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La Cage

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ISBN : 978-2-87449-097-2
Format : 17 x 24 cm
Pagination : 240 pages
Prix : 19.50€
Parution : juin 2010

Un chef d’œuvre du roman visuel.

En cent quatre-vingt pages que ne traverse aucun personnage, Martin Vaughn-James bâtit un univers obsessionnel d’une rare puissance à partir de l’incessante transformation de quelques lieux et quelques objets : chambres peu à peu envahies par le sable, murs qui se lézardent à vue d’œil, larges taches d’huile, d’encre ou de sang, végétation proliférante qui recouvre des ruines, tableaux et cadres amoncelés dessinant le plus aberrant des musées.

La Cage (Coach House Books, 1975 ; trad. par Les Impressions Nouvelles/Mécanique générale, 2006 ; rééd. Les Impressions Nouvelles, 2010) est un somptueux labyrinthe, un ouvrage étrange devenu un classique.

Le présent ouvrage est accompagné d’une préface de l’auteur, qui le resitue dans le contexte des années 70, de la contre-culture et du Nouveau Roman.

Il est suivi d’une postface éclairante de Thierry Groensteen, « La Construction de La Cage », illustrée de nombreux documents issus des carnets de travail de Vaughn-James.

« Un livre sans histoire, un livre sans personnage. Une bande dessinée qui n’en est pas vraiment une. Étrange idée ? D’où peut-elle bien venir ? Est-elle tombée du ciel ?

L’été de 1968, je quittai Londres et débarquai à Toronto avec ma femme Sarah et un carton à dessin entier de planches crues et surréalistes. La “contre-culture” battait son plein. C’étaient les “années Trudeau” – les déserteurs, la guerre du Vietnam, le FLQ (Front de Libération du Québec), l’identité canadienne, mai 68, les assassinats américains, le Watergate, le Pop Art, Bacon, Dylan et Zappa, Borges, Bergman et Beckett, Godard et Pasolini. et j’en passe. Le psychédélisme envahissait le paysage graphique, les brumes de lointaines révolutions s’étendaient sur les rues tranquilles et vertes du Canada. »

Martin Vaughn-James

« Si le roman visuel est un genre, il a d’emblée trouvé en Vaughn-James un maître difficile à égaler, comme Töpffer avait pu l’être en son temps pour la bande dessinée. »

Thierry Groensteen

Le Musée de la bande dessinée d’Angoulême met chaque mois à l’honneur une planche tirée de sa prestigieuse collection, l’occasion pour le visiteur de (re)découvrir une œuvre emblématique de l’histoire du 9e Art ou au contraire injustement méconnue.

Au mois de juillet 2013, c’est Martin Vaughn-James, auteur dont l’œuvre radicale se situe aux limites expérimentales de la bande dessinée, qui a bénéficié de cet éclairage.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

Beaux Arts Magazine

« En réalité, La Cage est un roman visuel. Pas une bande dessinée ni un roman graphique. Sa principale particularité est de ne contenir aucun personnage et pas d’intrigue,selon les principes élaborés par Robbe-Grillet et consorts. Ainsi le lecteur navigue-t-il à travers son propre imaginaire, dans une suite de lieux plus ou moins réels et pourtant très précis. »

Vincent Bernière, Beaux Arts Magazine, 2002

Lire

« À notre tour de vous recommander l’expérience de La Cage, une superbe tentative pour faire de l’image sérielle un texte en soi. Ici le texte et le dessin rivalisent de perversité pour nous emmener -nous écarteler- dans des directions apparemment opposées. »

Pascal Ory, Lire, juin 2002

ActuaBD

« Chez Vaughn-James, nous sommes dans un champ de création limite. Exigeant, comme ont pu l’être Joyce ou Beckett en littérature, Escher ou Magritte dans le graphisme, son dessin est proprement littéraire. Il joue avec le sens des images comme l’on fait, en écrivant, des jeux de mots, de la poésie. Il en ressort une évidente étrangeté, une impression décalée comme celle que l’on a pu ressentir dans certains travaux de Joost Swarte et d’Ever Meulen, dans les cases-rébus de Chris Ware, ou dans cet album unique aux teintes bleutées, lui aussi encagé, de Dave McKean. »

Didier Pasamonik, ActuaBD, 4 juillet 2006

Lire l’article complet sur le site de ActuaBD

Parutions.com

« La Cage est un voyage pour le lecteur. Un périple invraisemblable dans une énième cité obscure (Martin Vaughn-James a prêté ses traits au peintre Augustin Desombres, personnage emblématique de la série créée par Schuiten et Peeters), au sein d’un monde en constante mutation où les minces repères qui s’offrent à tel endroit du livre disparaissent souvent immédiatement après. Un univers inédit où le temps et la distance sont régis par des règles différentes que celles du récit traditionnel. Ici, le dessin (accompagné du texte souvent en décalage) est à la fois balise et moteur de la narration s’appuyant sur ses seules ressources pour faire avancer, à pas mesurés, l’ “intrigue”. Une intrigue qui de plus se mord la queue puisque le désert qui ouvre le livre le terminera également, comme pour emprisonner encore un peu plus le lecteur. »

Alexis Laballery, Parutions.com, 5 juillet 2006

Lire l’article complet sur le site Parutions.com

Créer des images. Raconter des histoires

Sur sa chaîne Youtube, Benjamin Cerbai encourage vivement ses followers à découvrir La Cage, « une oeuvre assez déroutante mais aussi très inspirante pour se poser des questions sur la manière dont on peut raconter par l’image et le texte », le 17 mai 2016.

Voir la vidéo sur Youtube