En lisant en écoutant

Domaine(s) :
Genre(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-445-1
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 224 pages
Prix : 17€
Parution : février 2017

Cet ouvrage s’intéresse à un phénomène capital, quoique méconnu, de l’histoire littéraire du XIXe siècle : la lecture à haute voix en petit comité. De Lamartine à Gide en passant par Stendhal, Hugo, Flaubert, Rimbaud et Mallarmé, tous les écrivains ont essayé leurs œuvres devant un petit parterre d’amis et de confrères. Maillon oublié de la chaîne du livre, cette phase test est une étape importante, voire déterminante, dans le processus de création littéraire. Un tableau de Théo van Rysselberghe intitulé Une Lecture (1903) forme le point de départ de l’enquête.

Pourquoi lit-on ? Que lit-on? Pour qui lit-on ? L’auteur s’efforce de répondre à toutes ces questions en puisant dans une documentation variée (correspondances, journaux intimes, souvenirs littéraires, articles périodiques, etc.).

Érudit, l’ouvrage n’a pourtant rien d’académique. Il se présente sous la forme de 80 petits chapitres qui sont autant de pièces du puzzle de la lecture. Une fois n’est pas coutume, l’auteur raconte son enquête en même temps qu’il la mène. Chapitre après chapitre, le lecteur partage ses tâtonnements, ses découvertes, ses échecs – sa satisfaction enfin, quand le phénomène de la lecture littéraire en petit comité est redevenu visible.

Diacritik

« Au XIXe, siècle de l’imprimé, la lecture en petit cénacle d’une œuvre littéraire fut néanmoins pratique courante. Dispositif fusionnel ou prétexte à exaspérer les jalousies et rivalités entre auteurs ? L’un et l’autre sans doute. Dans un petit ouvrage savoureux et savant, Vincent Laisney tente de nous dire ce que furent ces séances nombreuses dont il fait l’histoire en tant que forme de sociabilité et que genre oral. Et il le fait de façon allègre : au long des chapitres-vignettes qui forment son En lisant en écoutant, on ne s’ennuie vraiment pas. »

Jacques Dubois, Diacritik, 1er mars 2017

Lire l’article complet sur le site de Diacritik

France Culture (Poésie et ainsi de suite)

Pourquoi lit-on et relit-on ? Qu’est-ce qu’une lecture ? Lire est-il suffisant ? Manou Farine tente d’y répondre dans son émission « Poésie et ainsi de suite » (France Culture) avec trois invités : l’écrivain et critique Laurent Nunez qui dissèque l’énigme des premières phrases pour un éloge de la relecture ; Vincent Laisney qui fait des lectures en petit comité un contre-manuel de l’histoire littéraire du XIXe siècle ; Yves Noël Genod qui met sa lecture de Proust sur un plateau, le 10 mars 2017.

Écouter l’émission sur le site de France Culture

Le Monde des Livres

« C’est un nouveau chapitre de l’histoire littéraire qu’ouvre Vincent Laisney. […] L’auteur montre […] qu’en un siècle que l’on croit dominé par le livre imprimé et par la presse, la littérature se transmettait au cours de performances orales. Les poètes ou dramaturges y testaient leurs créations, les réputations s’y faisaient ou s’y défaisaient. »

Jean-Louis Jeannelle, Le Monde des Livres, 24 mars 2017

Afficher l’article complet

Nonfiction.fr

« Cette enquête demeure littéraire, elle renvoie à des œuvres, des écrits, des correspondances émanant des personnes plus ou moins intégrées à ces cénacles (il y a aussi les rejetés, mais ils y sont structurellement liés), ainsi qu’à des tableaux sur lesquels nous revenons ci-dessous. Elle intéressera les sociologues (appelés alors à étudier les « droits d’entrée » dans le champ littéraire), les historiens (cela complète un aspect de la sociabilité), les historiens de la littérature (qui oublient parfois les structures matérielles et sociales de la littérature), les créateurs (qui veulent prendre conscience des stratégies à conduire pour entrer dans un cénacle). Vincent Laisney présente son propos à partir d’une lecture pointilliste de tableaux du XIX° siècle dans lesquels il puise la possibilité de rendre compte de l’acte de lecture d’une œuvre (poétique ou romanesque) devant un cénacle destiné à la juger. Chateaubriand, Hugo, Mérimée, Delécluze, Beyle (alors connu sous le nom de Stendhal), Baudelaire, Flaubert, Mallarmé se sont pliés à cet exercice, essayant ainsi des œuvres devant un parterre d’amis ou d’auditeurs inconnus, fabricant dès lors leur réputation et ouvrant la voie à l’impression de l’écrit – parfois aussi à sa suspension momentanée, comme il en va de la Tentation de Flaubert – par la succession d’événements ainsi créés. Un tableau sert à la fois de déclencheur de la démarche et de point d’appui pour toute la démonstration. Il s’agit de celui de Rysselberghe – Une lecture, 1903 –, lequel intrigue d’abord l’auteur, puis lui permet de reconstruire un complément décisif de l’histoire littéraire, le phénomène de la lecture en public. »

Christian Ruby, Nonfiction.fr, 28 mars 2017

Lire l’article complet sur le site Nonfiction.fr

RTBF – Musiq3 (Les glaneurs)

Le livre de Vincent Laisney est chroniqué par Edgar Szoc dans l’émission de Fabrice Kada intitulée « Les glaneurs » consacrée à l’Histoire, les Hopis et les lectures en petit comité sur les ondes de Musiq3, le 30 mars 2017.

Écouter la séquence sur le site de Musiq3

Le Matricule des Anges

Dans un long entretien avec Eric Dussert, Vincent Laisney revient sur les origines de la lecture à haute voix de textes littéraires en cours de création, avril 2017.

Afficher le PDF de l’interview

La Libre Belgique

« Au fil de 80 petits chapitres parsemés d’humour, il montre comment la lecture à haute voix était une étape important dans le processus de création littéraire dans la mesure où elle testait un texte avant son éditeur sur des amis ou un plus large public. Même les plus grands se soumettaient à l’épreuve, à commencer par Chateaubriand (gravure), pour qui Mme Récamier organisa en 1834 des lectures des Mémoires d’outre-tombe, qui ne devaient paraître qu’après sa mort en 1848. »

Jacques Franck, La Libre Belgique, 3 avril 2017

Afficher l’article complet

Le Canard enchaîné

« Lire son œuvre dans un salon : Vincent Laisney raconte l’histoire de ce rituel littéraire. On ne s’y ennuie pas. »

Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné, 5 avril 2017

Afficher l’article complet

France Culture (La compagnie des auteurs)

Éric Dussert du Matricule des Anges nous fait découvrir En lisant en écoutant de Vincent Laisney dans l’émission « La compagnie des auteurs » de Matthieu Garrigou-Lagrange (entre 35’ et 36’20’’), le 17 avril 2017.

Écouter la séquence sur le site de France Culture

Libération

« Au lieu de soutenir une thèse, Laisney a préféré offrir le journal de sa recherche qui se prolonge même sur Internet, et de fait embarque aisément son lecteur à sa suite. Rien n’est pourtant oublié des scénographies et postures des gens de lettres. Hugo, Nodier, Flaubert sont ici en bonne place, mais l’intérêt de cette étude est de varier les angles jusqu’à rencontrer l’enregistrement sonore avec le phonographe de Charles Gros et un peu plus tard… Fabrice Luchini. »

Jean-Didier Wagneur, Libération, 22-23 avril 2017

Afficher l’article complet

Huffington Post

« La toile de Rysselberghe, qui évoque le rituel de la lecture à haute voix dans des cercles littéraires restreints, a suffisamment intéressé l’essayiste Vincent Laisney pour qu’il en fasse la source principale d’un passionnant ouvrage. Car, dans l’esprit de l’universitaire, cette scène est très représentative d’une forme de diffusion restreinte des œuvres littéraires, telle qu’elle s’est pratiquée de l’Empire jusqu’à la Grande Guerre. En fait, contrairement aux idées reçues, le développement de la presse et de l’édition au XIXe siècle n’a nullement mis un terme aux habitudes de littérature orale. Bien au contraire. Pour adapter son style à la facture du peintre, Vincent Laisney a lui-même adopté une esthétique pointilliste et a progressé dans son argumentation par petites touches. Il s’exprime à la première personne, comme un enquêteur qui connaît de notables réussites mais aussi des échecs au cours de ses investigations. »

Jeannine Hayat, Huffington Post, 9 mai 2017

Lire l’article complet sur le site du Huffington Post

La vie est un roman (Aligre FM 93.1)

Yves Tenret parle du vingt-troisième numéro de la revue Schnock consacré à Charles Aznavour et du XIXe siècle à travers deux livres: La Bande noire de Yves Meunier et En lisant en écoutant de Vincent Laisney, le 13 juin 2017, dans son émission littéraire « La vie est un roman ».

Écouter le podcast sur le site de Aligre FM

Derniers événements du livre

30/09/2017
Librairie Quartiers latins à Bruxelles
Signature/Rencontre
14/06/2017
Petit Théâtre Impérial à Vichy
Signature/Rencontre
13/06/2017
Aligre FM 93.1 à Paris
Presse
07/03/2017
Librairie de Paris à Paris
Signature/Rencontre

Dernières actualités du livre

Vincent Laisney, l’auteur du remarquable essai En lisant en écoutant. Lectures en petit comité de Hugo à Mallarmé, a participé à l’émission de France Culture « Poésie et ainsi de suite » le vendredi 10 mars. Découvrez aussi sur le site Diacritik une très belle lecture de cette brillante enquête sur une étape importante du processus de création littéraire.