Dans la nuit la plus noire se cache l’humanité

Récits des justes du Rwanda

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ISBN : 978-2-87449-548-9
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 368 pages
Prix : 22€
Parution : septembre 2017

Jacques Roisin s’est rendu au Rwanda plusieurs années de suite afin de recueillir les témoignages de vingt Hutus qui ont sauvé des Tutsis lors du génocide de 1994.

Dans Au cœur du sauvetage, la première partie, l’auteur rapporte les témoignages exhaustifs de six de ces sauveteurs. Comment ont-ils procédé ? Pourquoi ont-ils sauvé alors que d’autres génocidaient ? Étaient-ils écrasés par la peur ? etc. Les six sauveteurs choisis pour cette première partie sont : Zura, l’ensorceleuse crainte des Rwandais, qui a caché des Tutsis dans sa maison et effrayé les miliciens venus pour tuer ; Gisimba, harcelé pendant trois mois par les génocidaires dans son orphelinat afin qu’il livre les enfants recherchés ; Rachid, l’imam qui a dirigé la lutte armée des musulmans et des Tutsis de sa colline de Mabare contre les attaques répétées des Hutus fanatiques ; Silas, le militaire Hutu qui, de nuit, a emmené par trois fois des groupes de Tutsis vers le Burundi ; Edison, l’ex-génocidaire des années 70 qui a caché des familles de Tutsis et organisé un réseau de résistance ; Ezechiel, le commerçant aisé qui a dépensé sa fortune pour corrompre les génocidaires et épargner ainsi les Tutsis de sa colline.

Dans la seconde partie, Les vrais héros sont silencieux, l’auteur commente la conduite des vingt sauveteurs hutus. Il présente les différentes formes d’oppositions au génocide rencontrées au Rwanda et le contexte historique de la fanatisation et de la haine anti-Tutsis. À partir de nombreux extraits de témoignages, il interroge les motivations et les valeurs des sauveteurs.

Enfin, sur base de son expérience rwandaise mise en relation avec ses consultations cliniques dans le domaine de la violence, il aborde une réflexion approfondie sur la question de la sollicitude humaine, autrement dit : comment le bien et le mal, comment l’humanité viennent-ils à l’être humain ?

Le Monde

« C’est un livre où se côtoient des notions difficilement réconciliables. Les histoires de mort, de peur, de violences inouïes ou d’actes d’un altruisme presque inimaginable y coexistent, comme les membres d’une même famille monstrueuse, à travers les récits d’êtres “exceptionnellement normaux”, comme l’auteur, Jacques Roisin, les qualifie avec tendresse. Qui sont-ils ? Des hommes et des femmes du groupe hutu qui, au milieu du génocide rwandais, en 1994, ont sauvé des hommes, des femmes et des enfants appartenant au groupe tutsi, ceux dont l’élimination était programmée, mais aussi tous ceux qu’écrasaient les rouages de la logique du massacre : les familles mixtes hutu-tutsi, ou encore des Hutu opposés au génocide. […] Dans la nuit la plus noire… n’est cependant pas un livre sur les Hutu. L’ouvrage rapporte les témoignages de ceux qui, par la force de leur “raisonnement de cœur”, comme dit l’un d’entre eux, ont eu le cran, le désir de protéger et de sauver quand tout appelait au renoncement – et donc à la mort. […] Le livre de Jacques Roisin est le premier à rendre hommage à cet espoir fou. »

Jean-Philippe Rémy, Le Monde, 1er octobre 2017

Lire l’article complet sur le site du Monde

64′ Le monde en français (TV5Monde)

Au milieu du génocide rwandais, en 1994, des Hutus ont sauvé des Tutsis, ceux dont l’élimination était programmée. Qui sont ces héros « exceptionnellement normaux » qui ont protégé des vies au péril de la leur ? Faut-il les appeler « Justes » ? Ce terme forgé en Israël pour désigner les non-juifs qui, durant la Seconde Guerre mondiale, sauvèrent de manière désintéressée des juifs de l’extermination par l’Allemagne nazie. Jacques Roisin en parle sur l’antenne de TV5Monde le jeudi 19 octobre 2017.

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Le Monde diplomatique

« De quoi est faite l’étoffe d’un héros ? […] Roisin s’est plusieurs fois rendu au Rwanda afin d’interroger ceux qui paradoxalement ne se voient pas eux mêmes comme des héros. Analysant leur résistance “aux potentialités déshumanisantes qui nous habitent tous”, il dégage une sorte de typologie : leurs actes de sauvetage n’étaient pas raisonnés. Ils étaient immédiats, n’étaient liés à aucune demande de rémunération ni même de gratitude. Puisant dans les ressources de la psychanalyse et chez Hannah Arendt, Roisin élabore l’idée de “banalité du bien”. »

Claire Brisset, Le Monde diplomatique, novembre 2017

Lire l’article complet sur site du Monde diplomatique

Derniers événements du livre

11/10/2017
Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
Salon/Festival, Signature/Rencontre

Dernières actualités du livre

Jolie couverture médiatique pour le livre de Jacques Roisin, Dans la nuit la plus noire se cache l’humanité. Récits des justes du Rwanda, qui porte un regard vraiment neuf sur le génocide rwandais de 1994, avec un article dans Le Monde et Le Monde diplomatique ainsi qu’une émission télévisée sur TV5Monde.