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De fer et de verre

La Maison du Peuple de Victor Horta

Domaine(s) :
Collection :
ISBN : 978-2-87449-543-4
Format : 14.5 x 21 cm
Pagination : 176 pages
Prix : 16€
Parution : septembre 2017

C’est d’abord l’histoire d’un lieu : la Maison du Peuple, bâtie en 1895 par Victor Horta en plein cœur de Bruxelles, dont on apprendra que sa démolition fut décidée, à peine 70 ans plus tard, par ceux-là mêmes qui l’avaient fait construire. Le lieu était pourtant prestigieux ; l’architecte rompait avec le style prudent de ses prédécesseurs, innovait avec la ligne courbe, l’asymétrie, l’honneur rendu au fer, au verre, à la lumière. Bref, celui qui révolutionnait l’art de bâtir et devenait un des maîtres de l’Art Nouveau, offrait au jeune Parti Ouvrier Belge un lieu à la hauteur de ses aspirations.

C’est donc aussi l’histoire du socialisme naissant, en Belgique, des combats de ceux qui ne jouissaient à peu près d’aucun droit et prétendaient manger un pain digne de ce nom, de la traversée de deux guerres par un pays qui se voulait neutre, gouverné qu’il était et, sans doute, uni par un roi, mais dont les deux langues ont révélé à quel point ses habitants étaient divisés ; l’histoire d’un mouvement ouvrier et coopératif, puis d’un parti socialiste devenu un appareil, capable, sous prétexte de modernité, de détruire « sa » Maison sans états d’âme… et même de l’oublier.

Nicole Malinconi retrouve, dans l’écriture, les traces de ce lieu perdu.

De bric et de blog

« Le livre de Nicole Malinconi est l’éclatante démonstration d’un constat que nous avons souvent fait : il y a une sorte d’excellence à confier l’Histoire (grand H) à celles et ceux dont le métier et l’art est de raconter : les écrivains et les conteurs. Le “récit littéraire” tel que nous l’offre Nicole Malinconi plonge le lecteur dans une sidérante machine à remonter le temps, lui faisant sentir l’air du temps, les tensions et les violences, les bonheurs et les joies, les peurs et les espoirs déçus, les ambitions et les idéaux qu’incarnent, ici pendant les septante années d’existence de la Maison du Peuple, les protagonistes de l’Histoire dont  la conteuse, nous dit l’histoire et les histoires, en les passant au filtre de l’écriture littéraire. Le lecteur entre ainsi dans toutes les dimensions de l’événement dont il devient le témoin de proximité immédiate. À la fin du livre, non seulement il sait ce qui s’est passé mais il l’a senti et ressenti. On aimerait que ce type de récits s’empare d’autres événements et ne cesse de nous enseigner  ce que nous sommes à travers l’histoire sociale, politique et culturelle des décennies passées. Malinconi a ouvert le chemin. À nous lecteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, professeurs d’en réclamer encore et encore. Les sujets abondent, ne serait-ce, à Bruxelles, qu’à partir d’autres édifices emblématiques : le Berlaymont, l’aéroport de Zaventem, l’Atomium, l’Académie des Beaux-Arts, le Musée de Tervuren etc. etc. »

Jean Jauniaux, De bric et de blog, 4 septembre 2017

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Libération

« Ce qui intéresse Nicole Malinconi, c’est le passage des années, le grand fleuve du temps. La Maison de Victor Horta raconte le peuple belge pour lequel elle a vu le jour. On y tenait des meetings, on assistait à des conférences. On avait l’envie de connaître.” Le récit met en avant ce “on” qui a mauvaise réputation, mais qui, ici, fait chaud au cœur. […] L’essai de Nicole Malinconi célèbre la vie ouvrière. Un peu d’humour surréaliste affleure, quand le prix de La Libre Belgique, patriotique et clandestine, est “de zéro à l’infini, avec prière de ne pas dépasser cette limite”. »

Claire Devarrieux, Libération, 13 septembre 2017

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La Libre Belgique

« L’écrivaine raconte 66 ans d’histoire de Belgique vue à travers cette Maison et l’utopie ouvrière qui existait alors. La Maison du Peuple était en plus à côté du quartier des Marolles et de sa tradition frondeuse. Elle évoque la guerre de 14 et la résistance du bourgmestre Adolphe Max. Elle cite La Libre Belgique naissant dans la résistance à l’occupant et qui précisait qu’elle était un “bulletin patriotique ne se soumettant à aucune censure”, précisant avec humour qu’il “serait régulièrement irrégulier”, avec un prix affiché “de zéro à l’infini, avec prière de ne pas dépasser cette limite”. Elle évoque la montée de l’antisémitisme, les horreurs de la déportation, l’immigration italienne, le drame du Bois du Cazier. Et en filigrane, on suit l’érosion de cette aventure ouvrière. »

Guy Duplat, La Libre Belgique, 19 septembre 2017

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