques, voire psychanalytiques, qui en accusent la profonde originalité. Ces analyses sont précédées, sur une centaine de pages, par les conversations qui ont réuni, pendant les années 1980, le réalisateur franco-chilien et Benoît Peeters. Outre de permettre de savoir d’où vient Ruiz, et de comprendre comment il s’est formé, elles confirment que cet artiste ne pouvait jamais s’arrêter de tourner. »

Michel Paquot, Blog À part, 5 novembre 2015

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France Culture (Projection privée)

À l’occasion de la sortie de Raoul Ruiz le magicien, Benoît Peeters et Guy Scarpetta sont les invités de Michel Ciment pour l’émission « Projection privée » sur les ondes de France Culture, le 14 novembre 2015.

ÉCOUTER LA SÉQUENCE SUR LE SITE de FRANCE CULTURE

Focus Vif

« “S’endormir dans un film et se réveiller dans un autre.” Cette maxime, Raoul Ruiz, disparu en 2011 à l’âge de 70 ans, l’avait adoptée pour principe de création, laissant une œuvre dépassant l’entendement: quelque 120 films au bas mot, petits et grands, glorieux ou bricolés. “Cette formule le résume en effet assez bien”, observe Benoît Peeters, écrivain, scénariste et cinéaste, le co-auteur avec Guy Scarpetta, romancier et critique à Positif notamment, de Raoul Ruiz le magicien, une vaste monographie labyrinthiques du cinéaste chilien. “Le cinéma était profondément pour lui du côté de la rêverie, qu’il avait envie de prolonger dans la vie.” »

Jean-François Pluijgers, Focus Vif, 4 décembre 2015

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Télérama

« Depuis que Raoul Ruiz est parti, en août 2011, le baroque a perdu de son sel. Nul autre que lui pouvait ainsi nous ensorceler et nous amuser, à travers toutes sortes de récits gigognes, voyages labyrinthiques entre le songe et la réalité. […] Le livre dessine le portrait d’un travailleur acharné (détestant les vacances) qui pensait déjà au film suivant lors du montage, et d’un buveur particulièrement sociable. Un mot revient souvent dans la bouche de ses acteurs fétiches, également interrogés (Anne Alvaro, Melvil Poupaud, Féodor Atkine, Arielle Dombasle…) : celui de “génie”. Un génie joyeux et généreux. »

Jacques Morice, Télérama, 5 décembre 2015

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MAD (Le Soir)

« Cet ouvrage plonge au cœur de son cinéma et de sa pensée, offre l’analyse, pointe l’originalité et l’ampleur. De façon rigoureuse et vivante. Avec entretiens et illustrations. »

Fabienne Bradfer, MAD (Le Soir), 16 décembre 2015

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Art Press

« On ne saurait trouver meilleur guide que Guy Scarpetta pour explorer le territoire ruizien. […] [Il] met en évidence la complexité du récit pour montrer que Raoul Ruiz a su plier le médium cinématographique à son imaginaire. Jeu de combinatoires, dysnarration, multiples bifurcations, plaisirs de la digression pas toujours refermée, pauses inexplicables, perméabilité des frontières du temps et de l’espace : il y a comme un affolement des particules du récit ruizien qui doit susciter non l’effarement mais, au contraire, le réveil du spectateur anesthésié par trop de linéarité prétendument logique. […] Benoît Peeters transcrit une série de conversations avec le cinéaste enregistrées durant les années 1980 en suivant une perspective chronologique qui, comme souvent chez Ruiz, fourmille de chemins de traverse qui savent mystérieusement nous égarer sans perdre le fil. C’est ce merveilleux art de la conversation que l’on retrouve au fil du dialogue où on croisera des considérations sur les liens entre Kafka et Borgès, une manière toute personnelle de décrire les années Allende ou la parole des exilés, une évocation amusée de la richesse imaginaire et spéculative des cours de théologie – clé du lien privilégié avec Klossowski – ou l’assimilation de la question du story-board à “un monde d’abstractions platoniciennes”. »

Jean-Jacques Manzanera, Art Press n° 429, janvier 2016

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Bref le magazine du court métrage

Dans le numéro de février-avril 2016 de la revue, découvrez un article de trois pages comprenant un long entretien que Benoît Peeters (co-auteur avec Guy Scarpetta et éditeur de Raoul Ruiz, le magicien) accorde à Jacques Kermabon à propos de ses rencontres avec ce cinéaste libre, une recension du livre et une remarquable analyse du film Colloque de chiens (1977) par Amanda Robles.

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Positif

« À qui aime voir exprimé clairement ce qu’il a ressenti confusément, on ne peut que conseiller la lecture de ce livre consacré au plus atypique des cinéastes : Raoul Ruiz, le conteur avec lequel le compte n’est jamais bon (Trois Vies et une seule mort), l’inventeur d’univers gigognes (Les Trois Couronnes du matelot), jonglant en permanence avec les vacillements du temps et de l’espace (Le Temps retrouvé)… »

Bernard Génin, Positif, février 2016

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Le Monde diplomatique

À l’occasion de la première grande rétrospective mondiale consacrée au cinéaste franco-chilien Raoul Ruiz à la Cinémathèque française de Paris, Guy Scarpetta tente de dresser un portrait de Ruiz dont l’œuvre « fut bâtie sans jamais obéir aux règles imposées par l’industrie et le marché du cinéma », mai 2016.

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La Quinzaine littéraire

« L’indispensable monographie polyphonique [de Raoul Ruiz]. »

Diane Arnaud, La Quinzaine littéraire, 1-15 mai 2016

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À bras le corps

« Raoul Ruiz, le magicien est le dernier ouvrage paru à ce jour sur le cinéaste chilien décédé il y a quelques années déjà, dont l’œuvre reste encore comme un continent largement inexploré, à demi fantomatique. Il se compose de trois parties : la première est un entretien entre Ruiz et son ami et collaborateur occasionnel Benoît Peeters (il fut co-scénariste du film La chouette aveugle et collabora aussi à la bande dessinée Le transpatagonien), qui s’entretient également avec le veuve du cinéaste, Valeria Sarmiento ; la seconde rassemble des critiques écrites par Guy Scarpetta sur certains des jalons de la vaste filmographie ruizienne, et la dernière recueille des propos de comédiens. […] Ainsi s’éclairent non seulement la genèse de certains motifs ruiziens, mais aussi sa pratique du cinéma et certains de ses “secrets de fabrication”, le pendant théorique (pour autant qu’il soit pertinent d’isoler théorie et praxis, surtout chez Ruiz où la dimension fictionnelle de la théorie – et vice versa – joue à plein régime) étant plutôt représenté par sa Poétique du cinéma ou par d’autres livres d’entretiens qui développent, sur un mode tout aussi foisonnant que ses fictions, les conceptions singulières de l’artiste. »

Boris Monneau, À bras le corps, 20 juin 2016

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