Facebook
Instagram
Dailymotion
Newsletter

Le Dossier B

Domaine(s) :
Genre(s) :
DVD,
Collection :
ISBN : 978-2-87449-038-5
Format : 14 x 18.8 cm
Prix : 18€
Parution : février 2008

Le Palais de Justice de Bruxelles cacherait un parcours initiatique. Une série de « passages » conduirait les membres d’une société secrète à une ville parallèle : Brüsel.

Le Dossier B : ce fut à l’origine un livre, paru en 1960 et depuis longtemps introuvable. Selon cet ouvrage, une secte composée d’hommes politiques et d’architectes influents détruirait Bruxelles pour édifier une ville utopique.

Grâce à François Schuiten, Benoît Peeters et Wilbur Leguebe, Le Dossier B, c’est aujourd’hui un film, une incroyable enquête à la fois journalistique, historique et policière. Un éclairage fascinant sur l’histoire de Bruxelles.

De Brüsel au Dossier B

« Tout a commencé voici quelques années. En compagne de la jeune journaliste Claire Devillers, j’avais proposé un portrait télévisuel de François Schuiten et Benoît Peeters. Ces deux auteurs de bandes dessinées venaient alors de publier un album intitulé Brüsel, évoquant librement les saccages urbanistiques infligés à Bruxelles. Peu enthousiastes à l’idée d’une émission-portrait, ils suggèrent plutôt de retourner notre caméra sur la ville, à la fois réelle et imaginaire, où ils vivent et qui les inspire. Bruxelles : un catalogue à peu près exhaustif de ce qu’il ne faut pas faire en matière d’urbanisme. Une encyclopédie, concentrée en une seule ville, de toutes les aberrations que l’on  retrouve de manière éparse dans les grandes métropoles. Mais aussi Bruxelles que le chaos et l’enchevêtrement de styles plonge dans une atmosphère fantastique.

Nous avons eu accès à la documentation dont Benoît Peeters et François Schuiten s’étaient inspirés pour inventer leur “Brüsel” : livres historiques, photos, plans, gravures.

Avec leur complicité, nous avons exploré certaines hypothèses contenues dans ces documents. Très vite, de découverte en découverte, la frontière entre réalité et fiction s’est estompée.

Nous avons été confrontés à une hypothèse audacieuse qui expliquerait les événements survenus depuis plus d’un siècle, celle d’une cité parallèle, utopique, une ville-miroir qu’aurait ardemment recherché une secte composée de politiciens et des architectes les plus influents. Bruxelles, chantier perpétuel pour des promoteurs fous ? Bruxelles, chantier imaginaire pour des créateurs illuminés ? “Brüsel”, une belle utopie collective qui aurait mal tourné ?

Nos repérages ont été ponctués de rencontres et d’événements troublants. Nous avons découvert des lieux insoupçonnés, fait la connaissance de personnalités qui, à chaque fois, nous menaient vers des pistes nouvelles. Un explorateur solitaire a mis au jour un réseau de quarante kilomètres souterrains dans le sous-sol bruxellois. Une historienne d’art étudie le Palais de Justice, un monument délirant construit au siècle dernier, dont les plans cacheraient un itinéraire initiatique. Un physicien raconte comment la science actuelle pourrait mener à des univers parallèles. Un cambriolage aux Archives d’Architecture, survenu pendant notre travail de prospection, reste aujourd’hui encore, inexpliqué. Bref, cette hypothèse de ville parallèle a trouvé un écho dans la réalité bruxelloise, elle porte un éclairage nouveau sur la ville, à la fois fonctionnelle et chaotique, raisonnable et folle, ouvrant à sa propre décomposition.

Réalité ou fantastique ? En fin de compte, quelle est la plus incroyable de ces deux visions, celle d’un univers fantasmagorique imaginé par une société secrète, ou l’histoire vraie d’une ville défigurée par un siècle de transformations anarchiques ?

Le Dossier B ne prétend pas asséner une vérité. Il présente une hypothèse pour le moins intrigante, à laquelle le spectateur est libre d’adhérer ou non. L’imaginaire sert de révélateur au réel. Le Dossier B, composé de fragments et de citations (photos, actualités télévisées, film de famille, vieux film expérimental.) trouble les pistes entre le documentaire et la fiction, explore les limites de la vraisemblance télévisuelle. La forme peut paraître ludique, les enjeux n’en sont pas moins réels : quelle sera l’image de la ville de demain ? »

Wilbur Leguebe

Parutions.com

« Le Dossier B se rapproche des Documents interdits de Jean-Teddy Filippe, de Blair Witch même, ou encore d’un autre dossier, celui qui porte le numéro 51 et mis à jour par Michel Deville en 1978. Le film conjugue ainsi images d’archives et séquences mises en scène, personnalités réelles et acteurs, photomontages et archives. Avec astuce, les auteurs mélangent inextricablement la fantaisie à des évènements précis. Ainsi, l’enlèvement du Premier Ministre Vanden Boeynants en 1989 est ici directement associé à un voyage de l’autre côté du miroir. Quant à l’ouvre du peintre Antoine Wiertz, elle serait entièrement liée à Brüsel et aux passages qui y mènent.
Sous des allures de piège ludique et de supercherie habile, le film se veut avant tout un bel hommage rendu à Bruxelles et à ses grandes figures. Et si les réflexions lorgnent du côté du fantastique, elles ont toujours une prise solide sur les réelles instabilités urbaines de la capitale belge. »

Alexis Laballery, Parutions.com, 17 mars 2008

Lire l’article complet sur le site Parutions.com

Zazieweb

« À vous de vous amuser à discerner le vrai du faux, reconnaître ce jeune architecte au visage impassible, les photo- (et vidéo-) montages réalisés à partir d’actualités d’époque. En bonus, le documentaire Aux frontières de l’image (durée : 21′), un portrait de François Schuiten par son ami Peeters en 2002 parfaitement complémentaire au Dossier B puisque l’on retrouve les somptueuses planches rétro-futuristes des Cités obscures. Schuiten, toujours aussi sérieux et appliqué, capté dans son atelier dont tout le mobilier et le matériel, jusqu’à sa splendide table à dessin, son porte-plume et son taille-crayon semblent dater de Jules Vernes. On le voit travailler avec un modèle entre des inserts tirés de L’enfant penchée et des extraits du film Taxandria de Raoul Servais, de L’affaire Desombres et de la géniale série d’animation en 3D Les Quarxs qui passa il y a une dizaine d’années sur Canal+ (“L’elasto-fragmentoplast”, un grand moment !). »

Lamiri, Zazieweb, 1er avril 2008

Lire l’article complet sur le blog de Lamiri

Auracan.com

« Élaborer un pastiche qui a l’allure de réalité n’est pas chose facile. Il faut un sujet, solide, consistant, et le bagou, l’allant pour asséner la vérité. En la matière, François Schuiten et Benoît Peeters ne sont pas des débutants. Ils en ont déjà commis quelques-uns, de premier plan, telle L’Affaire Desombres, du nom de ce peintre qui a trouvé un passage vers Les Cités obscures sur un haut plateau de l’Aubrac. Le duo récidive, avec un troisième compère à la caméra, Wilbur Leguebe, et quelle récidive ! […] C’est fort bien mené, et, une fois habitué au rythme du noir et blanc un peu déroutant, l’on se prend au plaisir de suivre la journaliste dans cette enquête, et à rêver de se glisser dans les entrailles du métro bruxellois. »

Mickael du Gouret, Auracan.com, mai 2008

Lire l’article complet sur le site Auracan.com