Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l’époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s’entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l’amour (l’inaccessible Hanska), de l’immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l’Italie fasciste)…

Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L’un et l’autre vont l’aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d’une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?

Culture ULG

« Il y a, chez l’auteur, un vrai travail d’écriture dans sa façon de régulièrement digresser à partir d’un mot ou d’une émotion avant de toujours revenir à sa trajectoire initiale. Les réflexions et souvenirs qui jalonnent Hanska figurent des pierres qui, progressivement, érigent une stèle mémorielle que l’on soupçonne – peut-être à tort – partiellement autobiographique. »

Michel Paquot, Culture. Université de Liège, printemps 2016

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Le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne

« Ce n’est pas un roman biographique consacré à la compagne de Balzac. Ce serait plutôt, pense-t-on d’abord, un roman plus ou moins autobiographique, dans lequel un narrateur né, comme Rossano Rosi, au début des années 1960, évoquerait son enfance et son adolescence “dans une rue pauvre pleine d’immigrés d’un pauvre quartier plein d’immigrés d’une ville de province aux prétentions parfois grotesques, le tout dans un pays sans grandeur quoique muni d’un récent passé colonial et d’un jeune souverain à la triste figure”. Ce pays, c’est la Belgique, et cette ville, Liège. Celui qui parle s’apprête au début du livre à y effectuer son service militaire, ce qui le conduit à s’interroger sur le passé de son père, venu de Toscane au lendemain de la Seconde guerre mondiale. »

Pierre Ahnne, Le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne, 15 mars 2016

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Karoo

« Dès les premières lignes, on retrouve la patte si particulière de l’auteur. Cette insolite capacité à orchestrer expériences de laboratoire et bulles de champagne de la vie, inventivité et sensibilité. […] Soyons clair ! Cette écriture-là est magistrale et offre fréquemment, malgré ses accents modernistes, un transport littéraire à la Modiano. On lirait… pour lire, tant accompagner la phrase, les impressions suffit à paver la voie du désir. Le satiriste d’antan ? Rosi n’a pas retourné sa veste, les volutes du recul et de l’humour flottent au-dessus des chapitres, des singularités issues d’une interrogation ou d’un travail méticuleux sur la narration, le style, l’indiciel. Mais. Le récit est épuré. D’une élégance subtile, qui conjugue modernité décapante et grâces d’une expression plus alambiquée parfois, aux accents XVIIIe ou XIXe siècles. Il y a quelque chose d’un grand roman classique, mais autre chose aussi, qu’il est difficile d’analyser, mille notations intrigantes, un pétillement vital et sensible. »

Philippe Remy-Wilkin, Karoo, 5 avril 2016

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Le Carnet et les Instants

« Quand on a commencé la lecture d’Hanska, on n’a pu s’empêcher de penser à Envoyée spéciale de Jean Echenoz, à cause de cette veulerie masculine et une certaine fantaisie sans joie aussi. On a songé également aux romans d’Haruki Murakami, avec leur jeunesse pâle et la dépression qui emporte certains personnages. Mais surtout, plus la lecture se poursuivait, plus on se disait que Rossano Rosi est définitivement un écrivain subtil, unique, à mener ainsi la narration par la crête des mots, une façon qu’il a apprise de sa lecture assidue des poètes – un poète qu’il est aussi, par ailleurs. »

Michel Zumkir, Le Carnet et les Instants, 25 avril 2016

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BX1 (Le Cour(r)ier recommandé)

Rencontre rare avec Rossano Rosi, par David Courier, sur le mode de construction très particulier de son roman Hanska, sur le service militaire, sur le bonheur d’être publié en Belgique (Les Éperonniers, le Fram, Les Impressions Nouvelles), le 6 mai 2016.

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Culture ULG

« Il ne s’agit certes pas d’un roman-feuilleton, mais, pourrait-on dire, d’un roman feuilleté, qui superpose des couches narratives dans une tension croissante, chaque couche valant pour elle-même tout en renvoyant aux autres par des liens de différentes natures. Certains liens sont constitués de renvois subtils, d’allusions, de clins d’œil que ne remarqueront que les lecteurs attentifs (sans doute n’en ai-je perçu qu’une partie) ; d’autres liens relèvent de l’élucidation : une question s’ouvre au sein d’une nappe narrative en créant un mystère et une forme de suspense, et se résout dans le courant d’une autre, en passant, avec discrétion, sans y toucher, mais aux yeux de tous les lecteurs. »

Laurent Demoulin, Culture. Université de Liège, 20 mai 2016

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La Revue générale

« Poète et prosateur, Rossano Rosi nous offre un nouveau roman Hanska d’une étrange séduction. […] Voyageant entre Liegi et Firenze, entre béret et Beretta, entre un autre soi-même d’hier et un alter ego à figure de père dans l’avant-hier de la guerre civile, le narrateur nous ensorcelle dans un sfumato enivrant. »

Christian Libens, La Revue générale, 1-15 juillet 2016

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Magazine Le Vieux-Liège

« Ce roman est une plongée dans les années septante lorsque les fils des immigrés s’interrogent sur leurs racines, leurs paysages et leur avenir. Il peint avec force un Liège disparu, un Liège qui semble encore sous l’emprise de ses ardeurs de fer et de feu. Touchante valorisation des rues du quartier Nord alors que les morts hantent ce roman comme des ampoules que l’auteur éteint au fil de son étonnante histoire. »

Guy Delhasse, Magazine Le Vieux-Liège, octobre 2016

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11/01/2017
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