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La Patinoire

Domaine(s) :
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ISBN : 978-2-87449-668-4
Format : 12 x 20 cm
Pagination : 140 pages
Prix : 18€
Parution : avril 2019

Une équipe de cinéma s’est installée dans une patinoire, où doit se dérouler l’intégralité du tournage d’un film. La productrice a hâte que le montage soit bouclé pour pouvoir le présenter à la Mostra de Venise. Le cinéaste, maniaque et anxieux, ne facilite guère le travail de son équipe et, par-dessus tout, la nature du sol complique singulièrement les choses. Les projecteurs font fondre la glace tandis que techniciens et acteurs doivent se cramponner pour ne pas tomber. L’actrice principale, jeune et jolie, séduit le premier rôle masculin, un acteur américain, au grand dam du réalisateur. Le tournage se poursuit néanmoins, cahin-caha…

« Récit burlesque d’un tournage bordélique dans une patinoire, le film additionne les situations saugrenues. Acteurs capricieux ou allumés, réalisateur rêveur, productrice folâtre, ce ne sont pas les hurluberlus qui manquent. Le croisement de tous ces individus sur la glace menaçante provoque mille et une petites étincelles poétiques. L’important, pour Toussaint, étant moins de rechercher le gag que de filer la métaphore et la chorégraphie sur un terrain éminemment glissant. Le caractère suranné et lunaire de cet “Holiday on ice” sous influence de Tati et de Keaton n’est pas non plus pour rien dans le plaisir que l’on prend. Voilà une bien étrange comédie, lunatique, indolente et qui l’assume avec un sacré toupet » (Télérama).

L’ouvrage aujourd’hui publié aux Impressions Nouvelles est bien plus que le scénario du film réalisé en 1999. On retrouve dans ce « ciné-roman » tout l’humour et le talent d’écriture de Jean-Philippe Toussaint. Le livre contient aussi un cahier de photos, le dossier de presse du film et une postface fouillée de Laurent Demoulin.

Le Carnet et les Instants

« Hommage au septième art, La Patinoire accomplit sous une veine comique tenant aussi bien de Jacques Tati, de Buster Keaton que de Chaplin ce qu’Escher poursuit graphiquement, à savoir un enchâssement d’un film (Dolores) dans un film (La Patinoire). À la main qui dessine une main qui dessine d’Escher répond ici un cinéma au carré, un film qui parle d’un film en train de se tourner, un film doté d’un exposant x, manière de suggérer que l’une des définitions possibles du cinéma est celle d’un hoquet-hockey sur un terrain glissant parsemé de peaux de banane. »

Véronique Bergen, Le Carnet et les Instants, 5 avril 2019

Lire l’article complet sur le site du Carnet et les Instants

Diacritik

« [A]ujourd’hui, soit [vingt] ans plus tard, […] Toussaint revient à son film de naguère sous la forme d’un presque roman qui fait un petit volume relevant de deux médias et de deux genres. Le titre, La Patinoire, s’y trouve conservé et coiffe ainsi ce qu’on appellera une “continuité dialoguée” distribuée en caractères distincts du récit reconstitué du tournage. Si l’on y songe, tout cela est déjà dans la couverture-photo dudit charmant volume. […] Et ce que La Patinoire est censée nous dire, dans les conditions si particulières qu’elle propose et qui portent tout à l’excès, est que il n’est pas de tournage cinématographique qui ne se déroule dans la confusion, dans le mélange des rôles provenant de diverses corporations ou encore dans le micmac de séquences fragmentaires, annulées puis répétées, et jusque dans la production toute physique d’accidents de travail (deux dans le cas présent). »

Jacques Dubois, Diacritik, 11 avril 2019

Lire l’article complet sur le site de Diacritik