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Shakespeare

Le Choix du spectre

Domaine(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-314-0
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 208 pages
Prix : 18€
Parution : février 2016

On dit qu’aux premières représentations d’Hamlet, William Shakespeare se réservait le rôle du spectre. Et si ce choix, loin de se limiter à ce rôle, avait été celui d’une vie entière ? Être ou ne pas être exprime une alternative essentielle peut-être à l’identité d’un auteur décidément ailleurs : les maigres documents dont nous disposons sur la vie du Shakespeare officiel suggèrent, en creux, le portrait d’un homme qui ne cesse d’effacer ses traces ou se dissimule tenacement.

Le choix même du théâtre, brassage à profusion de voix, de prises de position et de visages, aggrave cette ontologie vacillante : « Shakespeare » un et toujours multiple se tient entre, plusieurs personnes, plusieurs langues, plusieurs cultures ou identités, dont quatre siècles de gloses et d’interprétations n’ont pas percé le masque. Quelle surprise de constater que comme la Bible, ou l’Iliade et l’Odyssée, cette œuvre parmi les plus commentées du monde ne soit pas clairement signée !

Après avoir rappelé l’inanité de la thèse officielle qui lui assigne pour père le bourgeois de Stratford-upon-Avon, et à la suite de l’hypothèse récente formulée par Lamberto Tassinari, Daniel Bougnoux part à la recherche d’un auteur autre : John Florio (1553 – 1625), né à Londres mais d’origines italienne et juive, avait des qualités de lexicographe, de traducteur et d’érudit qui font de lui un prétendant autrement plus crédible. Et le véritable Shakespeare dans ce cas aura mené une vie plus exposée et compliquée qu’on ne pense.

Bulletin des Bibliothèques de France

« Notre temps ne se dépayse point à ruminer Shakespeare, que Jan Kott sacra “notre contemporain”, et ses pièces et poèmes ne cessent d’appeler au débat. Une meilleure connaissance de sa biographie, de même, ne pourra qu’enrichir celle des textes. Gageons que le “Barde”, ou quel que soit le nom du personnage tenacement dissimulé sous ce masque, n’a rien à craindre de cette reprise d’enquête et qu’il n’en sortira pas diminué, mais doté au contraire d’une éducation, d’une surface sociale et d’un visage enfin dignes de son œuvre ! »

Daniel Bougnoux, Bulletin des Bibliothèques de France, décembre 2015

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Le Magazine littéraire

« Être ou ne pas être exprime une alternative essentielle peut-être à l’identité d’un auteur décidément ailleurs suggère le philosophe Daniel Bougnoux, un spécialiste d’Aragon, dans “Shakespeare. Le choix du spectre”, enquête aux accents de pamphlet qui parait en février aux Impressions nouvelles. En en faisant un monstre, il met ainsi ses pas dans l’essai de Lamberto Tassinari, “The End of a lie. John Florio, the man who mas Shakespeare” (2009), à paraître en français en janvier aux éditions du Bord de l’eau. Le débat sur le “Shakespeare’s authorship” mérite mieux que le dédain même s’il y a quelque chose d’étrange dans la volonté de doter le génie d’une vie qui en soit digne. »

Pierre Assouline, Le Magazine littéraire, janvier 2016

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Le Monde

« Les “stratfordiens” maintiennent contre vents et marées l’identité reçue du Barde sans vouloir considérer Florio, qu’ils sous-estiment gravement. […] Cette recherche malheureusement, qui pourrait n’être que tranquille controverse académique suscite un acharné barrage ; les professeurs en shakespearologie sont peu disposés à réviser leur enseignement de toute une vie, et le chauvinisme britannique s’oppose de son côté à ce qu’on ébranle un pareil monument national au profit d’un aventurier venu du Continent, dehors le Juif italien, shocking ! Notre première énigme concernait l’identité du Barde : quel que soit le remplaçant qu’on propose (car en l’état des recherches, nous n’avons aucune preuve décisive en faveur de Florio), je crois démontrable que le médiocre affairiste de Stratford ne peut pas être le “Shakespeare” qui signe un pareil théâtre. […] Mais la deuxième énigme posée par l’attribution officielle serait de mieux comprendre cette persévérance dans la roue du mensonge : par quels jeux narcissiques croisés d’identifications ou de projections cette œuvre vient-elle servir à une nation de miroir ? […] En ces temps de dilution mondiale, ces marques d’identité semblent plus nécessaires que jamais aux nations en quête de hauteur ; chaque langue, donc chaque littérature, en constitue le noyau dur. Mais la musique – voire le cinéma ou le sport – propose aujourd’hui d’autres têtes d’affiche. Il entre beaucoup d’ironie dans la promotion au rang de monument national du migrant William Giovanni Shakespeare, si l’on songe que John Florio acquit sa culture au prix des souffrances de l’exil, et des tribulations de son père à travers une Europe en gésine. De quels malentendus, de combien de mensonges ou de forgeries se nourrit le culte un peu simple, ou politique, qu’un peuple rend à son “génie” ? »

Daniel Bougnoux, Le Monde, 10 janvier 2016

Lire l’article complet sur le site du Monde

Webradio Espace Livres

Edmond Morrel évoque le livre de Daniel Bougnoux dans une interview de Lamberto Tassinari à propos de John Florio, alias Shakespeare, le 30 janvier 2016.

Écouter la séquence sur le site de la webradio Espace Livre

En attendant Nadeau

« Deux théories du complot sont mobilisées à l’appui du candidat Florio. La première tente laborieusement d’expliquer comment, pourquoi, il a été dépouillé de son œuvre dramatique et poétique par l’infâme Shakespeare. La seconde, comment, pourquoi, l’industrie stratfordienne travaille à l’effacer du paysage. Le principal argument de Tassinari/Bougnoux, comme de tous leurs prédécesseurs, c’est l’intime conviction. […] Daniel Bougnoux l’affirme lui aussi sans rire, la langue shakespearienne n’est “pas une langue vernaculaire, mais une parole venue du dehors“, et il emprunte ses citations, sans le nommer, à François-Victor Hugo. Le spécialiste d’Aragon adosse son livre à celui de Tassinari, dont il a écrit la préface pour l’édition française, après en avoir longuement vanté les mérites sur son blog, et après avoir interrogé tous les chercheurs de sa connaissance. Moins pour les écouter, semble-t-il, que pour affûter ses propres arguments. Déguisés en Coloquinte, Deirdre, Basilius, Baliveau, ils reconnaîtront sans doute ce qui leur appartient. Là où Tassinari invective, affirme rudement, ressasse ses “confirmations absolues“, Bougnoux suggère et ironise avec grâce, ne s’énerve que pour proclamer sa haine du “triste hydrocéphale” barbouillé sur le frontispice de l’in-folio. Ses explications concernant l’anonymat de Florio ne sont guère plus convaincantes. Si le courtisan accompli s’identifiait passionnément aux valeurs et aux préjugés de ses protecteurs, qu’est-ce qui l’a poussé à écrire pour le théâtre, trop proche à leurs yeux de la fosse aux ours et des bordels ? Le philosophe croit-il sincèrement à cette hypothèse Florio qu’il qualifie de révolution copernicienne ? Pas sûr. Opportunisme ? Peut-être. Elle semble surtout prétexte au dévoilement de son Shakespeare intime. […] À peine Tassinari est-il entré dans son univers, à la moitié du livre, que le monde se divise en deux : ceux que la contradiction fait réfléchir, et ceux qui préfèrent anathémiser l’adversaire. Tout cela parce qu’il n’apprécie pas les portraits officiels du Barde, et préfère le visage plus élégant, mieux dessiné surtout, de Florio. Ça, on peut le comprendre. Personnellement, un seul des possibles visages de Shakespeare me plaît, le portrait Sanders découvert… au Canada. Est-il authentique, je l’ignore, et à dire vrai ça m’est égal. Moi aussi, “sur cette seule gravure, j’ai eu envie de l’aimer !” C’est bien une preuve, ça, non ? »

Dominique Goy-Blanquet, En attendant Nadeau, 10 février 2016

Lire l’article sur le site En Attendant Nadeau

Lire la réaction de Daniel Bougnoux sur son blog Le Randonneur (La Croix)

Lire la Réponse de l’auteur à Dominique Goy-Blanquet sur le site de En attendant Nadeau

Lire le mot de la fin de Daniel Bougoux sur son blog Le Randonneur (La Croix)

Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

« La démonstration est séduisante, voire convaincante. Il faut dire aussi que tout cela nous est brossé avec panache. Libéré du carcan des convenances universitaires et dorénavant franc du collier, Bougnoux brasse une langue riche, vivante, chatoyante: il nous fait plaisir en se faisant plaisir; il jubile, on le sent. C’est brillant tourbillonnant baroque, excessif shakespearien, en un mot. »

Jean-Louis Roux, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, 12 février 2016

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Blog Confitures de culture (Le Nouvel Observateur)

« Il existe un travail très érudit qui attribue au Roi Lear un tout autre auteur que l’obscur fils du maroquinier de Stratford. Même si on a le droit d’éprouver quelques doutes, on se dit qu’un tel livre, qui propose une idée vraiment originale et vraiment troublante, va faire du bruit, qu’on ne parlera que de ça à l’université, chez les gens de théâtre, les anglicistes et ailleurs. Eh bien pas du tout. Pas un mot, ou presque. En gros quelqu’un nous explique, avec des arguments sérieux, que le véritable auteur pourrait bien avoir été le fils d’un juif italien installé en Angleterre, et personne ne moufte. Étonnant, non ? Le seul qui s’intéresse à cette idée, secoue des grelots et bat du tambour dans le silence, c’est Daniel Bougnoux, qui publie aux Impression nouvelles : Shakespeare, Le Choix du spectre. Beau titre. Bougnoux, séduit, quasiment convaincu, tente de donner de l’écho à l’idée d’un autre. L’idée, c’est John Florio. L’autre, c’est Lamberto Tassinari, qui publie en 2008 John Florio, the man who was Shakespeare, à compte d’auteur s’il vous plaît, et en vend d’abord deux exemplaires et demi. Le livre est depuis cette année traduit en français aux éditions du Bord de l’eau. […] Mais pourquoi John Florio, né à Londres d’un père juif italien ? Les raisons en sont multiples. Pour Tassinari et Bougnoux, elles forment un réseau de concordances parfait pour rendre compte de l’ensemble de l’œuvre. […] Cette belle entreprise biographique est aussi une interprétation de Shakespeare, et une réflexion sur les relations entre l’homme et l’œuvre (j’y reviendrai), et tout cela méritait qu’on en parle un peu plus. »

Pierre Jourde, Blog Confitures de culture, 21 février 2016

Lire l’article complet sur le blog Confitures de culture

RTBF – La deux (Livrés à domicile)

Pour commémorer les 400 ans de la disparition de William Shakespeare, Laurent Dehossay a fait le choix de chroniquer le livre de Daniel Bougnoux parmi le ras-de-marée éditorial sur le thème, le 7 mars 2016.

Voir la séquence sur le site de la RTBF

Le Canard enchaîné

« SHAKESPEARE était-il Shakespeare ? Alphonse Allais expliquait qu’un inconnu portant le même nom avait écrit ses œuvres à la place du vrai! Tourmenté par ce mystère (qui troubla avant lui Dickens, Freud, Twain, James, Borges), Daniel Bougnoux, philosophe et spécialiste d’Aragon, s’appuie, lui, sur l’imposante enquête de l’Italien Lamberto Tassinani pour suggérer un inspirateur, voire un auteur, derrière “le Barde” de Stratford-upon-Avon : John Florio. […] Malgré les indices accumulés, aucune preuve pro-Florio n’est irrécusable. Lucide et malicieux, Bougnoux en convient, mais questionne. Et cite Iago : “I’m not what I am.” Puis Hamlet : “To be or not to be”… Shakespeare ? »

Jean-François Julliard, Le Canard enchaîné, 9 mars 2016

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Bruxelles News

« Voici une enquête sérieuse et passionnante, qui livre une nouvelle approche sur un créateur indémodable. »

Daniel Bastié, Bruxelles News, 17 mars 2016

Lire l’article complet sur le site de Bruxelles News

Le Temps

« S’appuyant sur le livre de Lamberto Tassinari dont il signe la préface, Daniel Bougnoux, philosophe, spécialiste d’Aragon, signe Shakespeare. Le Choix du spectre. Il y dessine un portrait de Shakespeare qui recherchait l’effacement, effaçant toutes les traces possibles. Pendant les représentations d’Hamlet, ne voulait-il pas toujours jouer le spectre ? Plus qu’une simple préférence, ne serait-ce pas là l’option de toute une vie ? Au coeur des jeux spectraux à l’oeuvre sur scène, se tiendrait, là aussi, la main de John Florio. »

Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps, 25 mars 2016

Lire l’article complet sur le site du Temps

Dernières Nouvelles d’Alsace

« Comment Shakespeare peut-il s’inspirer pour son Othello d’un texte italien non traduit au moment où il écrit sa pièce? Pourquoi commet-il la même erreur que Florio dans son dictionnaire quand il évoque le Rialto de Venise comme un marché? On ne peut ici détailler tous les indices que développe Daniel Bougnoux qui reconnaît cependant ne pas disposer d’éléments décisifs pour attribuer indiscutablement à Florio la paternité du théâtre shakespearien. »

Serge Hartmann, Dernières Nouvelles d’Alsace, 26 mars 2016

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Radio chrétienne de France – RCF (Médiagora)

Claude Carrez reçoit Daniel Bougnoux pendant près d’une heure pour discuter du véritable auteur des pièces signées Shakespeare, le 28 mars 2016.

Le Dauphiné libéré

« Certes, il n’y a pas (et y en aura-t-il jamais ?) de preuve décisive. Mais, souligne-t-il, il n’y en a pas plus pour authentifier Shakespeare qu’il n’y en a pour authentifier Florio. Le vrai problème, et qui l’intéresse au premier chef, c’est de voir comment Shakespeare, érigé en monument national, apparaît intouchable. Le débat autour de son identité tourne au conflit passionnel, qui relève plus de l’irrationnel de la croyance que de la rationalité de la recherche. “C’est une guerre de religion”, constate Daniel Bougnoux. Or, selon lui, attribuer à John Florio l’oeuvre shakespearienne ne diminue nullement la figure de Shakespeare, mais au contraire lui rend un visage intellectuel plus conforme à ce qu’est cette oeuvre. D’où la démarche rationnelle, et qu’il voudrait apaisée, d’un livre où il a voulu non pas imposer une thèse mais proposer une hypothèse, argumentée, propre à soulever des questions sensées et à entraîner des recherches proprement scientifiques. Mais ce n’est pas gagné! Freud disait que deux choses étaient susceptibles de lui faire perdre la tête : la question de l’occultisme, et celle de l’identité de Shakespeare. C’est dire. »

Jean Serroy, Le Dauphiné libéré, 31 mars 2016

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France Culture (La grande table)

Pour dialoguer avec Daniel Bougnoux, qui soutient la thèse de Lamberto Tassinari selon laquelle John Florio serait l’auteur d’Hamlet, du Roi Lear ou de Macbeth, la « grande table » de Caroline Broué invite la journaliste Brigitte Hernandez, rédactrice en chef au Point, qui publie le hors-série « Shakespeare, l’éternel magicien », le 8 avril 2016.

Écouter le podcast sur le site de France Culture

Le blog littéraire de Pierre Montbrand

« Le style de l’auteur est dense et donne de la vie à ce qui aurait pu n’être qu’une simple accumulation d’arguments ou de faits historiques pour étayer la thèse selon laquelle John Florio (1553-1625) serait le véritable Shakespeare. […] On redécouvre l’Angleterre élisabéthaine et la vie d’un courtisan, sujet aux caprices d’humeur des gouvernants, ainsi que le monde du spectacle de l’époque, où la propriété intellectuelle est encore loin d’être un droit établi…. Voilà un livre où l’on ne s’ennuie pas, bien que le sujet puisse au départ sembler aride ou tout au moins académique. »

Pierre Montbrand, Le blog littéraire de Pierre Montbrand, 8 avril 2016

Lire l’article complet sur le blog littéraire de Pierre Montbrand

Mediapart

Le 9 avril 2016, Daniel Bougnoux et François Laroque, loin du petit sensationnel à la Decaux-Castelot, échangent à propos d’une œuvre qu’ils éclairent et magnifient. Plutôt qu’à une bataille de chiffonniers, Antoine Perraud vous invite (dans la vidéo dont le lien est accessible ci-dessous) à une discussion follement littéraire au sujet de la production shakespearienne…

Voir la vidéo sur le site de Mediapart

RTBF – La Première (Un jour dans l’histoire)

Laurent Dehossay reçoit Daniel Bougnoux dans son émission en duplex pour évoquer les identités possibles de William Shakespeare, le 15 avril 2016.

Écouter l’émission sur le site de la RTBF

La Croix

« La longue histoire des spéculations sur l’identité de Shakespeare commence en 1811, rappelle l’auteur, qui finalement ne prétend pas l’achever. Citant Leonard Cohen, “il y a une fêlure, une lézarde en chaque être. C’est par là que la lumière entre”, il préfère voir dans l’incertitude la marque de la littérature comme de l’humanité. »

Béatrice Bouniol, La Croix, 21 avril 2016

Lire l’article complet sur le site de La Croix

L’Écho

Mélanie Noiret interroge Daniel Bougnoux à propos de son essai qui invoque « le fantôme de William Shakespeare et tente de lui donner un corps et une vie en phase avec l’intensité et la pérennité de son oeuvre », le 23 avril 2016.

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Le Monde des idées

« Londres, après avoir “coulé dans le béton un auteur national”, et transformé l’anglais en “langue de Shakespeare”, serait incapable d’admettre le “vrai” Shakespeare métisse et continental : John Florio. À notre époque de flottement sur l’identité nationale, il est particulièrement “difficile d’ébranler le monument national qu’est Shakespeare”, estime le philosophe Daniel Bougnoux. Ce professeur de sciences de l’information à l’université Stendhal de Grenoble, auteur de Shakespeare. Le choix du spectre, plaide, lui aussi, en faveur de John Florio, et met en cause le “chauvinisme britannique”. “L’attribution d’une oeuvre aussi considérable au médiocre bourgeois de Stratford-upon-Avon n’a que trop duré”, proclame-t-il, tout en reconnaissant ne détenir “aucune preuve décisive en faveur de Florio”. »

Philippe Bernard, Le Monde des idées, 23 avril 2016

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L’Avenir

« Shakespeare est-il réellement l’auteur des pièces qu’on lui attribue ? Rappelons qu’il faut attendre 1624 pour que le “premier folio” des œuvres de Shakespeare soit imprimé. Cette absence de réelles traces écrites, la relative méconnaissance de la vie de l’auteur ont depuis toujours fait courir le bruit : Shakespeare serait un bourgeois de Stratford sachant à peine écrire… Mais alors qui ? D’après François Laroque, spécialiste français de Shakespeare, on dénombrerait au moins 78 prétendants dont trois plus souvent cités [Sir Francis Bacon, Édouard de Vere, John Florio]. »

Marie-Françoise Gihousse, L’Avenir, 23 avril 2016

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La Libre Belgique

« Le peu que nous savons de l’existence du fabuleux dramaturge a favorisé de multiples hypothèses que l’on peut résumer par une seule : Shakespeare était-il Shakespeare ? Ou était-il le prête-nom d’hommes plus savants qui pour l’une ou l’autre raison ne souhaitaient pas apparaître comme des “théâtreux” : le philosophe Francis Bacon (1561-1626), Edward de Vere, 17e comte d’Oxford (1550-1604), homme de Cour et de lettres, ou encore John Florio (1553-1625), né à Londres mais Italien d’origine et juif traducteur notamment des Essais de Montaigne. Cette thèse a été relancée récemment par Lamberto Tassinari dans John Florio alias Shakespeare (éd. Le Bord de l’eau, 2016) et reprise par Daniel Bougnoux, grand spécialiste d’Aragon, dans Shakespeare. Le choix du spectre, un titre qui s’explique par le fait que Shakespeare jouait le rôle du Spectre dans Hamlet. »

Jacques Franck, La Libre Belgique, 25 avril 2016

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Le Soir

« [John Florio] un type qui, pour Tassinari et Bougnoux, est de loin plus crédible. Ses connaissances linguistiques, son érudition, son origine italienne, sa judéité, expliquent sans doute mieux la teneur des pièces du grand Will et lui donnent un visage plus digne de l’œuvre. Mais si Bougnoux semble pertinent et nous enthousiasme, son Florio ne reste qu’une hypothèse qu’il ne parvient pas à démontrer de façon implacable. Est-ce d’ailleurs primordial ? Ce sont les pièces qui comptent, non ? »

Jean-Claude Vantroyen, Le Soir, 14-15-16 mai 2016

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Hippocampe. Journal critique bimestriel

« Les savoirs encyclopédiques mobilisés par l’œuvre de Shakespeare sont profonds, ils ne résultent pas d’un grappillage dans l’air du temps, mais d’une culture qui donne depuis au moins deux siècles du fil à retordre à des générations de lettrés et d’interprètes (linguistiques, théâtraux) ; cet auteur, l’un des plus étudiés de tous à travers le monde, fut donc lui-même un super-lettré, doué de connaissances et d’exigences intellectuelles et morales que le pauvre mot de génie n’explique pas. Et dont l’inspiration ne se limitait évidemment pas aux livres (pourtant nécessaires) : l’expérience dont témoignage cette œuvre suggère une vie pleine de danger, ou du moins exposée, et elle retentit aussi des souffrances de l’exil, fort étrangères au lourdaud de Stratford qui ne sortit jamais de son île. Étonnons-nous, devant de pareilles questions, de la placidité de la critique officielle, forte de la seule doxa attachée à l’autorité de la chose jugée, et qui nous accuse de “conspirationnisme”, ou de billevisées. Il faudra bien pourtant qu’on en vienne à considérer l’hypothèse-Florio ; elle ne résout certes pas tous les mystères qui entourent l’élaboration de cette œuvre, mais elle mérite mieux que le refus arrogant de nos spécialistes, ou leur froid silence. »

Daniel Bougnoux, Hippocampe. Journal critique bimestriel, mai-juin 2016

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Artpress

« Qui est ce John Florio ? Un homme de cour, grand lexicographe, né à Londres en 1553, d’un père juif italien, dont la vie mouvementée (famille juive menacée par l’antisémitisme et, en tant qu’italienne, en butte aux puritains anglais, conversion au catholicisme, puis au protestantisme, fuites et exils…), relatée par Tassinari et reprise par Bougnoux, mérite à elle seule la lecture de leurs livres. […] Je n’ai pas ici la place pour reprendre dans le détail les arguments et les démonstrations serrées qui conduisent les deux enquêteurs à étayer solidement leur hypothèse. […] Il va sans dire que c’est à partir d’une relecture critique des grandes tragédies et comédies de Shakespeare (tant de coïncidences textuelles dans les écrits de William S. et dans ceux de John F. ! car celui-ci a également beaucoup écrit) que Daniel Bougnoux conforte ses convictions précautionneusement présentées comme telles et avec cette réserve qu’aucune preuve décisive ne peut être apportée à l’appui de la thèse de Tassinari. Dommage, car pour ce qui me concerne et pour en revenir à mes émissions de télévision, je préfère suivre “Faites entrer l’accusé” que sa concurrente “Non élucidé”. Cependant, ne désespérons pas, un jour, peut-être… »

Jacques Henric, Artpress, juin 2016

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Revue LibreSens – CPED

« Âme multiple et tourmentée, pour cette raison et pour bien d’autres, Shakespeare est de tous les temps et reste notre contemporain. Pour cette raison aussi, l’hypothèse Florio semble particulièrement séduisante. »

Nadine Dormoy, Revue LibreSens n° 226, juillet-août 2016

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Papiers, la revue de France Culture

« Le mystère de l’identité du Barde mythique hante le monde littéraire depuis des siècles au cours desquels son œuvre immense a été attribuée à plus d’une cinquantaine d’Anglais, dont sir Francis Bacon, Christopher Marlowe. Après Mark Twain, Henry James, Jorge Luis Borges, Daniel Bougnoux s’aventure à son tour sur ce terrain mouvant, avec des arguments affûtés, ce qui déplaît aux scholars de la doxa stratfordienne. »

Papiers, la revue de France Culture n° 24, mars 2018

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