La langue dans la cité

Vivre et penser l'équité culturelle

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ISBN : 978-2-87449-243-3
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 320 pages
Prix : 21€
Parution : mars 2015

La langue ne serait-elle qu’un sujet propre à intéresser des esthètes désœuvrés, des puristes sourcilleux, ou d’aimables cruciverbistes ?

Non, car c’est à travers elle que nous appréhendons le monde et que nous nous intégrons à la collectivité. C’est à travers elle que le pouvoir se donne ou se refuse : dans un monde où communiquer est capital, régner sur elle représente un enjeu de taille. Et à l’ère du numérique, la langue est aussi un riche gisement économique.

Ce nouveau livre de Jean-Marie Klinkenberg place nos langues – et spécialement le français – au cœur d’une réflexion sur les communications et les relations humaines dans le monde d’aujourd’hui. Il énonce avec brio et clarté les principes d’une politique linguistique visant la justice et l’équité, en proclamant que la langue est faite pour le citoyen, et non le citoyen pour la langue.

L’asbl « L’agenda politique » a décerné le Prix annuel du livre politique 2016 à l’essai La langue dans la cité. Vivre et penser l’équité culturelle de Jean-Marie Klinkenberg.

Le Prix du livre politique récompense un ouvrage d’expression française et de vulgarisation qui favorise l’analyse et la compréhension des enjeux politiques, économiques et sociaux contemporains.

Pour sa sixième édition, il a été remis lors de la Foire du livre politique de Liège à la Cité Miroir le dimanche 20 novembre 2016.

 

Revue de presse

RTC Télé Liège

« Le prix du Livre Politique 2016 a été attribué ce lundi 14 novembre au linguiste liégeois Jean-Marie Klinkenberg pour son ouvrage La Langue dans la cité, vivre et penser l’équité culturelle, paru aux éditions Les Impressions Nouvelles. La langue, c’est un des outils avec lequel nous appréhendons le monde et nous nous intégrons à la collectivité. Aujourd’hui, communiquer est capital, et donc “régner” sur la langue représente un enjeu de taille. Dans La Langue dans la cité, le linguiste belge Jean-Marie Klinkenberg en appelle à la mise en place d’une politique de la langue, comme il y a une politique de la santé, une politique culturelle, une politique de l’environnement…. en veillant bien à éviter de sombrer dans le populisme ou le nationalisme. »

RTC Télé Liège, 15 novembre 2016

Lire l’article complet sur le site de RTC Télé Liège

La Meuse

« Né en 1946 à Verviers, il a publié plus de 600 travaux et ouvrages traduits en une vingtaine de langues. Son dada ? La langue française qu’on la parle en Belgique, en France, au Canada ou dans des dizaines d’autres pays du globe qu’il parcourt de long en large chaque année, d’ailleurs. […] Selon lui, mal maîtriser le français, qui est le propos quasiment exclusif de son livre, est un facteur d’exclusion alors qu’au contraire bien le maîtriser assure le pouvoir. »

Ysaline Fettweis, La Meuse, 21 novembre 2016

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M… Belgique

« Dans cet essai, véritable bible de la politique linguistique, ce n’est pas tant la langue qu’il convient de défendre, mais plutôt les droits de ses locuteurs à la parler. Un engagement qu’a toujours mené l’ancien professeur de rhétorique et de sémiotique de l’Université de Liège et ancien président du Conseil supérieur de la langue française. La politique linguistique concerne les affaires de la Cité et doit donner aux citoyens les moyens de leur langue. Surtout quand une bonne partie des exclusions se situe dans et à travers la langue car, derrière elle, il y a, à l’évidence, des enjeux économiques mais également sociaux. Mais comme dans d’autres matières, il peut ici y avoir de la bonne comme de la mauvaise politique. Après tout, la langue est typiquement un de ces objets que l’on croit connaître, tant il nous est familier, mais ce n’est souvent qu’un leurre. “C’est toute l’ambivalence de la langue qui peut enfoncer les citoyens, sous prétexte de vouloir les libérer”, rappelle Jean-Marie Klinkenberg. »

Jean-Roger Pesis, M… Belgique, 27 février-5 mars 2015

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Culture ULG

« Ce très riche et dense ouvrage analyse la notion de langue sous ses multiples faces. Telle la polémique liée la réforme de l’orthographe et à la féminisation des noms de professions: dans quelle mesure les pouvoirs publics, via une institution comme l’Académie française par exemple, sont-ils légitimes lorsqu’ils légifèrent sur ce que beaucoup considèrent comme “un bien intime, voire privé”, alors que la frontière entre les sphères privée et publique est devenue extrêmement poreuse ? Ce point est lié à deux autres questions extrêmement commentées et discutées, “l’anglomanie” et la crise de l’orthographe que développe le linguiste. Celui-ci explique aussi qu’il n’y a pas un bon français, celui de l’Île-de-France, sorte de langue-étalon auquel tous les autres idiomes régionaux ou nationaux devraient se référer pour mieux s’en rapprocher, mais qu’au contraire, le français est devenu une “langue plurielle” dans un “monde pluriel”. […] Klinkenberg plaide encore pour une “modernisation de l’équipement linguistique” du français, seule condition d’après lui de sa survie. »

Michel Paquot, Culture ULG, mars 2015

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Le Vif/L’Express

Eric de Bellefroid a recueilli les propos de l’éminent linguiste et sémioticien Jean-Marie Klinkenberg concernant les perspectives de notre langage, à la veille de « La langue française en fête », orchestrée du 12 au 20 mars par la Fédération Wallonie-Bruxelles sur le thème « Écrire pour être lu », le 11 mars 2016.

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Le Dévorant – Revue littéraire des cheminots

« [Un] ouvrage très documenté (enrichi d’une abondante bibliographie et d’un index) qui propose des voies pour un avenir dans lequel le français ne serait pas une déesse à idolâtrer, mais un outil au service de tous les hommes qui en feront un bon usage par la formule de Jean-Marie Klinkenberg : “Il faut réconcilier le citoyen avec sa langue.” Vaste mais noble chantier ! »

Philippe Deniard, Le Dévorant – Revue littéraire des cheminots, mars-avril 2016

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Le 15e jour du mois

« Le citoyen est-il fait pour la langue ou celle-ci est-elle faite pour lui? Des deux propositions de cette alternative, le professeur émérite Jean-Marie Klinkenberg choisit résolument la seconde dans son nouvel ouvrage. […] Cette thèse centrale, qui s’oppose à une conception essentialiste de la langue, [l’auteur] la défend avec une argumentation imparable, non dénuée de traits ironiques ou de passages plus didactiques. Mais la préoccupation constante de son essai à dimension citoyenne évidente est d’inviter les pouvoirs publics à intervenir en matière de langue. Car quantité de problèmes sociaux passent par elle qui, instrument d’identification et de communication à ses meilleures heures, est aussi souvent en des moments plus sombres outil d’exclusion et de domination. […] Appel est donc fait […] aux responsables (politiques, syndicaux, patronaux, etc.) du pays à “rendre la langue claire”. »

Henri Deleersnijder, Le 15e jour du mois, avril 2015

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Blog du Carnet et les Instants

« Engoncée dans un carcan de préjugés et de préventions frileuses, la réflexion sur la langue est un enjeu majeur pour la compréhension du monde contemporain. Parler, écrire, s’exprimer, bref communiquer, n’est en rien une fonction accessoire de notre intellect, mais bien un instrument de (sur)vie. Voilà pourquoi Klinkenberg refuse de voir en la langue “un bibelot précieux, un jouet compliqué, ou une pure affaire de désaccords de participes passés. […] Elle est un milieu de vie ; elle véhicule de puissantes imageries ; elle joue un rôle capital dans la constitution même du lien social.” […] Cet essai, engagé et engageant, déplaira à ceux qui, pensant se délecter d’un ouvrage d’érudition linguistique, se verront en prise à des considérations politiques et économiques, une approche pragmatique des questions soulevées, des réflexions sur les nouvelles technologies, des stratégies et des futuribles en veux-tu. Mais quelle que soit sa position initiale, gardien de la tradition ou esprit ouvert, le lecteur sera amené à repenser de fond en comble son rapport à la langue, partant à sa langue. Expérience dont il sortira ébranlé, certes, mais aussi réconcilié avec cette part intime de lui-même, et déterminante pour son être comme pour son devenir. »

Frédéric Saenen, Blog du Carnet et les Instants, 9 avril 2015

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Réflexions. ULG, source de savoirs

« L’heure est volontiers au défaitisme, alimenté par un catalogue grandissant de terreurs intimes, voire d’une fascination morbide d’une apocalypse toute proche. Nos idiomes eux-mêmes seraient atteints par ce mal sournois, exerçant sa funeste vermoulure dans nos sociétés. Le livre La Langue dans la cité. Vivre et penser l’équité culturelle échappe avec bonheur à ce diagnostic débilitant. Non, la langue française n’est pas en déclin : si l’on est décidé à s’atteler aux besoins de ses locuteurs – et donc à promouvoir une politique linguistique soucieuse de droits démocratiques –, tous les espoirs de vitalité langagière restent permis, en particulier face à l’hégémonie de l’anglais. Jean-Marie Klinkenberg nous propose ici une feuille de route fructueuse, d’autant plus convaincante qu’il habite vraiment son propos. »

Henri Deleersnijder, Réflexions, 16 avril 2015

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Blog Bookclub (Mediapart)

« En fait, l’ouvrage de Klinkenberg s’efforce d’embrasser l’ensemble des aspects de ce qui est bien une nouvelle discipline et le nombre de pistes qu’il ouvre et relie entre elles est considérable. Parmi les problématiques rencontrées, on pointera ce qui correspond à plusieurs espaces géopolitiques identifiables : un espace mondial avec la question de l’impérialisme anglo-saxon et des relations entre langues dominantes et langues dominées ; un espace transversal touchant à la francophonie et à la nécessaire remise en cause du centralisme ; un espace européen avec une réflexion très fine sur le plurilinguisme ; un espace international travaillé par le sentiment de crise qui s’attache aux langues aujourd’hui et qui, pour le monde occidental, s’origine dans un bouleversement qui voit des populations de plus en plus larges accéder à l’enseignement supérieur et poser sur de nouvelles bases la question de la maîtrise des moyens d’expression. Bien évidemment, l’ouvrage ne prétend pas apporter des solutions “clé sur porte” à toutes ces questions mais il insiste sur le fait que la politique des langues est de plus en plus à penser en termes de stratégies. Le Québec est d’ailleurs cité ici en exemple de ce qui fut une grande opération volontariste et réussie. »

Jacques Dubois, Blog Bookclub (Médiapart), 20 avril 2015

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French Review

« Klinkenberg offre dans cet ouvrage captivant d’érudition et d’expérience une profonde réflexion philosophique et politique sur la nature, le rôle et l’avenir des langues en général et du français en particulier à l’heure de la mondialisation. Klinkenberg esquisse les définitions toujours mouvantes de notions fondamentales pour pleinement comprendre la situation dans laquelle se trouve la langue française de par le monde: qu’est-ce que la langue ? Quels sont ses enjeux politiques, identitaires, sociaux, éducatifs, économiques? Quelles relations la langue et la démocratie entretiennent-elles ? Ces grandes questions philosophiques, abstraites par nature, sont abordées à travers des exemples concrets et des anecdotes personnelles qui établissent clairement des liens de cause à effet entre langue et pouvoirs publics, associations professionnelles, Agence universitaire de la francophonie et autres instances officielles pouvant exercer une influence majeure sur la place et le sort du français dans la cité, et plus généralement sur la défense, la préservation et le dynamisme d’une langue. »

Carole Salmon, French Review, vol. 89.4, mai 2016

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La Libre Belgique

« Que cela plaise ou non, l’on vit au temps de la communication. L’auteur insiste nettement sur la plasticité, la pluralité et la fragilité de la langue. Le français, à l’état pur, n’existe pas. Il est des français, des anglais, des allemands, des espagnols. On ne parle pas le même français à Neuilly ou Auteuil que sur les marchés de Kinshasa. “Ce n’est pas l’anglais qui est dominant, ce sont les États-Unis; et la domination de l’anglais n’est pas un problème linguistique, mais un problème de géopolitique générale.” […] S’il faut certes prendre garde au péril d’une novlangue totalitaire, défions-nous aussi des nostalgies d’un âge d’or, celui notamment du français élitaire d’Antoine Rivarol. »

Eric de Bellefroid, La Libre Belgique, 18 mai 2015

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Libération

« L’auteur ne s’attarde pas sur les doléances relatives à l’orthographe, ni, au contraire, à la “mission civilisatrice” du français, mais souligne le lien entre la langue et “tous les problèmes qui ont nom fracture sociale, modernité, violence, ou encore accueil de l’autre, maintien de la diversité culturelle, efficacité technique, relations entre travailleurs et employés, justice, égalité, décence”. »

Robert Maggiori, Libération, 6-7 juin 2015

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Lettre Wallonie-Bruxelles au Québec

« Ce professeur de l’Université de Liège offre une belle occasion d’en apprendre d’avantage sur la politique linguistique, un sujet peu connu mais qui influence pourtant nos vies quotidiennes. »

Lettre Wallonie-Bruxelles au Québec, été 2015

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Lettre Wallonie-Bruxelles en France

« Un ouvrage remarquable qui nous fait vivre l’évolution de la langue française. »

Lettre Wallonie-Bruxelles en France, été 2015

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Nouvelles de Flandre

« Face à la mondialisation des connaissances et de leur apprentissage, il faut moderniser la langue française. Mais comment ? Vu l’incroyable diversité des manières de pratiquer notre langue, la langue française doit-elle se plier aux strictes règles académiques ou bien relever le défi d’intégrer la richesse de ses variantes ? Par ailleurs, aujourd’hui, la langue française est exclue de bien des domaines : informatique, biotechnologie, conquête de l’espace… Elle est aussi extrêmement complexe à appréhender et à maîtriser. Pour favoriser son développement, faudrait-il créer un “français standard” simplifié et plus facilement assimilable ? faut-il s’allier aux autres langue pour contrer la langue anglaise ? […] Des réflexions que l’on pourra approfondir avec La Langue dans la cité. Vivre et penser l’équité culturelle, le dernier livre de Jean-Marie Klinkenberg. »

Nouvelles de Flandre, juillet-septembre 2015

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L’Oreille tendue

« Les habitués de l’Oreille tendue savent qu’elle tient les travaux de son ami Jean-Marie Klinkenberg en très haute estime. Celui-ci a fait paraître ce printemps un ouvrage intitulé la Langue dans la Cité. Vivre et penser l’équité culturelle. […] [Un] livre à mettre entre toutes les mains pour la fermeté de son information, de ses démonstrations et de ses prises de position, de même que pour ses vertus pédagogiques et que pour son approche globale de la langue, de son imaginaire et de ses représentations. Voilà un livre ambitieux, qui tient ses promesses. »

Benoît Melançon, L’Oreille tendue, 3 août 2015

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Le français à l’université

« Ce livre n’est pas un livre de recettes, mais un livre bien plus remarquable, qui nous fait vivre l’évolution de la langue française et, en même temps, qui s’efforce de réconcilier le citoyen avec sa langue. Un vaste chantier auquel a pris part l’ex-recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) de 2007 à 2015, Monsieur Bernard Cerquiglini, qui en a donné la préface. Si, pour les critiques, le livre de Klinkenberg est “à mettre entre toutes les mains pour la fermeté de son information, de ses démonstrations et de ses prises de position, de même que pour ses vertus pédagogiques et pour son approche globale de la langue, de son imaginaire et de ses représentations”, retenons tout simplement que c’est une belle occasion que nous offre ce spécialiste de rhétorique et de sémiotique d’en apprendre davantage sur la politique linguistique, la notion de langue sous ses multiples facettes et surtout ses réflexions sur la survie du français sur et à travers le marché des langues. »

Jean-Baptiste Atsé N’Cho, Le français à l’université n° 3, 2016

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Europa Ethnica

Le professeur Jürgen Erfurt (Goethe Universitä) a écrit une longue recension en allemand sur l’essai La Langue dans la cité dans le numéro 3/4 2016 de la revue Europa Ethnica.

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Ce livre a été publié avec l’aide du Service Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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