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La tête haute

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ISBN : 978-2-87449-171-9
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 128 pages
Prix : 12.50€
Parution : août 2013

À Marseille, Betty, quatre-vingt quinze ans, s’ennuie. Elle veut raconter sa vie et personne ne l’écoute.

À Juvisy-sur-Orge, Agathe, vingt ans, sa petite fille, passe une annonce sur Leboncoin.fr. Elle veut trouver l’écrivain qui écrira le livre de Betty. C’est qu’on trouve de tout, sur internet.

À Paris, Sonia, neuf ans, redouble cette année. Elle a décidé d’arrêter de parler.

Jean, écrivain de son état, quarante ans, est leur homme de la situation : il a répondu à Agathe, écrira le livre de Betty, et donne des cours silencieux à Sonia. Il a du travail en perspective.

Nous sommes à Paris et à Marseille, mais aussi à Alger et à Trieste, nous sommes en 2011, en 1920 et en 1932. Dans ce récit mouvant comme la mémoire, on trouvera le parler d’autrefois et celui d’aujourd’hui, la lumière de la Méditerranée, des mots oubliés et des objets à la mode, on croisera une couturière intrépide, un jeune homme timide et implacable, des belles italiennes, un ou deux fous et des prostituées chinoises. En arrière-plan, il y a aussi Mistinguett, Chuck Norris, Silvio Berlusconi, des coquelicots, des poupées, des bonbons vendus au poids, un chat des rues. Et une chanson de Léo Ferré.

Le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne

« Emmanuelle Lambert excelle dans le dialogue, le quasi-monologue intérieur, bref tout ce qui est de l’ordre de la parole. Son roman des âges est, encore plus, un roman des et sur les voix. Jean appelle Agathe “La jeune voix”, il écoute les propos de Betty y compris ce qu’elle tait et donne des cours de soutien scolaire à Sonia, qui ne parle plus. Sa compagne, psychanalyste, garde le silence professionnellement toute la journée mais le soir “monologue” tandis qu’il en profite pour songer à ses “histoires de parole”. Tout le roman bruit de ces discours qui s’entrecroisent et de ces situations de communication qui s’appellent et qui s’opposent. […] Entre les vies, entre les voix, dans le va-et-vient incessant qui nous fait sauter de l’une à l’autre, se situe bien l’essentiel de son livre, dont le côté aérien vient du fait qu’il repose ainsi tout entier sur des écarts. Savoir les faire apparaître comme ce qui compte vraiment en littérature, voilà le succès d’Emmanuelle Lambert, et son Jean, assis les yeux fermés au confluent des destins et des mots, constitue une assez belle figure de l’écrivain. »

Pierre Ahnne, Le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne, 24 août 2013

Lire l’article complet sur le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne

Le Huffington Post (Le Monde)

« Emmanuelle Lambert qui signe ici son troisième livre (mais son second roman) nous livre une histoire palpitante toute d’humanité tressée dans une langue pétillante de drôlerie et d’intelligence. S’autorisant quelques griffes aux canons habituels, elle interpelle le lecteur, signale ici ou là un détail, rappelle ledit quelques lignes plus loin, l’air de rien, tissant à son rythme une toile habilement étendue entre des mondes socialement et culturellement éloignés mais qui se rejoignent sur l’essentiel : l’amour de la famille. […] Un livre bon, comme il y a de bonnes gens, que l’on savoure dans la tiédeur d’une fin de journée, pour se dire que les Hommes ont encore de beaux jours devant eux si tant est qu’ils parviennent à libérer toute cette bonté qui est dans leur être. »

François Xavier, Le Huffington Post (Le Monde), 6 septembre 2013

Lire l’article complet sur le site du Huffington Post

Encres vagabondes

« Un récit intelligent, plein d’humour et de charme, qui nous fait voyager dans le temps de 1920 à 2011 et dans l’espace : Paris, Marseille, Alger, Trieste. Betty parle, Jean écrit et ils sont deux finalement à porter les tranches de vies, de l’une mais aussi de l’autre, à la manière d’un puzzle dont le titre pourrait être “oser le bonheur”. […] En arrière-plan, il y a des références féministes ou politiques, un clin d’œil au numérique omniprésent, mais aussi des prostituées chinoises, des chats, Mistinguett et Chuck Norris et une chanson de Léo Ferré qui serait comme la bande musicale du film qui nous est livré. Un livre qui transforme avec simplicité et authenticité un récit de vie en leçon de vie. Tonique et émouvant. À découvrir. »

Serge Cabrol, Encres vagabondes, 12 septembre 2013

Lire l’article complet sur le site de Encres vagabondes

La Croix

« Il y aurait beaucoup de choses à souligner, à relever, dans ce court roman – le deuxième d’Emmanuelle Lambert. Le naturel très contrôle de l’écriture et le rendu de la parole, de l’existence de chaque personnage, manifestent une remarquable économie de la narration. Et ils sont nombreux ces personnages, dans l’espace volontairement réduit du récit, tous traités à égalité d’importance. Et aussi, surtout, un art dè la concentration sur ce qui constitue, invisiblement, la vérité des êtres et des existences. Emmanuelle Lambert n’emprunte pas de détours ni de longs discours pour présenter les protagonistes. […] Et pourtant, chacune de ces figures a toute la densité psychologique, affective, nécessaire à sa vie romanesque. Quèlques dates précises, d’autres absentes, sont comme des balises dans la mémoire, dont Jean, l’écrivain, doit s’imprégner. Des lignes de force, des croisements, des points de fuite aussi, se dessinent au fil des pages. Le roman semble se construire sous les yeux et dans la sensibilité du lecteur, avec une rigueur très attentionnée. Comme si l’écrivain, autant que de la forme, avait à prendre grand soin de ses personnages. »

Patrick Kéchichian, La Croix, 12 septembre 2013

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France Culture (Un autre jour est possible)

Tewfik Hakem reçoit Emmanuelle Lambert pour parler de son très beau roman sur le cadeau d’une petite fille à sa grand mère analphabète, prétexte à une valse de personnage attachant (à partir de 15’14” ), le 31 octobre 2013.

Écouter la séquence sur le site de France Culture