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René Magritte

La première vie de l’homme au chapeau melon

Domaine(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-191-7
Format : 17 x 24 cm
Pagination : 256 pages
Prix : 20€
Parution : février 2014

Qui était « René avant Magritte » ? Une énigme, que personne, jusqu’ici, n’avait cherché à éclaircir. C’est ce qu’a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l’investigation qu’il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant tous les témoins, encore vivants, de la jeunesse du peintre et en fréquentant tous les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte rendu de ce travail de recherche colossal et rigoureux est écrit sur le ton d’une véritable enquête policière ponctuée de dialogues. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du « Pays noir » de Charleroi puis à Bruxelles, son milieu bourgeois, le parcours de son père, représentant en cocoline, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère – tout ce passé que le peintre cherchera à oublier, dont il refusera toujours de parler – et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière, son amour pour Georgette Berger et le choc de la découverte du « Chant d’amour » de Giorgio de Chirico.

Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l’esprit subversif d’un « Ceci n’est pas une pipe », véritable manifeste surréaliste, en germe dans l’enfance et la jeunesse de René Magritte. Cette biographie du jeune Magritte nous permet de comprendre l’homme qu’il deviendra, et cette réponse lapidaire qu’il donnera, dans un questionnaire publié en 1946 : « Je déteste mon passé et celui des autres. » Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l’enquête de terrain et permettent d’éclairer d’un jour totalement nouveau une œuvre qui ne cesse de nous interpeler.

De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu’il a fréquentés, le quai de la Sambre où sa mère a mis fin à ses jours, enrichissent l’intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte – comme si ce dernier, en rupture avec son propre passé, avait décidé d’exprimer désormais ses obsessions subversives dans son seul discours pictural.

Ce remarquable travail biographique débuta avec un court texte consacré à la généalogie de René Magritte : Le fils de l’homme.

Genèse d’un livre

Un sentiment d’étrangeté

1898-1912

Le fils de l’homme
Le diable dans le beffroi
Les eaux profondes

Des choses obscures

1912-1926

La jeunesse illustrée
En attendant le miracle
L’empire des lumières
Le cinéma bleu
Le retour de flamme
Le bon exemple
Les profondeurs du plaisir
Le chant d’amour

Le mystère du monde

Annexes

Repères biographiques

Sources

Blog des arts

« On apprend beaucoup sur les études de René Magritte, sur sa découverte de Giorgio de Chirico, sur ses voyages, sur le début de sa carrière, sur ses premières amours, ses voisins, etc. Jacques Roisin a rencontré de très nombreux témoins, voici ce qui fait l’immense valeur de cet ouvrage inégalable. »

Alain Vollerin, Blog des arts, 20 février 2014

Lire l’article complet sur le blog des arts

Télé Bruxelles (Émission spéciale)

Jacques Roisin était l’invité de David Courier dans l’émission spéciale Foire du livre de Bruxelles (à partir de 12’45” ), le 27 février 2014.

Arte Belgique (50°Nord)

Jean-Marie Wynants chronique le livre de Jacques Roisin dans 50°Nord (à partir de 7’42” ), le 27 février 2014.

La Libre Belgique

« Jacques Roisin, pendant treize ans, de 1985 à 1998, a mené une vraie enquête policière qu’il raconte comme telle, se rendant sur tous les lieux où vécut le peintre ; à Châtelet, Charleroi, Soignies ou Bruxelles, retrouvant et faisant parler les derniers témoins encore vivants qui avaient connu la famille Magritte et, en particulier, le fils aîné, René. Ce furent souvent des hommes et des femmes très vieux, en fin de vie. Tous ces témoins ont aujourd’hui disparu. Mais leurs propos, largement concordants, dressent un portrait haut en couleur d’un jeune Magritte aux antipodes de l’image du bourgeois immobile de la fin de sa vie. La métamorphose est saisissante. »

Guy Duplat, La Libre Belgique, 1er avril 2014

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Le Vif/L’Express

« Jacques Roisin se mit en marche, ayant bien à l’esprit la mise en garde de Freud qui voyait dans la démarche du biographe un désir infantile d’idéalisation qui l’empêcherait d’ “accéder aux secrets les plus attirants de la nature humaine”. Son enquête allait de toute façon mettre en pièces l’idéal, tant Magritte et ses frères, dans le souvenir des gens qui les avaient côtoyés à Châtelet, Lessines ou Charleroi, sont systématiquement dépeints comme des “tchaukîs”, comme on dit en dialecte picard, des “possédés du diable”. En complet porte-à-faux avec l’attitude bien connue du peintre, petit bourgeois routinier, ennuyeux à souhait et tellement provincial avec son manteau raide et cet indécrottable chapeau melon que l’on retrouve dans nombre de ses toiles. »

Xavier Flament, Le Vif / L’Express, 11 avril 2014

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Le Carnet et les Instants

« Au fil des déménagements à Gilly, Châtelet, Charleroi, ou Bruxelles, les témoins dressent le portrait à charge d’un adolescent turbulent, souvent intuitivement agressif, appréciant les (mauvaises) blagues et les obscénités, crâneur aimant choquer […], et fuyant avec énergie tout ce qui peut le ramener au passé. »

Alain Delaunois, Le Carnet et les Instants n° 182, juin-septembre 2014

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Artpress

« Ceci n’est pas une biographie!, prévient le psychiatre et psychanalyste Jacques Roisin – préambule ironique qui convient on ne peut mieux à son enquête commencée en 1985 sur René avant Magritte. Car il s’agit moins d’une vie racontée que des non-dits et des incidences intempestives d’une pulsion mortifère. »

Claire Margat, Artpress, juillet-août 2014

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