Mandelbaum ou le rêve d’Auschwitz

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ISBN : 978-2-87449-215-0
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 160 pages
Prix : 13€
Parution : septembre 2014

Stéphane Mandelbaum, peintre né en 1961 à Bruxelles, est assassiné à la fin de 1986 par ses complices, après le vol d’un Modigliani. Son corps sera retrouvé, défiguré par l’acide, à demi caché dans un terrain vague de la banlieue de Namur. Le jeune peintre, dessinateur prodige, personnage charismatique et déroutant, laisse une œuvre où s’enchevêtrent les thèmes violents : portraits de nazis ou d’artistes à la vie brève, scènes pornographiques, inscriptions provocantes. Pasolini, Bacon, Rimbaud ou Pierre Goldman, autant de vies violentes qui semblent annoncer la mort tragique du peintre.

Gilles Sebhan a voulu revenir sur les conditions de ce drame et au-delà sur ce qui fait de Stéphane Mandelbaum un artiste à la fois méconnu et exceptionnel, qu’on a pu comparer à Jean-Michel Basquiat mais aussi à certains représentants de l’art brut. Pour ce portrait d’artiste, à la fois récit biographique et analyse picturale, il a rencontré les principaux témoins de sa vie, sa famille, ses amis, ses maîtresses et n’a pas cherché à privilégier une version des faits mais à montrer l’impossible vérité de Stéphane Mandelbaum.

On peut retrouver les œuvres de Stéphane Mandelbaum sur divers sites :

Blog littéraire de Pierre Ahnne

« Stéphane Mandelbaum, né en 1961 à Bruxelles, assassiné en 1986 par ses complices dans une obscure histoire de vol de tableau, auteur, pendant sa brève existence, d’une œuvre pleine de fureur (peintures, gravures, compositions frénétiques à la pointe Bic sur grand format). On voit tout de suite ce qui a pu retenir Gilles Sebhan dans cette figure, on n’en finirait même pas d’énumérer les traits du personnage dans lesquels l’auteur de La Dette a pu peu ou prou se reconnaître : la judéité, la relation complexe au père (Arié Mandelbaum est lui-même un peintre connu), la fascination pour le sexe, le goût de la révolte empruntant les chemins de la provocation et d’une certaine violence ; la création artistique, bien sûr, l’œuvre de Stéphane Mandelbaum mêlant souvent la représentation picturale et les mots, mis sur le même plan. […] Au bout de ces longues phrases sinueuses coupées de notations abruptes, que cherche-t-on ? Quelle vérité se dérobe dans cette existence toute en faux-semblants et en masques, et qui débouche sur la mort ? Par moments on s’égare un peu dans le labyrinthe que le livre édifie comme un analogue du dédale que Mandelbaum lui-même a abandonné derrière lui. Mais comment pourrait-il en être autrement ? Dans une accélération finale, le récit fait se rejoindre énigme policière et mystère de l’identité. Or si celui-ci reste entier, c’est que la vérité que traque Gilles Sebhan est au-delà des individus — ou en deçà : elle flotte quelque part entre le réel et sa représentation, dans cette oscillation qui les éloigne l’un de l’autre puis les rapproche, au point, soudain, de les confondre, et de se dérober du même coup. Selon, là encore, un apparent paradoxe, l’impression d’intense présence que produit ce portrait d’un peintre assassiné provient du secret qui l’habite et dont le texte a si bien dessiné les contours. »

Pierre Ahnne, Blog littéraire de Pierre Ahnne, 6 septembre 2014

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Focus Vif

« Un livre puissant et passionnant, dans lequel l’auteur mène une enquête à partir d’un dessin de cet être fragile et beau comme un ange qui cherchait à se brûler les ailes par soif d’Amour. »

Nadine Monfils, Focus Vif, 19 septembre 2014

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Blog L’éditeur singulier

« On avait beaucoup aimé le livre de Gilles Sebhan sur Tony Duvert : “Un court essai, fulgurant, qui nous a proprement happé. La construction de l’ouvrage, le parti-pris stylistique, la façon d’utiliser les rares témoignages et documents ou d’interroger les faits… tout est incroyablement maîtrisé.” On pourrait reprendre les mêmes termes pour parler de ce nouveau texte, qui est peut-être encore plus “happant”, si l’on peut dire, que le livre sur Duvert. […] Quant au personnage que Sebhan tente de décrypter, il est tout aussi dérangeant, fascinant, difficile à cerner. Son rapport complexe à la sexualité, mais aussi à la judéité sont au coeur d’une trajectoire singulière, qui s’achève dans une inévitable tragédie, forcément, sordide et crapuleux qui fait irrésistiblement penser à la fin de Pasolini, dont Mandelbaum a fait plusieurs portraits. Un livre impressionnant, vraiment. »

Blog L’éditeur singulier, 24 septembre 2014

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Centre presse

« Les destins tragiques inspirent Gilles Sebhan. Cet écrivain au parcours hors normes, après s’être penché sur Jean Genet et Tony Duvert, l’écrivain maudit, signe une biographie de Stéphane Mandelbaum. […] II ne s’agit pas à proprement parler d’une biographie. Comme toujours avec Gilles Sebhan, il y a beaucoup d’autofiction. L’écrivain découvre Mandelbaum en trouvant sur le net la reproduction d’un dessin érotique. Le trait interpelle Sebhan. II prend rendez-vous avec le galeriste qui vend l’oeuvre et rapidement le destin de Mandelbaum va occuper de plus en plus de place dans la vie de l’écrivain. Une obsession qui trouve sa conclusion dans ce livre, entre réflexion sur l’art, les parias et la folie. […] À l’image de l’histoire de Tony Duvert, Gilles Sebhan entraîne le lecteur dans son enquête, quasi policière. II mélange témoignages et interprétations personnelles. Et Mandelbaum acquiert alors cette humanité qui a semblé lui faire défaut de son vivant. »

Michel Litout, Centre presse. Le journal de l’Aveyron, 19 octobre 2014

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Arte Belgique (50°Nord)

Juliette Goudot chronique, avec enthousiasme, le récit de Gilles Sebhan sur le plateau de « 50°Nord », installé dans le musée d’Ixelles pour une émission spéciale (à partir de 14′ ), le 31 octobre 2014.

Revue Points critiques

« À la fin du livre, aucune vérité n’est révélée, car elles sont probablement multiples et contradictoires. Gilles Sebhan a seulement tenté de capter ce qui se cachait derrière le miroir, ce qui se tramait depuis l’enfance pour aboutir à cette sorte de défi permanent qui, pour un regard extérieur, est de l’ordre de l’autodestruction. Il n’y a pas de guillemets dans le texte, tous les témoignages se coulent dans un récit continu et prenant, au plus près de l’art et de la vie. »

Tessa Parzenczewski, Revue Points critiques, novembre 2014

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La Libre Belgique

« Né en 1961, se voulant juif bien que ne l’étant pas (sa mère était arménienne), dyslexique définitif donc piètre élève mais qui se rattrapa dans le dessin, hanté par Auschwitz (depuis qu’il a vu le film “La Shoah” de Claude Lanzmann), tombeur de filles (ses amis le décrivent “bandant et sexy”), bientôt en ménage avec une Congolaise, Séphane finit par hanter la pègre noire de Matonge, un quartier d’Ixelles. Et voilà qu’il se met à participer à des braquages. Et qu’il participe au vol en bande d’un Modigliani pour le compte d’un boutiquier israélien de la Porte de Namur. Le tableau s’avérant un faux, ce dernier ne veut pas payer ce que Mandelbaum estime son dû. Celui-ci le menace de son 7,65. Le commanditaire ordonne son élimination. Sur cet itinéraire chaotique, Gilles Sebhan nous donne un essai empathique mais distancé par les questionnements de son enquête sur le dévoiement d’un artiste précoce, très influencé par le peintre Bacon. »

Jacques Franck, La Libre Belgique, 24 novembre 2014

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Le Soir

« Il fallait sans doute que ce soit un Parisien qui écrive le meilleur récit paru à ce jour de la vie de Stéphane Mandelbaum, ce jeune peintre bruxellois que son talent, tout comme son assassinat, en 1986 à l’âge de 25 ans, ont élevé au rang de mythe. Dans son Mandelbaum ou le rêve d’Auschwitz, Gilles Sebhan réussit en effet, d’une écriture sobre et précise, le tour de force de tisser en les entremêlant les fils de la vie et de l’inspiration d’un artiste à la marginalité géniale, qui ne pouvait que disparaître tragiquement. »

Pierre Vassart, Le Soir, 14-15 mars 2015

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RTBF – La Première (Coupé au montage)

Myriam Leroy recense admirablement le livre de Gilles Sebhan, le 27 février 2016.

Écouter la chronique sur le site de la RTBF

Ici Radio-Canada Première

La semaine du 12 décembre 2016, Arthur Dreyfus consacre sa chronique littéraire parisienne au livre Mandelbaum ou le rêve d’Auschwitz sur Ici Radio-Canada Première dans l’émission « Plus on est de fous, plus on lit ! » animée par Marie-Louise Arsenault (à partir de 4’58”).

Écouter le podcast sur le site Radio-Canada.ca