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Villes enfuies

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ISBN : 978-2-87449-026-2
Format : 14.8 x 21 cm
Pagination : 160 pages
Prix : 14€
Parution : février 2007

Ce volume rassemble cinq textes, à tonalité très littéraire : « Paris-Bruxelles », « Prague » (qui avait été publié sous forme d’album illustré aux éditions Autrement en 1985), « Moscou-Vladivostok, notes transsibériennes », « Poussière de voyages » et « Cendres ». À mille lieues des guides touristiques, Villes enfuies trouve les mots les plus justes pour donner forme à l’une de nos expériences fondamentales : le voyage.

« Il comprend bientôt qu’il va quitter Prague pour n’y plus revenir, qu’il ne fera pas son film. Il voudrait partir vers une autre ville, lointaine, perdue, une ville où rien ne l’attirerait, une ville sans histoire, sans statues, sans printemps, une ville sans pavés ni réverbères, une ville inondée de soleil, bordée d’interminables plages, une ville aux odeurs fortes, à la poussière omniprésente, une ville envahie de moustiques. Puis il devine que toute ville, si différente de Prague qu’elle puisse paraître, ne cessera de le lui rappeler. Il voudrait se lancer dans un voyage qui n’en finirait pas, un voyage soumis à des règles obscures et compliquées, lui faisant traverser d’innombrables villes dont il ne connaîtrait même pas le nom, des villes que relierait un fil ténu, par exemple leurs ponts, des villes qu’il ne regarderait jamais, des villes qu’il aimerait seulement quitter. »

La Libre Belgique

« Un large public connaît Benoît Peeters en tant que scénariste de bandes dessinées (principalement via la série “Les cités obscures” mise en page par François Schuiten, avec lequel il a été, aussi, le concepteur d’expositions spectaculaires). Pas besoin, non plus, de rappeler que ce Français (Paris, 28 août 1956) qui vit à Bruxelles depuis l’enfance est l’un des meilleurs connaisseurs du créateur de Tintin et Milou et de son oeuvre : son “Monde d’Hergé” (Casterman, 1983), son “Hergé, fils de Tintin” (Flammarion, 2002) sont absolument incontournables. Cependant, c’est un autre Benoît Peeters, superbement poète, qu’on (re) découvre aujourd’hui grâce à “Villes enfuies” (Les Impressions Nouvelles, 154 pp., env. 14 €) : un enchantement. »

Francis Matthys, La Libre Belgique, 2 mars 2007

Lire l’article complet sur le site de La Libre Belgique

ActuaBD

« Benoît Peeters évoque avec sensibilité, curiosité et justesse des cités comme Paris, Bruxelles, Moscou, Prague ou Vladivostok. Ces textes de longueur variables ont été publiés ces 25 dernières années dans des publications à petits tirages et sont donc passés assez inaperçus ; l’auteur a donc jugé bon de les réunir dans cet opus, en retravaillant certains de ses écrits. Le récit le plus troublant est certainement le carnet de voyage intitulé Poussière de Voyages , dans lequel Peeters laisse filtrer pas mal d’informations sur lui-même, sur sa sensibilité et son rapport au monde. Ce scénariste discret laisse passer entre les lignes une émotion que l’on ne lui connaissait pas. Il s’interroge aussi avec pertinence sur le pouvoir de la mémoire.
Ce livre étonnera les amateurs des Cités obscures et ravira les passionnés de littérature et de tranches de vie. Certains parmi les fins connaisseurs de l’oeuvre de Peeters retrouveront avec joie le sens du mystère qu’il utilisa dans son excellent roman La bibliothèque de Villers au travers d’un texte consacré à Prague. »

EK, ActuaBD, 8 avril 2007

Lire l’article complet sur le site de ActuaBD

Le Figaro littéraire

« Il a toujours été fasciné par les villes. Avec Les Cités obscures (1982), série créée avec le dessinateur François Schuiten, Benoît Peeters a prouvé qu’il pouvait sillonner des cités virtuelles tout droit surgies de sa féconde imagination. Avec ce recueil de cinq textes voyageurs, l’éminent biographe d’Hergé s’attaque cette fois à de véritables métropoles. En arpenteur urbain, il offre à ses lecteurs une nouvelle facette de son talent, passant tour à tour de la nostalgie de Paris-Bruxelles à la sobriété vagabonde de Poussières de voyages. Mais c’est l’attachante nouvelle Prague, un mariage blanc, qui emportera finalement l’adhésion. Sur les traces de Mozart, Rilke, Kafka, Peeters met en scène une tragique idylle amoureuse au moment du “printemps”, où les charmes de l’héroïne se confondent avec ceux de la ville. Un bijou narratif aux rouages mystérieux, quasiment borgésien. »

Olivier Delcroix, Le Figaro littéraire, 19 avril 2007

Romaneske

« Le désenchantement, toutefois, est le ressort, le tremplin secret du livre de Benoît Peeters, qui ne se complaît jamais dans la facile condamnation des clichés, moins encore dans l’hypocrite mépris des touristes ou du tourisme. Villes enfuies est en effet aussi un titre qui évoque immédiatement celui des Cités obscures, la grande série bédéistique de Benoît Peeters et François Schuiten, dont le mot-clé est « le possible ». L’obscurité, la marginalité, le laissé pour compte deviennent gages de liberté, d’expérimentation, de réinvention du réel. »

Jan Baetens, Romaneske, juin 2007

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Critiqueslibres.com

« Au total, cinq parties axées sur le voyage (“Prague”, “Paris-Bruxelles”, “Moscou-Vladivostok, notes transsibériennes”, “Poussière de voyages” et “Cendres”) composent ce recueil, antérieurement publiées dans d’autres canaux et prennent une saveur toute particulière en étant publiées ensemble par Les Impressions Nouvelles. L’occasion de voyager par les mots, de concevoir l’espace urbain autrement et de se laisser emporter par la poésie des mots de Benoît Peeters. »

Sahkti, Critiqueslibres.com, 18 juin 2007

Lire l’article complet sur le site Critiqueslibres.com

Sitartmag.com

« De ville en ville, nous apprenons à voir, à reconnaître, à imaginer. Entre Bruxelles et Prague, Berlin et Reykjavik, Florence et Québec, Moscou et Vladivostok (par le Transsibérien démythifié et remythifié), Düsseldorf et Sarajevo, Dubrovnik et Bangkok, on n’en finirait pas d’énoncer, pour le plaisir, pour la musique, les noms de ces cités non seulement “enfuies”, mais aussi enfouies dans nos mémoires et dans nos rêves, ces villes dont Benoît Peeters dit à juste titre que c’est par “un détail infime, une anecdote dérisoire” qu’elles vivent en nous. »

Jean-Pierre Longre, Sitartmag.com, juillet 2007

Le Soir

« On sent à chaque page à quel point Peeters préfère la déception du réel à la concrétisation d’un rêve. Que le rêve reste où il est, dans l’absence du voyage. Et confrontons-nous, avec l’écrivain, au risque d’être vrai. »

Pierre Maury, Le Soir, 13 juillet 2007