Facebook
Instagram
Dailymotion
Newsletter

Devenir oiseau

Introduction à la vie gratuite

Domaine(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-599-1
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 208 pages
Prix : 17€
Parution : avril 2018

Un texte délibérément inclassable, passant avec désinvolture de l’intime à la métaphysique, de Deleuze aux penseurs de l’Inde ancienne, et du récit à la poésie.

« Alors que j’étais psy dans une ville dorée, asphyxiée par un désespoir ambiant, sans pensée ni beauté, j’ai “lâché” mes patients, pour partir vers l’inconnu d’une ville blanche, où je me mettrais à chanter. Ce que j’ai vécu comme le passage, décrit par Kierkegaard, de l’éthique au religieux, acte de foi absurde, “en rien”, sinon en la grâce de vivre. Où l’on apprend à vivre de presque rien, “comme l’oiseau des champs et le lys des vallées”. Où ce qu’on appelait l’amour devient reliance, non plus seulement aux humains, mais aux animaux, aux morts, au cosmos. On se met alors à écouter les oiseaux comme de vrais vivants, et, un instant, c’est le réenchantement du monde.

Mais à la joie d’être là, dans la lumière, se mêle l’angoisse insoutenable d’avoir à mourir. Et sentir que “tout est plein de dieux”, n’empêche pas, parfois, une solitude abyssale – un manque d’intime à en crier. Où l’amour reste à inventer, dans le tissage de territoires partageables, de singularité à singularité, rugueuses et irremplaçables. Sans illusion, mais faisant place à une autre façon de vivre l’absolu. Où l’amour amoureux, au lieu de nous fermer au monde, devient ouverture radicale. Où à travers quelqu’un, on finit par tomber amoureux du monde. »

Sandrine Willems

Le blog de Jean-François Marmion

« Accueillir inconditionnellement la vie, refuser la peur du lendemain, des autres, et de l’inconnu : voilà ce que cherche Sandrine Willems au fil de son parcours émaillé de ruptures régulières et volontaires, de tables rases successives. Aussi bien écrivaine, comédienne, réalisatrice que thérapeute, elle décrit sa quête spirituelle dans Devenir oiseau. Introduction à la vie gratuite, paru aux Impressions nouvelles. Elle y explique notamment pourquoi la joie vaut tellement mieux que le bonheur… »

Jean-François Marmion, Le blog Jean-François Marmion, 21 avril 2018

Écouter les propos de l’autrice interviewée par Jean-François Marmion sur son blog

Bruxelles Culture

« L’oiseau vole librement dans un ciel sans frontières, là où pointe l’infini. Pourquoi ne prendrions-nous pas modèle sur lui pour nous affranchir des contraintes qui nous entravent et retrouver le bonheur d’être vrai et souverain dans chacune de nos décisions ? […] Au lieu de se laisser enfermer dans une communauté muselée par des principes, des règles et des tabous, pourquoi ne pas se laisser bercer sans illusion béate par ce qui ouvre notre esprit et le libère des pressions commerciales qui poussent à consommer toujours davantage ? Il apparaît surtout que la félicité repose sur des socles pas si compliqués à atteindre et, grâce auxquels, on finit par tomber amoureux du monde. »

Paul Huet, Bruxelles Culture, 15 mai 2018

Afficher l’article complet

Le Salon littéraire

« Tenter de classer le beau livre de Sandrine Willems est une gageure intenable : bien sûr, on peut le prendre d’emblée pour un essai, mais aussi pour un recueil d’aphorismes ; et un roman, comportant de nombreuses données autobiographiques ; enfin, on peut le tenir pour un chant. […] Elle réfléchit à ces mutations, à ces métamorphoses qu’elle a osé accomplir dans sa vie, à ces départs, et ne dissimule pas ses hésitations, son inlassable questionnement, ni ses réflexions après lecture de certains chercheurs qui l’ont précédée : “Départir, n’est-ce pas discerner, prêter attention à l’infime ?” Si l’on osait, on irait jusqu’à la qualifier, puisque hélas il existe des arrivistes, de départiste. Sandrine Willems est cette personne en partance, cet écrivain qui s’en va, quitte à aller au bout d’elle-même et à emprunter les chemins les plus dangereux. […] C’est peu dire qu’il faut lire ce livre lentement, le savourer, et essayer de suivre cette très grande auteure sur les sentiers qu’elle a souhaité prendre : on peut garder son chant sur notre chevet plus d’une année… »

Bertrand du Chambon, Le Salon littéraire, 15 juin 2018

Lire l’article complet sur le site du Salon littéraire