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MONDES imPARFAITS

Autour des Cités obscures de Schuiten et Peeters

Collection :
ISBN : 978-2-87449-730-8
Format : 24 x 32 cm
Pagination : 128 pages
Prix : 28.5€
Parution : novembre 2019

La Maison d’Ailleurs, musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires d’Yverdon (Suisse), présente une grande exposition : « MONDES imPARFAITS. Autour des Cités obscures de Schuiten et Peeters », du 17 novembre 2019 au 25 octobre 2020.

Le livre éponyme en est le prolongement et l’approfondissement, autour des notions d’utopie et de dystopie. Du Meilleur des mondes et 1984 à Blade Runner, La Servante écarlate et Black Mirror, les dernières décennies ont vu se multiplier de tels récits, en littérature, au cinéma et ailleurs. Bien plus qu’un simple catalogue d’expo, MONDES imPARFAITS propose une synthèse solide sur le sujet, agrémentée de nombreux documents et de dessins rares ou inédits, autour des Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters.

L’acte de naissance officiel de l’utopie est à chercher au début du XVIe siècle, avec la publication du récit Utopia (1516) de Thomas More. Cette forme littéraire met toujours en scène un monde autre dans lequel les êtres humains sont postulés comme heureux, en raison d’une organisation sociopolitique novatrice. Les exégètes ont raison de voir dans ce procédé créatif un miroir qui exagère les défaillances de la société à partir de laquelle l’utopie est imaginée, afin de réfléchir autrement à ces mêmes défaillances : l’utopie pointe, grâce aux hypothèses rationnelles qui la construisent, ce qui, dans la forme de nos gouvernements, est impropre à l’épanouissement humain. Or, et dès le récit séminal de Thomas More, l’utopie exhibe ses problématiques constitutives : une fois racontée de l’intérieur, la cité parfaite exprime sa dimension aliénante, elle devient une dystopie. Il serait cependant erroné d’opposer utopies et dystopies : les utopies sont toujours des dystopies vues de l’extérieur ; les dystopies sont toujours des utopies vues de l’intérieur.

C’est pour approfondir ces réflexions que la Maison d’Ailleurs a décidé de mettre sur pied une grande exposition dans laquelle les visiteurs pourront découvrir la beauté des œuvres de François Schuiten et Benoît Peeters, exposées pour la première fois dans un musée suisse. Les salles du musée, transformées en « îles » utopiques et dystopiques, instaureront, de plus, un dialogue entre les œuvres de Schuiten et Peeters, le patrimoine exceptionnel du musée, les œuvres de trois artistes suisses – Sébastien Mettraux, Louis Loup Collet et Thomas Crausaz –, ainsi que les dispositifs multimédias préparés par la HEIG-VD.

 

Maison d’Ailleurs
adresse : place Pestalozzi 14 à 1400 Yverdon-les-Bains (Suisse)
dates : du 17 novembre 2019 au 25 octobre 2020, avec une conférence de presse le mercredi 13 novembre à 10h30 et le vernissage le samedi 16 novembre dès 17h
horaires : du mardi au dimanche de 11h à 18h
programme complet : www.ailleurs.ch

ultrazonetv

« La métaphore de la Tour de Babel qui est au cœur de la série [des Cités obscures] (avec l’ album La Tour) s’est actualisée dans la figure du Palais de justice de Bruxelles qui fait l’objet du dernier album de François (Blake & Mortimer. Le Dernier Pharaon chez Dargaud) : ce catalogue et l’exposition en sont l’ écho et nous redonnent envie de voir dans les traces artistiques de notre monde dystopique en crise la voie symbolique d’une possible utopie à réactiver. »

Stéphane Grobost, ultrazonetv, 8 décembre 2019

Lire l’article complet sur le site d’ultrazonetv

CanalBD

« Cet ouvrage de 128 pages en grand format (24 x 32 cm) est découpé en trois parties : deux chapitres passionnants sur l’utopie (écrit par François Rosset) et sur la dystopie (signé par Marc Atallah), puis un entretien de quarante-cinq pages avec Schuiten et Peeters, illustré par des images rares ou inédites. »

Olivier Maltret, CanalBD, décembre 2019/janvier 2020

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